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Changeons d’énergies………

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Il a fait son apparition il y a quelques jours dans les librairies.

« Changeons d’énergies ; Transition, mode d’emploi », est un livre de Thierry SALOMON, Marc JEDLICZKA et de l’Association NégaWatt.

Face aux crises majeures de l’énergie et du climat, l’éditeur rappelle que le vrai risque serait de continuer comme avant, de faire la politique de l’autruche ou de se sentir dépassé. Prendre le problème à bras-le-corps et changer de modèle énergétique est au contraire une chance, une formidable opportunité qui nous conduira à une société plus équilibrée, plus juste et plus humaine.

Les auteurs partent de constats simples sur ces gaspillages si ordinaires et évidents sur lesquels on ne s’arrête plus ou si peu. Très vite ils nous renvoient à notre quotidien…

« Sur le quai de la gare un voyageur fait les cent pas pour se réchauffer en cette période de frimas. À côté de lui, le distributeur de boissons devant lequel il passe et repasse continue à refroidir consciencieusement canettes et bouteilles en plastique, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Un peu idiot de faire du froid par cette température glaciale, se dit-il, pensant à la facture d’électricité salée qu’il a reçue le matin même. En été, par temps de canicule, passant assoiffé devant le même distributeur, remarquera-t-il un gaspillage énergétique tout aussi absurde : exposé en plein soleil, son système de refroidissement tourne en permanence ».

Et ils s’arrêtent aussi au rayon poissonnerie de notre supermarché… Un supermarché ordinaire ou cette fois «la vendeuse finit de ranger des paquets de belles crevettes grises de la mer du Nord. Des crevettes déjà décortiquées, prêtes à l’emploi, celles que préfèrent les consommateurs. Pêchées au large d’Ostende, elles ont été acheminées par camion au Maroc pour y être préparées. Un aller-retour pour gagner quelques centimes d’euro, une pratique courante dans le secteur alimentaire : le prix du transport est largement compensé par le bas coût de la main-d’oeuvre locale. »

Les exemples ne manquent, des gaspillages si ordinaires nous en avons tous à l’esprit mais que faire ?

Les auteurs nous disent qu’un nouveau système énergétique est possible, en rupture avec les filières du passé aujourd’hui encore dominantes … Pétrole, gaz, charbon et nucléaire.

Au sommaire : l’électron vraiment libre Enercoop, le covoiturage… Et des régions qui montrent l’exemple : comme Le Bas-Rhin à la pointe des économies d’électricité, les Vosges et les locataires HLM qui touchent du bois, la Bretagne qui offre un joli bouquet d’énergies renouvelables, aussi un nouveau tissu d’intelligence entre Saône et Rhône, et de l’innovation pour la rénovation en Ile de France.

Renouveler nos énergies mais pas à n’importe quelles conditions…

Ce petit livre est destiné à tous ceux qui souhaitent saisir les enjeux de l’énergie et en décrypter la complexité, il présente les propositions portées par l’association négaWatt dont le nouveau scénario a été rendu public le 29 septembre dernier.

L’association réunit des professionnels de l’énergie à l’origine de la démarche négaWatt (sobriété, efficacité énergétique et énergies renouvelables). L’Institut négaWatt est la filiale de l’association et travaille pour la mise en œuvre de la transition énergétique à travers la formation professionnelle, les études et l’accompagnement d’acteurs.

« Changeons d’énergies ; Transition, mode d’emploi » est Coédité par Actes Sud, NégaWat et le Mouvement Colibris

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Leonardo Di Caprio

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Mais quelle mouche a donc piqué Léonardo Di Caprio ?

Cette semaine je vous propose une chronique un peu paillettes mais pas trop…

L’acteur, scénariste et producteur américain a annoncé vouloir faire une longue pause cinématographique pour se consacrer pleinement à l’Environnement… Fiction ou réalité ?

OUI La star aurait bien déclaré au magazine allemand Bild vouloir « apporter un peu d’amélioration au monde »… « Je suis un peu fatigué. Je vais faire une très très grande coupure. Je voyagerai à travers la planète pour faire quelque chose de bien pour l’environnement ». Alors c’était vrai… Engagé depuis des années dans diverses associations, Léonardo Di Caprio a fait de la protection de l’environnement son nouveau cheval de bataille.

