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Marchons vers l’école…!

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Renverser la logique du “tout automobile” au profit de modes de déplacements doux, c’est le principe de l’éco mobilité scolaire, une idée défendue par l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie…

Marche à pied, vélo, transports en commun… ces alternatives à la voiture peuvent redonner de la qualité de vie aux quartiers. En modifiant nos déplacements quotidiens entre le domicile et l’école de nos enfants, notre dépendance à l’automobile se voit ainsi un peu réduite.

En évitant d’avoir recours systématiquement à la voiture pour les trajets scolaires, nous agissons sur l’encombrement des abords des écoles, sur l’insécurité routière qui règne parfois dans ce périmètre, et diminuons de fait la pollution inhérente aux embouteillages matinaux des entrées d’école.

L’opération internationale « Marchons vers l’école », qui à lieu chaque année en octobre, offre l’occasion d’initier une démarche d’éco mobilité scolaire dans chaque école, avec les enfants. Ces journées de mobilisation invitent parents, enseignants et enfants à rejoindre l’école, seuls ou en groupe, à pied, à vélo, en car, en covoiturage…

Ce n’est pas une énième semaine imaginée comme une mode surfant sur la vague écolo… Marchons vers l’école puise ses racines d’une initiative danoise, datant de 1976 !

A l’époque, l’opération « Aller-retour sécuritaire pour l’école », vise alors à diminuer le nombre d’enfants victimes d’accidents de la circulation. Elle fait appel à des bénévoles pour accompagner les enfants.

15 ans plus tard, c’est le « walking bus », l’autobus pédestre, qui nait dans un coin d’Australie… Ce qui deviendra bien plus tard chez nous le « pédibus », essaime alors un peu partout… jusqu’à débarquer sur le continent américain où la première journée « I walk to school » (Je marche vers l’école) voit le jour à Chicago en 1997.

1 an plus tard, 16000 canadiens rejoignent l’opération…

Et c’est en l’an 2000 qu’a lieu la première journée internationale « I walk to school » en rassemblant 2,5 millions de piétons !

Aller à l’école à pied réduit la pollution, la circulation et a un impact positif sur la santé et la concentration des enfants…

Des écoliers qui marchent ou qui pédalent pour se rendre à l’école arrivent à l’heure et détendus. L’exercice favorise leur concentration et leur disponibilité intellectuelle.

Et en abandonnant la voiture matin et soir, ils sont moins directement exposés aux concentrations de polluants, très élevés dans les véhicules et aux abords des écoles.

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L’éco mobilité scolaire, qui nécessite l’implication des parents, des enseignants et des collectivités, favorise aussi les rencontres, la convivialité et la solidarité.

C’est aussi l’occasion pour les enseignants d’intégrer à leur programme des problématiques de développement durable et de faire réfléchir les élèves sur la protection de l’environnement.

En initiant les enfants très tôt aux différents enjeux liés à l’éco mobilité scolaire, ce sont leurs habitudes de déplacements qui seront durablement modifiées.

« Marchons vers l’école », c’est donc par exemple le pédibus, qui dans certaines communes, effectue le ramassage scolaire d’un certain nombre d’enfants, une ou plusieurs fois par jour… un jour par semaine ou tous les jours selon les cas… Des arrêts disposés judicieusement permettent de récupérer les enfants inscrits. Ce sont des parents d’élèves ou des bénévoles qui assurent le ramassage au fur et à mesure de l’avancée de la petite caravane d’enfants.

Plus qu’une mode écolo, l’opération « Marchons vers l’école » réunit aujourd’hui plus de 40 pays et près de 4 millions d’enfants, marchant tous ensemble vers et pour une planète en meilleure santé !

Pour en savoir plus sur cette opération Marchons pour l’école, rendez-vous sur le site de l’ADEME ou sur les pages dédiés des délégations régionales de l’agence…

Préserver la nuit

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Pour la troisième année consécutive, l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN) organise le concours « Villes et villages étoilés ». Une initiative qui vise à promouvoir la qualité de la nuit et à réduire la pollution lumineuse dans chaque commune française.

La France compte 9 millions de lampadaires. 9 millions de points lumineux qui éclairent l’espace public chaque nuit. Ils consomment quotidiennement l’énergie produite par une centrale nucléaire.

