La consommation de poisson, si agréable soit-elle, n’est pas sans poser des problèmes, notamment du point de vue écologique en raison de la destruction des populations de poissons par la surpêche exercée.
Plusieurs solutions sont pointées par la grande distribution pour satisfaire la demande et se donner bonne conscience : La première est la pêche de poissons sauvages labellisée, la deuxième est l’aquaculture.
Pour examiner ces solutions , découvrez cette chronique et les 3 suivantes qui traiteront en profondeur des solutions potentielles à une consommation de poisson en croissance en lien avec l’aquaculture et l’aquaculture bio, et avec notamment 2 interviews de Thomas Canetti , fondateur de FOOD4GOOD qui nous expliquera les pistes d’une aquaculture de moindre impact.
Comme je l’ai expliqué dans une précédente chronique, la situation mondiale est alarmante. Les ministères de la Guerre, hypocritement nommés ministères de la Défense, s’en donnent à cœur joie avec les conflits avérés ou qui sont prêts d’éclater.
Certes, il est moins une ou moins deux, mais je constate quand même une fameuse prise de conscience planétaire sur la nécessité de changer de paradigmes et cela se réalise, par petites doses, par des micro-libérations, selon l’anthropologue Franco la Cecla[1] qui cite très opportunément Leonard Cohen : « Il y a des fissures partout et c’est à travers elles que la lumière vient ! »
Dernier ouvrage de Pierre Guelff.
Ainsi, l’espoir en l’humanité me semble de plus en plus présent parmi cette jeunesse qui critique à raison et avec force l’héritage du capitalisme ultralibéral qu’elle doit à présent gérer. Et, comme elle trouve à ses côtés de plus en plus d’anciens qui ont remis leur bleu de travail militant, après une phase d’analyse, de constat très inquiétant comme le démontre plus que jamais l’urgence climatique, on constate aussi que pas mal de citoyens reprennent possession du terrain. Du terrain de la vie.
Ainsi, quand j’apprends qu’une institution aussi ancrée sur le respect strict et quasiment dogmatique des lois promulguées par le législateur qu’est la Justice, et qu’elle rend des jugements moraux qui condamnent fermement des États, des autorités, des décideurs, de puissantes sociétés industrielles, des oligarques, dictateurs, doctrinaires et autres totalitaristes et intégristes au nom de gestions omnipotentes et antidémocratiques, de non-respect des droits fondamentaux à la vie et à la liberté, d’abus de pouvoir, de défaut de prévoyance ou de mauvaise gestion publique, d’atteintes à la clause de conscience…, je me dis que des mentalités changent et que du catastrophisme ambiant émerge une sorte de nouvelle humanité, même si force est de constater que l’après pandémie Covid-19 débouche sur une reprise du consumérisme à outrance pour d’aucuns.
Cette nouvelle humanité se compose de gens qui, inlassablement, résistent au pouvoir imposé par les institutions et les oppresseurs, des gens qui reconstruisent des liens humanistes, des gens qui ne se contentent pas de grandes théories intellectuelles distillées par des experts autoproclamés depuis leur tour d’ivoire ou d’une intelligentsia qui pérore sur le sexe des anges, mais de gens qui mouillent leur maillot, comme on dit dans le monde sportif, et qui, comme Giuseppe Onufrio[2], directeur de Greenpeace Italie, déclare qu’il est exact que la vision actuelle du monde est effrayante selon laquelle on ne peut rien faire, mais qu’à force d’actions, aussi minimes soient-elles, de protestations, de militantisme actif sur le terrain qui modifie réellement tel ou tel élément dans le bon sens, tout cela montre clairement que tout n’est pas dit, que tout n’est pas fini !
[1]Ivan Illich et l’art de vivre, Atelier de création libertaire, Lyon, 2021.
La démonstration et l’argumentation sont les suivantes : Apple+Microsoft+Google+Amazon+Facebook, c’est 8.000 milliards de dollars, c’est grossir pour avoir encore plus de monopoles et ce sont des pouvoirs sur nos vies et les politiciens. De plus, ce sont par milliers que les activistes progressistes, syndicalistes, dirigeants ou leaders de peuples autochtones, militants pour les droits humains, sont assassinés par des groupes paramilitaires et des forces armées de prétendues nations démocratiques.
Cependant, tout cela ne semble guère, ou alors si peu, émouvoir les « puissants » de ce monde et les multinationales tant que l’échiquier géopolitique n’est pas trop perturbé et que le business puisse se poursuivre, surtout celui des armes, la guerre en Ukraine en est un exemple frappant.