Par le passé, Léonardo Di Caprio a produit des oeuvres engagées comme la série TV, Greensburg.. Puis tout s’accélère en 2007 avec l’écriture du scénario et la production de La 11e Heure, le dernier virage. Ce documentaire montre l’état de l’environnement et de la biodiversité au début du XXIe siècle.

Des explications, arguments et solutions concrètes y sont donnés, pour tenter de sauver et restaurer l’écosystème planétaire (la biosphère), à travers des rencontres avec une cinquantaine de scientifiques, intellectuels et leaders politiques réputées dans leur domaine de compétence et impliquées dans l’action ou dans la compréhension de ces phénomènes. Les plus connus comme Stephen Hawking ou Mikhaïl Gorbatchev, mais surtout des inconnus mais experts dans leur domaine et impliqués dans des processus de changements économiques, sociaux, ou de gouvernance.

Leonardo DiCaprio est également l’un des donateurs du Fonds Clinton-Bush pour les victimes du tremblement de terre d’Haïti en 2010, auquel il a reversé un million de dollars. Connu pour prendre des vols commerciaux plutôt que des avions privés ou pour sa participation à des campagnes du WWF, fin 2012 Léonardo Dicaprio a aussi milité pour la création d’un sanctuaire marin dans l’océan Antarctique.

Pour l’instant, DiCaprio n’a pas révélé précisément ce qu’il fera durant ce break lors de son interview, mais il semblerait qu’il veuille convaincre les gens d’arrêter d’utiliser l’essence et le charbon comme sources d’énergie. Il explique : « Mon toit est recouvert de panneaux solaires. Ma voiture est électrique. Une personne normale ne roule pas plus de 50 kilomètres par jour ».

Révélé dès l’âge de 17 ans, Leonardo DiCaprio a passé la majeure partie de sa vie sur grand écran. Mais il se dit prêt à arrêter la fiction, un temps pour améliorer la réalité.

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Hubert Reeves : un scientifique des astres et de la Terre

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Cette semaine dans Vues de la Terre on s’intéresse à Hubert Reeves. Astrophysicien d’origine canadienne, Hubert Reeves est aussi célèbre et apprécié du grand public pour son habilité à communiquer sur l’univers et les étoiles… Conseiller scientifique à la NASA dans les années 60, il devient par la suite Directeur de Recherches au CNRS à Paris.

Hubert Reeves est aussi connu pour ses travaux de recherche au Service d’Astrophysique de Saclay… L’origine des éléments chimiques, l’origine du système solaire, l’origine de l’univers, l’astrophysique nucléaire ou encore la cosmologie. Autant de sujets passionnants pour un seul homme ! Et ce n’est pas tout…

Président de l’association Humanité et Biodiversité depuis 2001, Hubert Reeves rappelle que « nous éliminons plus de mille fois plus d’espèces qu’avant l’époque industrielle. Cette extinction massive, la sixième dans l’histoire de la Terre, l’humanité en est la cause. La biodiversité nous concerne au premier chef, car la biodiversité c’est nous, nous et tout ce qui vit sur terre ».

A travers lui, l’association Humanité et Biodiversité considère plusieurs grandes thématique clés pour agir efficacement : le financement d’actions de préservation par les pouvoirs publics en est une. La construction de l’aménagement durable des territoires tout en développant de l’emploi et du lien social autour de la nature en est une autre.

Mr Reeves s’inquiète également de savoir si une réelle gouvernance nationale de la biodiversité finira par voir le jour. Alors le scientifique interpelle régulièrement les hommes politiques. Les résultats ne sont pas toujours satisfaisants alors il continue et milite à travers son association pour une planète protégée. Et il faut bien reconnaître qu’Hubert Reeves est plutôt doué pour parler de l’univers… Par le passé, il a imaginé une série d’émissions sur les étoiles ou encore des spectacles scientifiques comme Astronomie et Ecologie, Des étoiles et des hommes. “ D’où venons nous ? Qui sommes nous ? Qu’est-ce qu’on va manger ce soir ? C’est par cette boutade de Woody Allen que débute la séance… Un spectacle qui se veut une histoire, et pas n’importe laquelle : la nôtre… »

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Green Star Awards

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Le 11 décembre, l’Organisation des Nations Unies et la Croix verte internationale ont lancé les Green Star Awards pour les experts en urgences environnementales. Un concours destiné à récompenser ceux qui se sont illustrés dans le domaine de la gestion des urgences environnementales.