Partout, en France, mais aussi dans tous les pays dit développés, les nuits ne sont plus que parcellaires. A Paris, la Tour Eiffel s’illumine chaque nuit de 30.000 ampoules chaque heure. Dans le quartier de la Défense, à l’ouest de Paris, les tours sont éclairées toute la nuit.

Les rues, les autoroutes, les places publiques et les monuments scintillent de mille feux.

Décorer, rassurer, sécuriser, cette débauche de lumière a un coût : 732 millions d’euros annuels. A l’échelle d’une commune, l’éclairage public représente environ 23% du budget de la collectivité.

Vu du ciel, le planisphère est clairement divisé en deux. L’hémisphère Nord, et particulièrement en Europe et en Amérique du Nord, c’est un amas lumineux très dense qui rayonne dans la nuit. En 1970, un homme lancé dans l’espace n’aurait vu qu’une planète plongée dans la quasi obscurité.

C’est l’un des effets pervers de notre société moderne. En 40 ans, les éclairages des villes se sont démultipliés, déraisonnablement… La nuit n’existe plus… Ou presque. Et avec elle, c’est tout l’environnement qui en est perturbé.

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© www.hubertreeves.info

Car depuis la nuit des temps, la vie terrestre est rythmée par l’alternance du jour et de la nuit. En moins de cinquante ans l’homme aura bouleversé cette alternance par une utilisation anarchique et disproportionnée des éclairages publics.

Si les astronomes sont les premiers à se plaindre de cette pollution qui perturbe leur travail, la faune et les écosystèmes sont aussi chamboulés.

Les oiseaux migrateurs qui se déplacent la nuit, en viennent à confondre les points lumineux avec les étoiles. Ils finissent parfois leur vol dans les immeubles ou les baies vitrées des tours de nos villes.

Les insectes, qui représentent 80% des espèces animales paient également un très lourd tribu à l’éclairage artificiel. En une nuit, chaque lampadaire allumé attire 150 insectes qui viennent se griller sur les ampoules ou deviennent des proies aisées pour des prédateurs.

L’éclairage artificiel représente la seconde cause de mortalité des papillons nocturnes. On dénombre environ 4500 espèces de papillons nocturnes contre 260 espèces diurnes : l’impact sur la diversité n’est donc pas anecdotique.

Autre conséquence sur ce trop plein de lumière : la sécurité des personnes et les accidents routiers.

Un éclairage mal conçu et surpuissant peut donner une sensation de sécurité sans pour autant la garantir. Plusieurs études sérieuses ont permis de vérifier qu’on ne pouvait pas démontrer les effets sécuritaires de l’éclairage. 80% des cambriolages ou des vols avec agression a lieu en plein jour.

Sur la route, l’éclairage n’est pas un gage de sécurité non plus. Au contraire la diminution progressive de la luminosité peut inciter au ralentissement. Les passages piétons, ronds points, carrefours dont l’éclairage est isolé sont mieux perçus que noyés dans un halo lumineux continu.

Des solutions alternatives existent pourtant. Il faut repenser l’éclairage de nos villes, adapter les matériels, développer les systèmes de détection… Ces solutions sont de plus rentables car rapidement remboursées par les économies d’énergie. Mais leur mise en place nécessite une prise de conscience du problème par la population et ses élus.

C’est donc pour inciter des aménagements innovants en matière d’éclairage public que le concours 2011 des « Villes et villages étoilés » est lancé. L’an dernier se sont 64 communes qui ont été labellisées pour leurs efforts en faveur d’une meilleure qualité de la nuit et leur réduction de la pollution lumineuse

Tous les détails de l’opération sont à retrouver sur le site de l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN).

« L’environnement nocturne est un enjeu de développement durable; il peut et doit être préservé, y compris pour des raisons éthiques et esthétiques. »

Les juniors du développement durable : des écoles éco-citoyennes à Bordeaux

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Cela fait maintenant 10 ans que la CUB, la Communauté Urbaine de Bordeaux, accompagne les écoles de son territoire dans des projets concrets de développement durable. Un travail qui concerne tous les élèves des écoles, mais aussi les établissements accueillant des enfants souffrant d’un handicap.

Les 27 communes de la communauté urbaine bénéficient ainsi du dispositif baptisé « Les Juniors du Développement Durable ». Un programme qui se décline en trois grands types d’actions.