Ainsi, sur des blindés BMD-4 russes ont été retrouvés des composants et une technologie qui auraient été vendus à la Russie par la société française Thales, en plus de caméras thermiques, après les sanctions européennes ayant suivi l’annexion de la Crimée par les troupes de Vladimir Poutine.
Le ministère français des Armées rétorqua que les contrats avaient été conclus avant les sanctions et qu’elle avait le droit de mener à terme la clause du « grand-père ».
À savoir : « Terme juridique, la « clause d’antériorité » (aussi appelée « clause du grand-père ») est une disposition légale qui permet, dès l’adoption d’une nouvelle loi, à des bénéficiaires de l’ancienne juridiction de continuer à disposer des droits qui leurs étaient accordés. »[1]
Dernier ouvrage de Pierre Guelff.
Certains philosophes, sociologues et ethnologues sont particulièrement pessimistes quant à l’avenir de la société. Pour eux, le monde est irrémédiablement perdu, il n’y a plus d’espoir de sortir du marasme dans lequel l’être humain est englouti et il est absolument impensable de récupérer une vie en commun normale.
Pour eux, l’apocalypse est sous nos yeux et on n’y échappera pas, quoi que l’on fasse. Ce sentiment est flagrant depuis la menace nucléaire brandie par Vladimir Poutine, ou, début avril, par celle de Kim Yo-Jong, l’influente sœur de Kim Jong-un, « leader suprême » et dictateur de Corée du Nord sur l’utilisation potentielle par son pays des missiles nucléaires en cas de conflit.
Cependant, tout n’est pas fini pour autant et l’espoir d’une prise de conscience n’est pas éteint, comme vous le découvrirez dans ma prochaine chronique.
On ne le sait que trop bien, ou pas encore assez, le greenwashing est le système machiavélique employé par le capitalisme pour phagocyter tout ce qui s’oppose à lui ou qui se met en travers de sa route.
Ce système économique basé sur l’exploitation des autres à son unique profit, ne supporte pas que l’on empêche ses multinationales de prospérer et de faire fructifier les comptes bancaires de leurs actionnaires.
En vérité, le greenwashing est un enfumage qui présente et impose une « écologie dite pragmatique ».
En politique, c’est le même constat. Prenons Yannick Jadot qui fut laminé aux présidentielles. Comment pouvait-il en être autrement avec un discours anesthésiant qui n’est jamais sorti du ronron d’une écologie de participation et de compromission, au lieu, comme le clame Greta Thunberg, d’une écologie sans la moindre concession, la seule qui pourrait atténuer les méfaits du capitalisme ravageur ?
Dans la capitale de l’Europe, le parti ÉCOLO fait partie du gouvernement de Bruxelles-Capitale, et il n’hésite pas à s’allier aux promoteurs de projets immobiliers de béton qui défigurent des quartiers entiers. Faux motif avancé dans la commune de Woluwe-Saint-Pierre, par la cheffe de file ÉCOLO locale, Caroline Lhoir : « Il y a pénurie de logements sociaux ». Ici, aussi, c’est de l’enfumage : il y a un million de m² d’immeubles vides à restaurer et à transformer en logements !
En vérité, ces pseudo-écologistes s’avèrent être de véritables « collabos » du business immobilier et des politiques libéraux et conservateurs qui leur sont scotchés, en transformant un magnifique idéal en un discours marketing trompeur au détriment des citoyens.
Ce jeu politicien qui s’apparente à un « apolitisme réactionnaire », fait indéniablement penser au slogan « L’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage ».
Bien entendu, promoteurs immobiliers et politiciens néo-libéraux se frottent les mains de pareille aubaine !
Caca dans les mers ! ça peut faire rire, mais malheureusement nos déjections humaines ne font pas rire les scientifiques .
nos eaux usées de provenance humaine ajouteraient environ 6,2 Millions de tonnes d’azote dans les eaux côtières, ce qui équivaut à 40 % de l’azote agricole.
On pourra penser que nos systèmes d’épuration nous dédouanent de toutes ces considérations. Que nenni ! Selon nos scientifiques , près d’ 1/3 de la population mondiale soit plus de 2 milliards de personnes vivent dans des régions sans système d’assainissement. Et ceux qui en ont , pays riches, ne sont pas nécessairement des modèles.
Un beau matin, dans mon courrier électronique, un message me propose des projets pour « sauver la mer ». comment ? en extrayant le plastique des océans, par 3 formules : collecter des microplastiques en mer, collecter des macroplastiques en surface, et intercepter le plastique des rivières. Bonnes intentions, idées naïves ou réalistes ? à découvrir dans cette chronique …
La tournée Dutronc et Dutronc, le père, Jacques, 79 ans, et le fils, Thomas 49 ans, exceptionnel guitariste et interprète d’Aragon, est un réel succès et, ce qui ne gâte rien et rend encore plus sympathique le duo, c’est que les prix d’entrée étaient abordables par comparaison à d’autres artistes qui, pourtant, n’arrivent pas à leur cheville.