La Croix verte internationale est une organisation non gouvernementale à but environnemental et fondée le 20 avril 1993 à Kyōto. Mikhaïl Gorbatchev, ancien dirigeant de l’URSS, en est le fondateur.

Elle se donne pour mission de contribuer à l’augmentation du niveau de vie et du développement économique et social dans tous les pays. Pour y arriver, elle met en place des projets de nature environnementale, des processus de paix ou d’aide au développement. Par exemple, Green Cross a installé des camps thérapeutiques près du site de la catastrophe de Tchernobyl. L’organisation internationale est également à l’origine des campagnes de prévention de conflits liés aux ressources en eau.

Les Green Star Awards, présentés pour la première fois en 2009, récompensent les individus, les organisations, les gouvernements et les entreprises ayant accompli des efforts remarquables dans le domaine de la prévention et de réponse aux urgences environnementales.

« Les Green Star Awards soulignent le lien entre les catastrophes environnementales et les impacts humanitaires. Ils soulignent l’importance de l’assistance humanitaire dans de telles urgences, ainsi que de la préparation des communautés pour prévenir ou répondre à de telles crises environnementales » a déclaré Alexander Likhotal, Président de La Croix Verte Internationale qui a aussi rappelé que des milliers de vies humaines ont été perdues dans des catastrophes l’année dernière.

Les Green Star Awards sont donc à la fois une récompense environnementale et une récompense humanitaire. « L’environnement peut être une cause, une conséquence ainsi qu’un facteur des crises humanitaires, et doit être traité comme tel. Cette année, nous chercherons des lauréats de haut niveau afin d’atteindre un public bien plus élargi qu’auparavant » a déclaré pour sa part le représentant onusien René Nijenhuis.

En 2011, les Green Star Awards avaient été attribués à trois organisations pour leur contribution à la gestion des urgences environnementales mondiales : le Blacksmith Institute, en reconnaissance de leur soutien aux efforts locaux faits pour gérer les sites très pollués ; Médecins Sans Frontières pour avoir fourni des soins médicaux dans les régions affectées par des crises ; ainsi que Terragraphics Environmental Engineering, pour leur travail remarquable sur les questions de déchets dangereux.

Les candidatures pour les Green Star Awards seront acceptées jusqu’au 15 Mars 2013. Quant aux vainqueurs, ils seront annoncés le 2 Septembre 2013 à l’occasion des célébrations organisées pour célébrer le 20ème anniversaire de la fondation de la Croix Verte Internationale par Mikhaïl Gorbatchev.

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Paul Watson: le pirate défenseur des baleines

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Qui a vu Paul Watson ?

Celui que l’on surnomme le « pirate écolo », le canadien Paul Watson, a lancé sa 9e campagne en Antarctique contre les chasseurs nippons de baleines. Equipé de quatre navires, d’un hélicoptère, de trois drones et accompagné d’une centaine de personnes engagées pour la bonne cause, celui que l’on surnomme « le capitaine » a quitté Melbourne le 5 novembre.

Paul Watson n’est pas un activiste comme les autres… Défenseur des baleines et des animaux marins depuis quarante ans, il est le Fondateur de l’ONG écologiste la plus combattive au monde, Sea Shepherd (ou « berger des mers ») qui a affronté depuis 1977 les baleiniers soviétiques ou japonais, les Canadiens traqueurs de bébés phoques et autres braconniers sur toutes les mers du globe…

A 61 ans, Paul Watson est aussi un des fugitifs les plus recherchés au monde. Interpol a lancé un mandat d’arrêt contre lui. Il est recherché par le Costa-Rica, où il est accusé d’avoir mis en danger un équipage lors d’une opération contre la chasse aux requins en 2002. L’Allemagne a aussi une dent contre lui. Arrêté en mai dernier à l’aéroport de Francfort, il s’était enfui en juillet en dépit d’une assignation à résidence. La cour d’appel de Francfort s’était alors prononcée pour l’extradition vers le Costa Rica du militant écologiste en fuite.

Watson a alors expliqué avoir mis quatre mois pour rejoindre l’Australie en traversant « deux océans et un nombre incalculable de rivières, franchissant trois chaînes de montagne, un désert, des lacs et des dizaines de villes ».

Paul Watson est désormais obligé de vivre sur un bateau, peut-être jusqu’à la fin de ses jours…

« Je foule à nouveau le pont du Steve Irwin, un des navires de la flotte de Sea Shepherd engagée dans le Pacifique sud », s’est réjoui Paul Watson, le 4 décembre dernier sur le site de l’ONG. « J’ai un équipage formidable et notre bateau fait route vers l’Antarctique ».