Des actions de sensibilisation sont ainsi proposées à toutes les classes. Il peut s’agir d’une visite d’un centre de tri, d’une usine d’incinération ou de traitement de l’eau… mais aussi d’une découverte de la Maison de l’Eau ou d’un parcours sur le thème des transports en commun ou de la qualité de l’air.

Les élèves peuvent aussi visiter le Marché d’Intérêt National et rencontrer des professionnels de l’alimentation pour découvrir les aspects sanitaires et économiques de la nutrition ainsi que le marché du frais.

Plus nature, un parcours axé sur l’observation et la compréhension des différents paysages est également proposé. Les élèves découvrent comment la Garonne a façonné la campagne bordelaise, ainsi que la part de l’intervention humaine dans la transformation de ces paysages.

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gérer ses déchets / © Juniors du développement durable

Autre actions proposées par « Les Juniors du Développement Durable » : des actions de projet. Il s’agit là pour les classes de monter eux-mêmes un programme autour du développement durable qui débouchera sur une réalisation concrète pendant l’année scolaire. L’action peut toucher à la biodiversité, à l’eau, ou encore être un travail autour des déchets, de l’aménagement d’un jardin, ou encore être en lien avec la ville elle-même.

C’est ainsi que des écoles ont déjà mené des réflexions sur leur environnement sonore… D’autres ont travaillé sur la qualité de l’air et son implication dans des champs tels que la musique, le domaine de la langue ou les arts visuels.

Une autre équipe enseignante s’est donné comme but de sensibiliser les enfants aux économies d’énergie et à la défense de l’environnement à travers l’utilisation pratique de l’énergie solaire. Un travail qui leur a permis de construire un four solaire, mais aussi d’échanger avec une école du Sénégal. L’occasion pour les enfants d’être sensibilisés à la manière de consommer l’énergie dans certaines régions d’Afrique en comparaison avec notre société.

Comment mieux se déplacer en ville a également été le travail d’une école de la région bordelaise. En faisant prendre conscience aux élèves de l’intérêt de limiter les déplacements utilisant des énergies polluantes, les classes ont élaboré un plan de déplacements autour de l’école en tenant compte des réflexions des élèves. Energie, pollution, éco-mobilité sont ainsi des concepts intégrés à la réflexion de ces jeunes écoliers.

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préserver l’eau / © Juniors du développement durable

Pour cette rentrée 2011-2012, un autre axe de travail est proposé : « Les Juniors philosophent ». L’objectif n’est pas d’intégrer la philosophie aux enseignements du primaire sur le modèle du lycée… Pas du tout… L’idée est plutôt de prendre appui sur les expériences d’ateliers à visée philosophique développées notamment ces dernières années à l’étranger et en France, pour proposer un mode de réflexion et de questionnement original à de jeunes enfants. Les démarches proposées seront adaptées aux âges des enfants pour les aider dans leur cheminement intellectuel.

Pour ces actions plus philosophiques, comme pour celles plus concrètes liées au développement durable, les équipes enseignantes bénéficient de l’appui d’intervenants spécialisés pour prendre en charge tout ou partie des projets envisagés.



Eco-mobilité, éco-construction, éco-consommation, écosystème, écocitoyenneté…
des thématiques intégrées à la pédagogie de bon nombre d’établissements scolaires de la communauté urbaine de Bordeaux grâce donc à ces « Juniors du Développement Durable » dont ont bénéficié l’an dernier plus de 12000 écoliers girondins.

Pour découvrir en détail les actions proposées ou pour vous lancer dans ces démarches « éco-pédagogiques », rendez-vous sur le site des Juniors du Développement Durable.

Semaine Européenne de la Mobilité

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Covoiturage, marche à pied, vélo, autopartage, ou transports en commun… Nos déplacements urbains prennent aujourd’hui des formes de plus en plus variées, plus économique et moins polluantes… Les alternatives au « tout voiture » existent. Et elles méritent d’être célébrées.

C’est tout l’enjeu de la « Semaine Européenne de la Mobilité » qui se tiendra du 16 au 22 septembre. L’occasion, pour tous, de réfléchir aux modes de transports les plus adaptés à chacun de nos trajets.

