Le monde semble être en profonde transformation ; nous entendons parler de crise économique, de crise écologique, de crise éducative voire même d’une crise sur le sens de nos vies… Dans cette saison, la voix du Kaizen relaie la voix de ceux qui ont fait le choix de la cohérence et du sens pour pas à pas vivre le changement nécessaire à nos sociétés. Bernard Bertrand, éditeur, jardinier, conférencier, écrivain, un homme a multiples casquettes. Rencontre avec Bernard. Interviewé par : Alexandre Sattler Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur: Instagram: www.instagram.com/gaiaimages_photography Facebook: www.facebook.com/gaiaimages Mon site internet: www.gaia-images.com
Reportage dans un camp de la mort : « Ne plus vivre à genoux mais libres «

Lors de ce reportage, je fus submergé par l’émotion parfois doublée de colère quand j’assiste au spectacle alarmant de gens véhiculant des propos qui menèrent tant de citoyens démocrates dans ce lieu d’horreur inimaginable, sauf pour les nazis, les fascistes et leurs sbires, bien entendu, qu’est le Fort de Breendonk situé entre Bruxelles et Anvers.

J’ai parcouru cette masse de béton, ces lieux sordides où chaque mur transpire encore le martyre, la famine, les coups, les humiliations endurés par des centaines de de juifs, de francs-maçons, de tziganes, de communistes, de résistants, de citoyens dénoncés pour être des démocrates.
J’ai parcouru des dortoirs où ils étaient entassés par dizaines, de rares points d’eau, des toilettes communes, j’ai vu ces wagonnets qu’ils poussaient jusqu’à l’épuisement sur le chantier voisin et, surtout, ce wagon qui symbolise les trains à bestiaux changés en convois d’êtres humains dirigés vers les camps de concentration.

Certains ont échappé à la mort et témoignèrent de cette étape de Breendonk sur l’itinéraire vers Auschwitz, Dachau…
Quelques témoignages diffusés sur place :
- Une prisonnière wallonne : « Pour se laver, c’était une situation très désagréable, car on ne pouvait pas se déshabiller devant les soldats qui nous regardaient. Nous avions un petit robinet à l’extérieur de la cellule en traversant un couloir, mais je ne peux vous dire précisément le chemin car nous portions une cagoule. On pouvait seulement l’enlever pour se laver le bout du nez et les avant-bras, alors vous vous rendez compte de la situation au bout de 3 ½ mois de détention…
Je me souviens d’une odeur de ciment mêlée à une odeur fétide, c’était insupportable.
Notre rôle fut de s’encourager mutuellement et quand quelqu’un s’affaissait, on essayait de le remonter.
On parlait beaucoup de nourriture dans cette cellule. Le nombre de recettes imaginaires que nous avons confectionnées fut incroyable, ce fut comme si on les mangeait ! »

- Un prisonnier bruxellois : « Les SS avaient mis des grands tonneaux à l’extérieur et le matin les prisonniers devaient aller s’y asseoir pour se libérer. C’était à coups de chicottes …
Deux à trois cents prisonniers en même temps et d’autres, comme moi, qui devions éparpiller leurs merdes sur le potager pour la bouffe des SS flamands… qui vivaient sur notre sueur. C’était inouï ce truc (pleurs)… »

- En 1940, Wilchar (1910-2005), peintre, affichiste, linograveur, anarchiste pacifiste, ses « bombes » étaient des toiles et gravures dénonçant les injustices.
Il avait échappé à la captivité et prit une part active dans la Résistance en créant le groupe d’artistes « Contact » qui publia le journal clandestin du Parti communiste, « Art et liberté ».
Le 2 avril 1943, il fut arrêté par les SS et détenu à Breendonk jusqu’au 27 mai 1943 sous le matricule 1939.
Il fut ensuite transféré à la Citadelle de Huy et y resta emprisonné jusqu’à la Libération.
Son témoignage recueilli à Breendonk : « Pour faire nos besoins dans la journée, c’était toujours une aventure. Des prisonniers faisaient ça la nuit et le matin le bidon (servant de pot de chambre) débordait.
Il y avait de la saleté et des excréments partout, dans tous les coins, les prisonniers sous les coups de chicotte et les ordres « Schnell ! Schnell ! » devaient nettoyer… »
Probablement trop ému à ce souvenir, l’enregistrement de Wilchar s’arrêta là : il était sorti très meurtri de sa captivité à Breendonk et, par la suite, la RTBF lui consacra un documentaire sous le titre évocateur de « Wilchar, les larmes noires ».