Cap sur le Pacifique sud où le Canadien a bien l’intention de contrarier les baleiniers japonais, avant qu’ils atteignent le sanctuaire des baleines dans l’océan Austral.

Officiellement, les activités de la flotte nippone dans l’Antarctique sont destinées à la «recherche scientifique», une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale qui interdit la chasse commerciale au cétacé depuis 1986. Les autorités japonaises affirment que cette pêche fait partie intégrante de la culture nippone.. Pourtant, la viande de baleine termine sur les étals.

« Le Japon finira par renoncer », selon Paul Watson. «M

ais nous retournerons en mer l’an prochain et l’année suivante, et les autres années aussi, jusqu’à la fin de la pêche à la baleine».

Pendant ce temps, la Corée du Sud confirmait le 5 décembre, qu’elle abandonnait officiellement son projet controversé de reprise de chasse à la baleine, annoncé l’été dernier et immédiatement condamné par de nombreux pays.

Actuellement, seuls trois pays chassent officiellement la baleine : le Japon, la Norvège et l’Islande.

Une pêche dite « de subsistance » est également autorisée chez plusieurs peuples indigènes dans le monde.

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1974: quand l’écologie s’invite dans la campagne présidentielle…

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Depuis 1974 il y a eu sept élections et autant de candidats écologistes malheureux.

La dernière en date, Eva Joly, d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) recueille seulement 2,31% des suffrages au premier tour. Pourtant, les électeurs ont pu constater que tous les candidats, extrêmes compris, ont abordé la question environnementale dans leur programme. En réalité, l’intérêt des français pour l’écologie s’est largement manifesté ces derniers mois en dehors de toute considération politique. Variations du prix de l’essence, tarifs de l’énergie, place du nucléaire en France, dossier de l’Erika ou encore fuite de gaz de la plateforme Total en mer du Nord… Autant de sujets liés à la santé de notre planète qui suscitent les débats mais qui, force est de le constater, ne font pas toujours bon ménage avec la politique.

L’écologie s’invite donc pour la première fois dans la campagne en 1974. René Dumont, agronome de formation, est alors le premier candidat à l’élection sous l’étiquette de l’écologie. Il récolte 1,32 % des votes. Mais à l’époque, il s’agit surtout d’utiliser les médias pour faire connaître l’écologie en politique. Déjà en 1973 avec la sortie de son livre L’utopie ou la mort, l’agronome tiers-mondiste lance un véritable appel à l’éveil écologique.

En 1977, il est l’invité de Jean Chancel dans son émission Radioscopie et il avoue « après les élections on a cherché à créer un mouvement écologiste et on y est pas arrivé, ceux qui voulaient s’organiser ont été empêchés de le faire par ceux qui ne voulaient pas s’organiser. Il n’y a pas eu de mouvement écologiste et je me suis alors joint aux Amis de la terre », une association indépendante du pouvoir politique que rejoint aussi Brice Lalonde. Ce dernier se portera lui-même candidat des écologistes à l’élection de 1981.

Mais revenons à René Dumont. L’homme à l’éternel pull rouge est né en 1904 à Cambrai.

Il passe trois années à Hanoï comme fonctionnaire, il est alors révolté par la politique coloniale. De retour en France, il devient professeur à l’Institut d’agronomie et soutient, dans un premier temps, une vision productiviste de l’agriculture basée notamment sur l’utilisation des fertilisants chimiques. Après la seconde guerre mondiale il lui sera reproché sa vision pétainiste de l’agriculture fondée sur le corporatisme agricole. Toutefois il est l’un des premiers à dénoncer les dégâts de la révolution verte et il élabore progressivement une critique de ce modèle. Pour mieux promouvoir sa vision du développement agricole, il exerce également son activité comme expert aux Nations Unies et s’intéresse tout particulièrement aux pays sous-développés.

Mort en 2001, René Dumont demeure toujours celui qui a lancé l’écologie politique en France. Il est un guide pour une certaine branche de l’écologie, celle qui estime que l’écologie politique trouve sa force dans sa capacité à se réformer.

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Jean-Yves Fromonot, Ethno Développeur

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Comment travailler autrement selon les lois naturelles, sans stress ni capitaux ? Comment trouver une activité de vie équilibrée entre la ville et la campagne ?