Nous sommes plusieurs dizaines de millions à nous déplacer chaque jour pour nous rendre au travail, à l’école, faire nos courses, rendre visite à des amis. Nous passons de plus en plus de temps dans les transports.

En moyenne, il nous faut 27 minutes par jour pour nous rendre à notre travail. Mais nous sommes 1 sur 5 à subir plus d’une heure et demi de trajet aller… Et autant le soir. Et l’étalement urbain a aggravé ce phénomène au fil des décennies.

La question de la mobilité urbaine est donc l’un des grands enjeux environnementaux actuels. En France, le secteur des transports est fortement responsable de l’accroissement de la consommation d’énergie, des émissions de polluants et de gaz à effet de serre.

Il y a donc matière à se pencher sur la question de nos déplacements quotidiens.

Durant cette Semaine Européenne de la Mobilité, collectivités locales, réseaux de transports, entreprises, services publics, associations, et établissements scolaires vont organiser de nombreuses manifestations dans toute la France pour promouvoir ces modes de transports « doux ».

Mille et une façons de bouger autrement seront à découvrir, ou redécouvrir un peu partout en France…

La marche à pied et le vélo ont le vent en poupe !

Deux alternatives pour les trajets cours qui n’émettent aucun gaz à effet de serre…. Et qui s’avèrent en plus bon pour la santé…

Mais pas toujours facile de se frayer un chemin au milieu des voitures… Pistes cyclables, vélo en libre services, zones 30 sont autant de d’aménagements qui se développent un peu partout…

Le vélo gagne un peu de terrain chaque jour… Avec 3 millions de vélos vendus chaque année, la France compte aujourd’hui 5 vélos pour 100 habitants, et 32 systèmes de vélos en libre service fonctionnent sur le territoire…

On partage le vélo… mais aussi la voiture… !

L’auto partage prend doucement son essor… Plus économique et écologique que la voiture individuelle, la voiture partagée remplace entre quatre et huit voitures privées. Ce qui permet d’économiser jusqu’à 1,2 tonnes de CO2 par usager, soit à peu près 60 % de ce que l’on rejette en moyenne par an en se déplaçant !

Voiture toujours mais coté coopération… Le covoiturage, apparu dans les années 80, connaît un essor important avec la prise de conscience environnementale et la crise économique… Déplacement alternatif, écologique, social et au coût moindre, il concerne environ 3 millions de personnes actuellement. Plus de 200 services de covoiturages existent en France….

La convivialité au service de la planète et du porte-monnaie…



Le transport collectif, au développement chaotique dans certaines régions, mais à la pointe de l’innovation ailleurs, reste le chantier le plus lourd à développer…

L’Etat a mis en orbite un programme de développement des transports en commun en site propre pour 2013. L’objectif étant de réduire de 20% les émissions de CO2 du secteur des transports à l’horizon 2020.

1800 km de nouvelles voies devraient être mise en service en 15 ans.

Transports à la demande, éco-conduite, véhicule propre ou éducation, les manifestations organisées sur tout le territoire couvrent un large éventail de thèmes… à découvrir en détail sur le site de la Semaine Européenne de la Mobilité.

Une rentrée scolaire écolo

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Tout doucement, les vacances tirent à leurs fins… Il va falloir penser à rentrer… Et pour les plus jeunes, commencer à se mettre en jambes pour reprendre le chemin des salles de classes…

Et qui dit rentrée scolaire, dit cartable et fournitures scolaires… Des fournitures qui, on le sait, sont des véritables produits de consommation courante… Mais qui peuvent aussi ne pas être totalement inoffensives… Elles peuvent contenir des produits nocifs pour la santé et pour l’environnement… Solvants, métaux lourds ou encore conservateurs peuvent entrer dans la composition des cartables, cahiers et autres stylos…

Selon [l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur>http://www.air-interieur.org/oqai.aspx], les études menées sur la pollution de l’air dans les écoles montrent que la concentration des polluants est généralement plus importante dans les classes qu’à l’extérieur. Et cette mauvaise qualité de l’air intérieur peut influencer la santé des occupants, enfants comme enseignants : maux de tête, irritation des voies respiratoires, des yeux, ou de la peau.

Les conséquences peuvent être de l’inattention, un état de somnolence, ou à l’inverse une hyperactivité.