Le bruit des bottes
Des magistrats préconisent la visite de Breendonk à des certaines de personnes qui affichent leurs convictions néonazies ou néofascistes.
C’est une initiative louable, selon moi, mais elle n’est encore que parcimonieuse et, aux quatre coins de la planète, le bruit des bottes se fait à nouveau entendre.
Des bottes prêtes à écraser tous ceux qui dérangent les régimes dictatoriaux, d’extrême droite, les complotistes et conspirationnistes, comme le montre une immense botte brunâtre écrasant de son talon des gens, sculpture contemporaine trônant à l’entrée de Breendonk, là où il y eut 3.500 détenus, 184 fusillés, 23 pendus et une centaine de morts des suites de mauvais traitements, de torture et d’épuisement.
Des êtres humains qui y ont souffert pour que nous puissions vivre libres.

Photo titre : dignitaires nazis responsables du Fort de Breendonk lors de la Seconde guerre mondiale
Reportage photographique : Marie-Paule Peuteman
Musique : extrait de « Nuit et Brouillard » de Jean Ferrat, compositeur et interprète.

La connerie est au pouvoir !
Jacques Généreux, économiste, maître de conférences, vient de publier un essai et il n’y va pas de main morte dans ses 300 pages : Quand la connerie économique prend le pouvoir édité au Seuil.
À vrai dire, la connerie économique est au pouvoir depuis au moins quatre décennies par le néolibéralisme qui règne dans maintes couches de la société.
Une politique désastreuse qui ne fait qu’empirer avec son lot de crises financières récurrentes, creusant de plus en plus le fossé entre les citoyens lambdas et les nantis, leurs lobbyistes et politiciens scotchés à leurs basques. Sans oublier, bien entendu, le massacre perpétré à notre environnement.
Ainsi, en Belgique, la compagnie Brussels Airlines a fait voler 3.000 engins à vide ou quasiment sans voyageurs afin de conserver ses créneaux horaires !
En 2020, il avait été question d’une « nouvelle société » dès que le premier confinement serait terminé. C’était sans compter avec la machine néolibérale qui s’est remise en marche et, à de rares exceptions, les citoyens lambdas ont replongé dans un consumérisme désolant.
Un consumérisme effréné entretenu par des publicistes, des managers, des technocrates, des politiciens, des médias, tous au service des multinationales. Ce n’est pas Elon Musk, l’achimilliardaire qui vient d’être déclaré « Homme de l’année » par le Time, qui me contredira puisqu’il a doublé son chiffre d’affaires.
Pour Jacques Généreux[1], des politiques nuisibles s’installent parce que des dirigeants, des conseillers, des universitaires, des journalistes, ont l’esprit bloqué par des croyances absurdes.
Il existe une classe de profiteurs cyniques qui s’échignent à défendre les intérêts de ces dirigeants au mépris du reste de l’humanité, dit-il Marianne. C’est-à-dire, que le néolibéralisme continue d’installer la rivalité exacerbée entre tous les humains dans toutes les couches sociétales.
Cela se traduit par une obsession de la compétitivité au service de la consommation. Et, hélas, les citoyens lambdas semblent à nouveau s’y complaire, ne fut-ce que pour aller passer un week-end à Ibiza ou s’acheter le tout dernier smartphone et, de la sorte, applaudir à l’instauration de la 5G.
[1] Marianne, 23/12/2021-6/1/2022