Jean-Yves Fromonot est Ethno Développeur et tente d’apporter des réponses au micro-entreprises. Il encadre aussi des formations pour les particuliers et les associations.

En 1977 Jean-Yves Fromonot sort diplômé d’une business school. Un parcours sans faute… Il est alors Directeur des Relations Humaines pour plusieurs grands groupes internationaux, jusqu’à ce qu’il décide de changer de vie.

Jean-Yves Fromonot quitte les affaires en 1995, il expérimente avec succès le concept de travail partagé. Mais il prévient: « Le changement ne s’est pas fait du jour au lendemain ».

Il a développé plusieurs activités, du tourisme à la campagne jusqu’au centre de formation.

Il décide alors d’enseigner sa méthode.

Changer de vie pour devenir agriculteur bio ? C’est ce que propose la ferme Sainte Marthe, près d’Orléans, où Jean-Yves Fromonot forme des citadins volontaires au changement.

Il est aussi cofondateur avec Philippe Desbrosses de l’association Intelligence Verte qui sensibilise le public à la promotion de la biodiversité naturelle et humaine.

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REDIFF – Wangari Maathai, Réparons la terre

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Elle est la première femme à avoir reçu en 2004 le Prix Nobel de la Paix pour sa « contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la Paix ».

Je vous propose aujourd’hui de suivre le chemin tracé par Wangar Maathai, une militante Kenyane persuadée bien avant la « mode verte » qu’en préservant la terre, on protège les hommes.

Biologiste, zoologue, enseignante, militante des droits de l’homme et pour la démocratie, Wangari Maathai fonde en 1977 le Mouvement de la ceinture verte, qui s’appuie sur des réseaux de femmes avec lesquelles elle lance une vaste opération de reboisement de l’Afrique et fait planter plus de 30 millions d’arbres en 30 ans.

A travers son combat pour la biodiversité, Wangari Maathai a ainsi valorisé le rôle et l’image des femmes dans la société kenyane.

Née en 1940 dans une famille de paysans pauvres de l’ethnie kikuyu, la jeune Wangari est très rapidement repérée par ses professeurs, des sœurs catholiques. Avec leur aide, elle décroche une bourse d’études qui lui permet d’étudier la biologie aux Etats-Unis à la fin des années 1950.

Wangari Muta Maathai était insoumise et combative, parfois au péril de sa vie. Elle lutte contre la déforestation, s’oppose dans les années 90 à la construction d’une tour de soixante étages au beau milieu d’un parc forestier. Ce qui provoque la colère du régime autoritaire de l’ancien président Daniel Arap Moi. Craignant pour sa vie, elle doit alors se réfugier en Tanzanie. Puis elle revient…

Le Kenya s’apaise, réussit une transition démocratique inespérée. Wangari Maathai s’essaie alors en politique au début des années 2000, d’abord comme député du premier parlement démocratique, puis comme secrétaire d’Etat à l’Environnement. Sans succès.

Elle revient à son combat de toujours: la sauvegarde des forêts d’Afrique et la démocratisation de son pays. Wangari Maathai décède le 25 septembre 2011 à l’âge de 71 ans.

Elle nous a laissé en héritage cet essai Réparons la terre pour tenter de réparer la terre et réconcilier l’homme avec la nature. Un texte militant, profondément humaniste où Wangari Maathai explique que « la diminution des ressources est à l’origine de nombreux conflits, leur distribution inéquitable amenant les populations à lutter les unes contre les autres. Alors que lorsque nous plantons des arbres, nous semons des graines de paix et d’espérance ».

Wangari Maathai, Réparons la terre, est un Essai édité par les Editions Héloïse d’Ormesson.

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REDIFF – Haïdar el-Ali

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Le 3 avril dernier, Haïdar el-Ali est nommé Ministre de l’Ecologie et de la protection de la nature du Sénégal après l’accession de Macky Sall à la présidence de la République. Haïdar el-Ali est un militant écologiste très influent dans son pays.

Fils d’un commerçant libanais installé à Louga, il devient pêcheur, moniteur de plongée puis directeur du célèbre club de plongée de Dakar l’Océanium. C’est d’ailleurs pour la mer qu’il livre ses premiers combats au milieu des années 80. Il lutte contre la surpêche, aussi contre la déforestation, la désertification ou encore le trafic des lamantins.