Les responsables de cet air vicié : tous les outils utilisés dans les salles de classes, du cartable au tableau, en passant par la gomme ou les feutres…

En nous interrogeant sur nos choix d’achats, nous prenons conscience de notre responsabilité d’acheteur et de notre pouvoir de choix ! Il faut donc définir nos critères d’achat, et dans l’offre commerciale existante, repérer les signes, les logos, les arguments, qui ont une légitimité environnementale ou sociale et qui garantissent l’effet recherché.

Difficile toutefois de s’y retrouver lors de l’incontournable corvée des courses de rentrée… Dans la jungle des rayonnages des supermarchés, liste des fournitures en main, ce n’est pas forcément les détails des produits contenus dans nos achats que nous regardons en priorité…

Alors pour faire le choix de fournitures éco-responsables, c’est le Conseil Général de Gironde qui nous vient en aide cette année, en partenariat avec l’ADEME… Depuis 2007, il mène des campagnes de sensibilisation pour favoriser des pratiques d’achat, saines et durables.

Et dans le cadre de son Agenda 21 local, le département édite cette année un guide pratique pour réaliser ses achats de rentrée en privilégiant les produits préservant la santé et l’environnement.

Des colles sans solvants, des stylos en plastique recyclé, des surligneurs sans vernis, des gommes sans PVC, des peintures à l’eau… les alternatives aux produits classiques existent.

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Pour les cahiers, le choix se portera sur les modèles à spirale ou brochés en évitant soigneusement les cahiers collés. Les stylos seront en bois certifié « gestion durable des forêts », tout comme les crayons… Les feutres seront à l’eau et sans parfum…

La règle, le taille-crayon et le petit matériel seront sans chlore, en métal, en bois, ou en plastique recyclé…

Enfin le cartable sera aussi soigneusement sélectionné… Résistant et confortable, il devra lui aussi ne pas comporter de matières toxiques… De plus, en le choisissant robuste, il pourra être utilisé plusieurs années et ainsi économiser de l’argent et de la matière…

Pour mieux se repérer dans les allées des supermarchés, il faudra suivre les labels officiels. Ils garantissent la qualité du produit et son impact environnemental minimum. Ils limitent aussi l’utilisation de produits toxiques pour l’environnement et la santé…

Attention enfin aux offres promotionnelles alléchantes ou les modèles fantaisie, la plupart du temps guère compatible avec le souci environnemental.

Ces différents choix écolo responsables permettront de composer un cartable sain pour l’air ambiant comme pour la santé des enfants… Et si l’on y rajoute un peu de vigilance sur le poids de ce cartable, en collaboration avec le corps enseignant, c’est le dos des élèves qui sera également préservé.

Economiser l’’eau : des habitudes à prendre pour faire face aux enjeux de demain

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Réduire sa consommation d’eau en modifiant un peu ses pratiques domestiques quotidiennes, rien de plus facile à faire. Des gestes simples, à la cuisine ou à la salle de bain, permettent d’économiser un peu sur sa facture. Le plus difficile est de transformer ces gestes en habitudes totalement intégrées.

Et comme beaucoup de bonnes résolutions, il est plus délicat de parvenir à un résultat seul alors qu’au sein d’un groupe, l’émulation peut permettre d’installer dans le temps ces réflexes citoyens.

C’est dans cette optique que s’est déroulée l’opération « Péserv’eau » menée par l’association bretonne « La Passiflore« . Durant un an, une centaine de foyers du Pays de Fougères, en Ile et Vilaine, se sont engagés sur une expérience de maitrise de leur consommation d’eau.

Un engagement longuement préparé en amont par l’association qui a déjà une longue pratique de ce genre d’opération… Une expérience similaire avait déjà été réalisée autour de la gestion des déchets…

Après un long montage financier et opérationnel, entamé en janvier 2009, les bénévoles de La Passiflore sont d’abord allé à la chasse aux volontaires afin de recruter les foyers motivés pour se lancer dans l’aventure… Un recrutement qui s’est fait sur les marchés, dans les magasins bio, ou dans les forums d’associations.

Ces foyers témoins se sont ensuite prêtés à un vaste « remue-méninge » afin d’établir un catalogue de gestes et d’idées efficaces pour économiser et préserver la qualité de l’eau à la maison. Une étape essentielle pour qu’ils s’approprient totalement l’expérience.