Si le concert d’une heure trente auquel j’ai assisté, a montré une réelle complicité et beaucoup de tendresse entre les deux hommes, sur le plan artistique, l’interprète de Et moi et moi, d’Il est cinq heures, Paris s’éveille, des Cactus, de l’Opportuniste, du Petit Jardin et de tant d’autres succès, a toujours été considéré comme un peu anar, alors que Thomas, rappela lors du concert de ce début juillet 2022, que son père avait été « écolo » avant l’heure en interprétant Le Petit Jardin en 1972.
En effet, il vilipende un promoteur immobilier qui fit une entrée de parking pour voitures de ce petit espace de verdure où il y avait des fleurs, un rouge-gorge, deux arbres, un pommier et un sapin.
Quant à l’Opportuniste, c’est une attaque frontale contre les politiciens qui récupérèrent Mai 68 en retournant leur veste et en profitant pour faire leur beurre.
Les soixante-huitards de mon espèce qui étaient au concert, apprécièrent à sa juste mesure ce chant parmi les plus connus de son répertoire, qu’aurait pu compléter le sublime Hymne à l’amour, qui énumère de façon péjorative des injures racistes et antisémites dans ce qui est encore considéré comme un manifeste anti-raciste.
Que j’évoque l’anar et l’écolo Jacques Dutronc, parallèlement à cette période où il interprétait des chansons subtilement « engagées », Le Monde libertaire de novembre 1969, organe de presse de la Fédération anarchiste de France, titrait à la une : « Tas de cons… ça existe encore des petits oiseaux » !
« Un ministère de la merde », tel était le titre d’un article du magazine Tout ! paru en février 1971. Organe du mouvement « Vive la Révolution », il était illustré par un couple d’amoureux portant des masques à gaz et posant devant la Tour Eiffel.
Cet article était consacré à la création en France du premier ministère de la Protection de la nature et de l’Environnement dans le gouvernement, de droite, eh oui ! Chaban-Delmas à l’instigation du président Georges Pompidou.
Ce ministère fut dirigé par Robert Poujade, député-maire de Dijon.
Deux semaines après cette publication, le magazine sortait un autre article écologiste « Le capital pollue ? ».
Le mouvement sur la thématique écologique était lancé en France et aussi en Belgique en même temps qu’apparaissaient les premières manifestations du genre : rassemblements anti-nucléaires, contre la pollution, naissance de publications comme La Gueule ouverte, de POUR, en Belgique, des comités de défense contre l’envahissement du Larzac par l’armée, etc…
Je lis dans le chapitre titré « Changer la vie » de l’essai Histoire du gauchisme, l’héritage de Mai 68 de Philippe Buton, paru aux Éditions Perrin, qu’il commençait à être question de manière publique et médiatisée « des mal-logés, de luttes populaires, des monstruosités de la grande ville toute polluée par la voiture et l’égoïsme et qu’il y avait une volonté de changer la vie ».
Changez mal-logés par SDF, luttes populaires par luttes citoyennes, grande ville toute polluée par crise climatique mondiale, et vous constaterez que ce qui était déjà dénoncé il y a cinq décennies reste d’actualité, hélas.
Mais, il y a un scénario que nous ne pensions pas vivre à l’époque, même si on le craignait : c’est l’extrême droite de la famille Le Pen en masse sur les bancs de l’Assemblée nationale avec deux vice-présidents de cette haute institution démocratique.
Je pense que si Tout ! existait encore, il aurait titré : « Une Assemblée nationale de la merde ».
Notre dernière conversation avec René HEUZÉ était consacrée à la mémoire de Jacques PERRIN. La vie, elle, continue… René HEUZÉ nous raconte le quotidien des cachalots. comment ils dorment, comment ils mangent, le comportement, leur langage… Un univers plein de vie.
La chlordécone est un insecticide organochloré qui a été utilisé aux Antilles de 1972 à 1993, afin de combattre un charançon s’attaquant aux racines des bananiers. 30 ans plus tard, les conséquences sont toujours présentes, notamment en mer, un sujet ignoré. A vouloir tuer un charançon, on a tué des hommes, pollué des terres , et perturbé l’océan.
Une démonstration de l’absence de précaution et d’un long aveuglement à découvrir dans cette chronique.