Dans son livre Haïdar El Ali, itinéraire d’un écologiste au Sénégal, la journaliste et auteure Bernadette Gilbertas nous raconte le parcours atypique de cet homme qui se bat pour un développement durable dans son pays. Très charismatique, ce Sénégalais blanc parle le wolof et a le don de rassembler les gens autour de lui.

Depuis 2006, plus de 100 millions de palétuviers ont été plantés grâce à Haïdar El Ali. Haut-lieu de diversité, la mangrove ne cesse de disparaître. C’est en se promenant dans le sud de la Casamance et en regardant les cimetières à mangroves qu’il a eu une idée, comme le raconte Bernadette Gilbertas.

Avec sa campagne de reboisement, Haïdar el-Ali est peut-être le plus grand planteur au monde. Il tente à présent de trouver des leaders locaux pour perpétuer ses actions au Sénégal et ailleurs en Afrique.

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Jean Malaurie

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La fonte rapide des glaces des régions nordiques aura un « impact sur la sécurité du Canada ». C’est qui ressort d’un récent rapport canadien rendu public cette semaine.

« Par conséquent, des écosystèmes fragiles et uniques seront assujettis à de nouvelles agressions ». Le rapport en mentionne plusieurs, dont la fonte du pergélisol et de la glace marine.

Au-delà des territoires canadiens, les régions nordiques sont en danger.

Lancée dans 52 pays, la campagne L’Appel des Pôles collecte les témoignages de politiques, scientifiques, photographes et aventuriers engagés dans la protection des régions polaires, l’Arctique ou l’Antarctique. Comme le Professeur français Jean Malaurie, éminent naturaliste, historien et grand explorateur.

Il est le premier Français et le deuxième homme au monde à avoir atteint le Pôle géomagnétique Nord. Il a aussi dirigé une trentaine de missions en solitaire avec les Inuits au Grand Nord canadien, au Groenland et en Alaska.

Né en Mayence en 1922, Jean Malaurie a partagé la vie des Inuits au moment où leur société archaïque était soumise au choc de la modernité. Il en a tiré un livre devenu célèbre et le plus diffusé au monde sur le peuple Inuit : les Derniers Rois de Thulé. Il est le premier ouvrage de la célèbre collection Terre Humaine créée par Jean Malaurie.

Il raconte : « Voyageant seul, j’ai vécu plusieurs mois avec les Inuit, et comme les Inuit. On allait à la chasse, à la pêche ensemble. On partageait la soupe au sang. Peu à peu, ils ont cessé de se méfier et m’ont adopté. Ils pressentaient que leur société ancestrale était menacée et ont compris que je pourrais devenir en quelque sorte leur secrétaire, leur témoin irréfutable, leur avocat. Le plus dur fut de les amener à s’intéresser à eux-mêmes. »

Hivernage de l’auteur dans la nuit polaire, chasse au morse… Le Documentaire sur Les derniers rois de Thulé retrace aussi le sauvetage très périlleux d’un groupe Inuit en perdition dans les glaces auquel Jean Malaurie a participé, également la vie intense dans les iglous de neige ou de pierre où l’on assiste le soir au couchage des Inuit sur la plate-forme commune.

Jean Malaurie devient en 1948 à 26 ans, géographe aux Expéditions polaires françaises de Paul-Emile Victor sur la côte ouest du Groenland. Il a été nommé à la première et seule chaire de l’enseignement supérieur français sur l’Arctique et a fondé avec Fernand Braudel, le prestigieux Centre d’études arctiques du CNRS / Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en 1957.

Depuis 1994, il est Président de l’Académie Polaire à Saint-Pétersbourg qui forme les cadres supérieurs autochtones sibériens, et président du Fonds Polaire Jean Malaurie.

Le 17 juillet 2007, Jean Malaurie était nommé à l’unanimité Ambassadeur de bonne volonté des régions polaires arctiques pour l’Unesco. Une haute distinction qui récompense des décennies d’études et de combat pour la préservation du milieu polaire arctique et de ses habitants. Jean Malaurie rappelait alors que « les régions arctiques et antarctiques vont connaître des transformations fondamentales. Du pétrole et du gaz ont été découverts dans l’Arctique. Je vous laisse imaginer ce qui se passera si des méthaniers coulent en Alaska, dans le passage du Nord-Ouest ou au large du Groenland. Ce serait un drame aux conséquences mondiales. L’Arctique et l’Antarctique obligent l’homme à avoir une morale internationale ».

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