Au final, c’est un catalogue de 109 gestes qui a ainsi été élaboré.

Tout au long de l’année 2010, les foyers-témoins ont relevé une fois par mois leur compteur ainsi que le nombre de nuits passées au foyer. Ils ont également noté le nombre de douches, de chasses d’eau, de tournées de lave-vaisselle ou de lave-linge… des données qui permettront d’analyser les divers usages de l’eau et de quantifier l’efficacité des différents gestes d’économie.

Des visites diagnostics ont également eu lieu chez les participants à l’opération. La salariée de l’association est notamment venue dénombrer les points d’eau du foyer, ainsi que les équipements d’économies d’eau. Mesure de la pression, état des équipements, fuites d’eau, tout a été passé en revue… Et des conseils sur les gestes à mettre en pratique ont été rappelés…

En parallèle, les volontaires ont pu participer à différentes animations, sorties, rencontres, afin de se sensibiliser un peu plus à la valeur de l’eau. Découverte des zones humides, visites de station d’épuration, conférences, autant de moments destinés à développer chez eux une culture de la préservation des ressources en eau.

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Le bilan de cette année de nouvelles pratiques est plutôt positif. Les foyers témoins ont consommé sur un an 70 litres d’eau par jour et par personne, quand la moyenne nationale se situe entre 130 et 150 litres. A noter tout de même qu’avant l’opération, les habitants du Pays de Fougères étaient déjà en dessous de cette moyenne nationale avec 108 litres d’eau consommée.

Pour la moitié des participants, la baisse de consommation sur un an est d’au moins 14%. Certains ont même pu réduire leur consommation de 30% !

Au-delà du bilan quantitatif, cette expérience inédite a été l’occasion de rencontres variées et d’expériences nouvelles.

Les foyers témoins ont porté la bonne parole à leurs proches, certains en sont même venus à animer des ateliers autour de l’eau… Les plombiers locaux se sont mués en conférenciers, les élus ont testé en grandeur nature une initiative citoyenne et le monde enseignant a intégré le projet dans les démarches pédagogiques. Et le mélange des générations a permit de confronter les différentes pratiques.

Un bilan presque idyllique au sein d’une région déjà largement sensibilisé à la préservation de la ressource… Car si le Pays de Fougères est une région où l’on a une impression d’abondance, les cours d’eau sont pourtant au plus bas en été. Et l’eau n’est pas toujours disponible pour les besoins courants. Les arrêtés sécheresse de la préfecture reviennent chaque année…

C’est maintenant sur le long terme qu’il faudra évaluer l’opération « Préserv’eau » pour voir comment les pratiques ont évolué et se sont pérennisées. Mais l’expérience mérite d’essaimer au-delà de ce coin de Bretagne. La démarche peut être exportée pour transformer en habitudes les petits gestes quotidiens, et ainsi faire face aux enjeux de demain.

L’EAU, UN DEFI MONDIAL

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Alors qu’elle représente les deux tiers de la surface du globe, l’eau n’est pourtant pas une réalité pour tous. Près d’un habitant de la planète sur 5 n’a pas accès à l’eau potable, et 40% de la population mondiale, soit 2 milliards 600 mille personnes, n’ont pas accès à un système d’assainissement des eaux usées.

L’enjeu pour la planète est donc de réduire cette inégalité face la source première de vie sur terre.

Car l’eau douce, qui n’est pas inépuisable, ne représente que 2,5% des réserves de la planète. Dans les pays ou le manque d’eau est criant, comme en Afrique sub-saharienne par exemple, le risque de décès par diarrhée d’un nourrisson est 500 fois plus élevé que dans un pays développé. Les femmes et les filles, souvent chargée des corvées d’eau, sont les premières victimes du manque d’eau.

L’activité économique influe également de manière négative sur les ressources en eau. L’agriculture absorbe à elle seule 70% de l’eau prélevée, alors que 8% seulement alimente la consommation domestique. En un siècle, nous avons multiplié par six notre consommation d’eau, soit le double de la croissance démographique.