« One Ocean Summit »: A qui profitera-t-il ?
Peu crédité sur l’écologie et le social, le président Emmanuel Macron, a , lors du Congrès mondial de la nature réalisé de grandes annonces dont l’organisation en France en Février 2022, à Paris ou dans une autre ville de l’Hexagone »,d’un “One Ocean Summit”, similaire au One Planet Summit du début 2021. Pourquoi ce timing ? pourquoi cet empressement sur un sujet déterminant de protection de l’Océan et de sa biodiversité, et qui n’a jamais été l’objet d’une telle attention durant le quinquennat écoulé ?
A découvrir dans cette chronique .
L’agroforesterie – Le génie de l’arbre : Bruno Sirven
Le monde semble être en profonde transformation ; nous entendons parler de crise économique, de crise écologique, de crise éducative voire même d’une crise sur le sens de nos vies… Dans cette saison, la voix du Kaizen relaie la voix de ceux qui ont fait le choix de la cohérence et du sens pour pas à pas vivre le changement nécessaire à nos sociétés. Bruno Sirven est géographe, spécialisé dans les domaines du paysage et de l’environnement. Il se consacre depuis une vingtaine d’années au développement de l’arbre au sein de l’équipe d’Arbre et paysage, une structure de terrain qui assure des missions de conseil, d’information et d’étude, qui met en œuvre divers programmes d’arbrement du territoire. Rencontre avec Bruno. Interviewé par : Alexandre Sattler Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur: Instagram: www.instagram.com/gaiaimages_photography Facebook: www.facebook.com/gaiaimages Mon site internet: www.gaia-images.com
Les plongées émerveillées -Épisode 5
Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :
« François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».La permaculture : Claire Veret
Le monde semble être en profonde transformation ; nous entendons parler de crise économique, de crise écologique, de crise éducative voire même d’une crise sur le sens de nos vies… Dans cette saison, la voix du Kaizen relaie la voix de ceux qui ont fait le choix de la cohérence et du sens pour pas à pas vivre le changement nécessaire à nos sociétés. Diplômée en permaculture, Claire Véret est également diplômée de Sciences Po Paris. Aujourd’hui formatrice, elle développe un projet d’autonomie inspiré par les grand principes de la permaculture. Interviewé par : Alexandre Sattler Pour continuer à suivre mon travail, retrouvez moi sur: Instagram: www.instagram.com/gaiaimages_photography Facebook: www.facebook.com/gaiaimages Mon site internet: www.gaia-images.com
Qui doit avoir honte ?
Reportage poignant et bouleversant en plein cœur de la Capitale de l’Europe, à quelques pas d’hôtels 4 et 5 étoiles, de restaurants gastronomiques, de boutiques de luxe, de l’opulence et de l’indifférence.
Indifférence par rapport à ces réfugiés fuyant la guerre, la faim, la terreur, le chômage endémique et qui pensèrent que l’Europe occidentale et sa capitale emblématique étaient un havre de sécurité et un tremplin pour une vie meilleure.
Eh bien, aujourd’hui, dans une église, des déracinés, parfois en famille, sont couchés sur des paillasses, abrités du regard par des bouts de toiles tendues entre deux piliers, et ils attendent impatiemment, parfois de très longues semaines, voire des mois, une réponse positive pour mettre fin à leur quête d’un sésame leur donnant droit à un peu d’humanité.
Deux ou trois calicots rappellent leur présence en cette église du Béguinage : « Notre colère n’a pas de frontière », « Plus amère que la mort, c’est vivre sans papier » …
Ces déracinés sont aussi traqués par l’extrême droite, venant parfois de France, pour leur signifier qu’ils ne sont pas les bienvenus et doivent déguerpir de l’Europe judéo-chrétienne, discours raciste de plus en plus récurrent.
Pour ma part, je garde la vue de la petite tête appartenant à un gosse haut comme trois pommes et qui osa subrepticement se montrer entre deux toiles tendues avant de se recacher. Par pudeur ou par honte.
Mais, dans le fond, qui doit avoir honte, croyez-vous ?
Photos : Pierre Guelff.

Storylific – Bande annonce
Le podcast Storylific a été créé pour lutter contre le changement climatique autrement:
- en sensibilisant par le « wow ». Pas question de culpabiliser, mais bien d’inspirer. Je laisse la parole à des aventuriers, grands reporters, sportifs outdoor de haut niveau… qui vont vous donner des envies de nature grandeur nature
- en reforestant: ici on plante des arbres avec les oreilles! Et plus il y a d’auditeurs, plus on plante. Alors soutenez le projet par vos écoutes et parlez-en autour de vous! 50% des bénéfices du podcast vont à la reforestation. 320 arbres plantés en 2021! Toutes les infos sur www.storylific.com/soutien.
La propriété: arme de défense massive de l’environnement ?
Posséder une surface terrestre au sens large qu’elle soit terrestre ou maritime permet beaucoup de choses , par aliénation de tout ce qui s’y passe., On ne sortira pas du droit de la propriété demain matin pour sûr.En matière d’environnement, la propriété est un élément butoir sur lequel butent de nombreuses tentatives de réparations environnementales.Autrement dit avec la capacité pérenne de destruction ou au contraire de sauvegarde d’un objet de propriété. La propriété est donc une barricade , une défense , à l’encontre de toute tentative de demande de compte. On peut imaginer de la retourner à bon escient et c’est ce que n’ont pas manqué de faire des associations de protection de l’environnement dans le monde , en faisant des acquisitions foncières leur permettant de créer des havres de paix pour le vivant.
Mais qu’en est- il des zones maritimes ? à découvrir dans cette chronique.
www.longitude181.org