Dans le même temps, les investissements privés dans les services de l’eau sont en recul. Un comble, car « l’eau pour tous » suppose d’aller la chercher, de la traiter, de l’acheminer et de l’évacuer. Un problème pourtant simple mais qui coûte très cher en investissement et en entretien. La sécheresse est aussi une des causes majeures de la crise alimentaire de plusieurs pays d’Afrique de l’est, notamment.

Déforestation, surexploitation des pâturages et non gestion des lacs sont des facteurs de nature à aggraver cette situation.

Enfin, neuf catastrophes naturelles sur dix sont liées à l’eau et résultent d’une mauvaise utilisation des sols, et deux personnes sur cinq vivent aujourd’hui dans des zones susceptibles d’être inondées.

C’est donc à ce constat que les états doivent maintenant s’attaquer.

L’ONU s’est fixé des objectifs ambitieux : réduire de moitié, d’ici 2015, le nombre de personnes privées d’eau potable. Si rien n’est fait, si les états ne s’en tiennent qu’au constat sans porter leurs efforts d’investissement sur la bonne gestion de l’eau, la grande majorité des pays du monde sera confronté à de graves pénuries dans une génération.

C’est pour demain.

Eau potable : le grand gaspillage

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Toutes les 5 secondes, 190 000 litres d’eau sont gaspillés. C’est le constat que dresse 60 millions de consommateurs et la Fondation France Libertés qui lancent une opération de sensibilisation aux fuites sur les canalisations d’eau.

Chaque année, ce sont 1,3 milliards de mètres cubes d’eau qui partent dans la nature. Prélevées dans les rivières ou dans les nappes phréatiques, ces quantités, traitées inutilement, n’arrivent jamais à destination. Chaque jour, c’est 3,5 millions de mètres cubes d’eau qui disparaissent…

Sur les 900 000 km de canalisations existantes, cela représente près de 4 m3 par jour et par km de canalisation !

La faute à l’état du réseau de canalisations publiques.

75% de ces canalisations a plus de 40 ans… Et 30% d’entre elles en a plus de 50 ans !

La vétusté du réseau n’explique évidemment pas tout. Car tout dépend de l’entretien qui en est fait. Certaines villes ne laissent se perdre que 5% de leur eau, comme Rennes, par exemple, quand d’autres affichent des taux de perte de 40, 50, voire 60% de ce qu’elle prélève et traite ! Un gâchis formidable !

Afin de pouvoir remédier à cette saignée, une base de données a été mise en place par l’observatoire des services publics d’eau et d’assainissement. Géré par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, il permet entre autres de repérer le taux de perte en eau potable des différents réseaux du territoire.

Mais l’inscription des collectivités étant volontaire, vous aurez peut-être du mal à avoir des renseignements complets sur la commune qui vous intéresse. Sur les 36783 communes françaises, seules 5000 environ ont pris la peine de renseigner la base de données, soit moins de 15% ! Et seulement 20 des 100 plus grandes villes se sont pencher sur la question…

Pourtant, souligne l’association 60 millions, l’inventaire national du réseau d’eau doit être fait avant la fin 2013, comme le prévoit la loi Grenelle 2 de juillet 2010. Mais le décret d’application se fait attendre…

Cet inventaire doit permettre de dégager les moyens de financer l’indispensable rénovation du réseau. Une rénovation qui ne fait pas forcément grimper le prix du mètre cube d’eau… Certaines expériences locales en témoignent.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=26N-8gE8Li4&w=425&h=349]

Après avoir lancé en mars dernier l’Opération Transparence sur le Prix de l’eau, France Libertés et 60 Millions de consommateurs prolongent leur campagne en tentant de sensibiliser tous les particuliers à la préservation de l’eau. En ces temps de sécheresse, il s’agit de faire prendre conscience à chacun que l’eau est un bien que l’on ne peut plus gaspiller.

Vous pouvez vous aussi contribuer à plus de transparence dans la gestion de l’eau en France, en alimentant la base de données mise en place sur le site dédié . Vous pourrez aussi visualiser en temps réel, grâce à un compteur, l’ampleur des fuites dans le réseau… Vous trouverez également des outils pour demander à votre mairie de contribuer à l’effort de transparence.

Le temps de cette chronique, c’est plus de 6 millions de litres d’eau qui se sont perdus dans la nature !

Les lycées du Centre en marche vers l’Education au Développement Durable

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L’éducation à l’environnement est le socle du développement durable. Ce n’est plus une incantation mais bien une évidence qui s’impose un peu partout en France. Et c’est entre autres au travers des Agenda 21 scolaires que cette idée se transmet.

Tous, citoyens, sommes acteurs de ce développement durable, et les élèves en sont des acteurs essentiels.

C’est dans cette optique que s’est tenue au mois de mai une conférence du Comité 21 à Orléans, à l’initiative de la Région Centre, du CRDP (Centre Régional de Documentation Pédagogique) et de la DRAAF (Direction Régionale de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Forêt du Centre). Sous le titre « En marche vers l’Agenda 21 », la rencontre visait à donner des pistes pour mettre en place un Agenda 21 scolaire.

« S’engager dans une démarche Agenda 21, c’est prendre rendez-vous avec un 21e siècle complexe, un siècle de défis pour l’humanité et pour notre planète. »

C’est ainsi que Chantal Rebout, à ouvert les débats. La vice-présidente du Conseil Régional du Centre, chargée de l’éducation et des lycées a souligné la nécessité de concilier le besoin de retisser le lien entre nous, notre appétit de confort, notre curiosité, dans le partage et le respect des ressources humaines et naturelles qui toutes ont des limites.

Dans les lycées, véritables petites sociétés, il est donc tout naturel de s’interroger sur nos pratiques quotidiennes, sur les conséquences de nos actes, mais aussi sur la chance exceptionnelle que nous avons de pouvoir prendre encore nos responsabilités à l’égard de ceux avec qui nous travaillons, vivons, pensons, agissons.

L’Agenda 21 scolaire aide aussi à trouver des réponses au changement climatique, au fonctionnement de la démocratie et à la lutte contre les exclusions.

Tout au long des échanges, il est apparu comme évident que le lycée, véritable passerelle vers le monde adulte, était un lieu privilégié pour intégrer l’environnement à ses pratiques. Les intervenants ont soulignés fortement l’importance du vivre ensemble dans un développement durable maitrisé.

Dans un lieu fait de passage, où les promoteurs initiaux des ateliers au développement durable n’en verront pas forcément les débouchés immédiats, il apparait donc comme nécessaire de fédérer, de pérenniser les actions d’Education au Développement Durable, au-delà du temps passé par les lycéens dans l’établissement. La notion de transmission s’impose donc naturellement.

La réussite d’un Agenda 21 scolaire passe par la responsabilisation de chacun des acteurs du lycée ou du collège. Il doit déjà être inscrit dans le projet d’établissement, afin qu’il soit pleinement intégrer par l’ensemble de la communauté éducative. Porté par le chef d’établissement, c’est l’ensemble des adultes qui doit se saisir du projet et se responsabiliser, et ne surtout pas tout reporter sur le dos des élèves.

Une intégration de l’EDD, Education au Développement Durable au sein des collèges ou des lycées ne peut se faire sans un changement, ou du moins une adaptation des pratiques pédagogiques.

Cette EDD ne doit pas en rester à de l’environnemental mais prendre en compte tous les piliers du développement durable : économie, social, culture, gouvernance, écologie, en les liant pour en faire une nouvelle citoyenneté.

Enfin la démarche nécessite des moyens financiers et humains, et du temps à dégager… Et puis il faut trouver des espaces pédagogiques dédiés pour ne pas en rester au bricolage qui ne ferait que laisser l’EDD au stade d’alibi citoyen.

Inscrire un établissement scolaire dans un Agenda 21 est donc un engagement de toute une communauté, non pas pour une activité qui serait vue comme accessoire, simple loisir des élèves sur les temps de permanence, mais conçu autour d’un enjeu essentiel de la formation des futurs citoyens.

Pour se lancer dans cette démarche, plusieurs outils sont à la disposition des équipes éducatives… Tout d’abord le site du Comité 21 et des Agendas 21, où sont recensées les initiatives. La démarche y est également détaillée. Et une plate forme ressource en EDD est également consultable sur le Réseau national EDD de l’Enseignement agricole

Une agence de com à destination du développement durabletrès holocratique

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Frederic BENOT, Mathieu JUBRE

Emmanuelle Pommetan dirige une agence de presse pour
des entreprises éthiquement selectionnées et applique a son entreprise
un mode de foonctionnement holocratique.
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