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Rudolf Steiner: père de la biodynamie

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L’agriculture biodynamique a un père fondateur : Rudolf Steiner, philosophe et créateur de l’Anthroposophie. Selon lui il s’agit d’une science de l’esprit, une tentative d’étudier, d’éprouver et de décrire des phénomènes spirituels avec la même précision et clarté avec lesquelles la science étudie et décrit le monde physique. Avec toutes ses contradictions,son génie, sa folie, Steiner est pourtant un précurseur.

II naît en 1861, dans les montagnes hongroises. Fils d’un chef de gare autrichien, c’est un petit surdoué, introverti, bouleversé à neuf ans par la découverte d’un livre de mathématiques. Il écrira plus tard: « C’est à la géométrie que je dois d’avoir connu le bonheur. »

En 1924, Rudolf Steiner posa les fondements de l’agriculture biodynamique, sous la forme de huit conférences prononcées en Silésie.

Avec ce cours d’agriculture alors inédit il répond aux agriculteurs inquiets d’observer la dégénérescence des semences et la baisse de la qualité des aliments. À cette époque, l’agriculture industrielle est mise en cause, en particulier l’utilisation de plus en plus généralisée d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires qui contribuent déjà à détruire la vie des sols.

Pour Steiner « L’agriculture bio-dynamique est une agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux Hommes. Elle se base sur une profonde compréhension des lois du « vivant » acquise par une approche qualitative et globale de la nature. Elle considère que la nature est tellement dégradée qu’elle n’est plus capable de se guérir elle-même et qu’il est nécessaire de redonner au sol sa vitalité féconde grâce à des procédés « thérapeutiques ».

En réponse à une question sur les maladies végétales, Rudolf Steiner explique qu’en réalité ce n’était pas en premier lieu la plante qui était malade mais l’environnement et particulièrement le sol, qui pouvait tomber malade. Il fallait donc chercher les causes des prétendues maladies des plantes dans l’état du sol et de l’environnement.

Ce « Cours aux agriculteurs » a été imprimé dés 1925 pour tous. Un cours qui deviendra le symbole d’une révolution verte à venir…

En appliquant les principes de la biodynamie selon Steiner, on soigne la terre, on la régénère, la façonne et on entretient les paysages. On fournit aux Hommes une alimentation saine, on développe l’approche du vivant pour mieux comprendre le rôle de l’Homme. On ouvre aussi de nouvelles perspectives sociales sur les fermes, on créer du lien social entre les producteurs et les consommateurs.

Enfin dans son cours aux agriculteurs Steiner atteste que « Seul peut émettre un jugement sur l’agriculture celui qui tire ce jugement du champ, de la forêt, des animaux qu’il élève ».

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Paul Emile Victor: l’homme des pôles

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Paul-Emile Victor est un grand explorateur, fondateur et patron des expéditions polaires françaises. Mais comment explorer les multiples facettes de celui que l’on appelle « l’homme des pôles » du vingtième siècle ?

A travers principalement ses travaux d’ethnologue humaniste dans son rapport avec les Inuits chez qui il a vécu, sans oublier ses activités scientifiques et écologiques.

Ecologiste, il l’est devenu au fil de ses expéditions…

Né en 1907 à Genève, Paul-Emile Victor est très jeune attiré par les pôles.

Il organise en 1934 sa première expédition polaire. Le célèbre explorateur polaire, le Commandant français Charcot, accepte sa demande d’embarquement à bord du Pourquoi-Pas? pour sa croisière d’été. Il le dépose, avec trois compagnons, pour un an chez les Inuits d’Ammassalik, au Groenland. Dans son journal de bord, Paul-Emile Victor raconte leur arrivée…



« Mouillez !, dit Charcot. Cri de triomphe. cri de victoire… Le splatch de l’ancre qui plonge, le rugissement de la chaîne qui prisonnière depuis de nombreuses semaines, s’écoule sur les glaces du fjord et vient se perdre sur les glaciers. Ce pays est chauve, bossu, pelé; la lumière vorace, livide. Les cailloux sont rongés par les vents qui déboulent du désert de glace, proche. La mer est noire où dansent quelques glaçons étincelants. Voilà le pays de mes rêves. »

Il y retourne en 1936 et réalise l’exploit de traverser le Groenland en traîneau à chiens, d’ouest en est. Arrivé à l’est, il s’installe chez une famille inuit dont il partage la vie pendant quatorze mois. Il étudie la vie de la tribu et devient, comme il le dit « un Esquimau parmi les Esquimaux ». Ce peuple que l’on nomme aujourd’hui les Inuits car le terme Esquimaux est péjoratif dans la langue Crie.

En 1947, il fonde les Expéditions Polaires Françaises Paul-Emile Victor, qu’il dirigera pendant 29 ans.

Il multiplie les activités sur la défense de l’homme et de son environnement. Lier le développement économique à la protection environnementale devient comme une évidence. Et il va plus loin… Avec Jacqueline Auriol, Alain Bombard, Jacques-Yves Cousteau, Louis Leprince-Ringuet et Haroun Tazieff, en 1974 il crée le Groupe Paul-Emile Victor pour la Défense de l’Homme et de son Environnement. « Alors que l’homme était un prédateur il est devenu un destructeur », scande-t-il.

Auteur d’une quarantaine d’ouvrages scientifiques et de nombreux articles, en 1977 Paul-Emile Victor vit un autre rêve d’enfant en s’installant avec sa famille sur une île déserte de Polynésie Française. Il y passe une retraite active, partagé entre les expéditions polaires, l’écologie et les arts polynésiens. Il s’éteint sur son îlot de Bora Bora, le 7 mars 1995.

Les combats qu’il a menés sur les questions du réchauffement climatique, de l’eau et de la sauvegarde des identités locales n’ont jamais autant résonné qu’en ce moment.

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Alain Chabrolle: la voix des régions

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Alain Chabrolle est vice président EELV délégué à la santé et à l’environnement au conseil régional Rhône-Alpes. Cela fait 35 ans qu’il milite en faveur de la protection de l’environnement.

Avant de devenir conseiller régional, il a été administrateur à France Nature Environnement et porte-parole de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de la Protection de la Nature).

Il a également pris part aux grandes luttes anti-nucléaires et a porté des expériences pionnières avec les premières coopératives de produits issus de l’agriculture biologique.

Plus récemment il a rejoint le réseau nrg4SD, une organisation internationale créée en 2002 à l’occasion du Sommet Mondial de Johannesburg. Aujourd’hui le nrg4SD comprend 50 Etats fédérés et gouvernements de régions en provenance de 30 pays. Favoriser la coopération entre Régions du monde… C’est aussi la mission d’Alain Chabrolle.

Lors de la conférence des Nations-Unies pour le développement durable RIO+20, Alain Chabrolle a constaté l’affirmation du poids des régions dans les instances onusiennes.

Il retient aussi l’abondance des projets de la société civile: Gouvernances partagées, fonds dédiés ou encore réflexions sur la fiscalité écologique… Pour Alain Chabrolle, c’est sûr, « le changement viendra de la société civile ».

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Lionel Astruc, journaliste et écrivain de l’économie solidaire

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Apprendre à faire ensemble… Ainsi pourrait-on résumer la démarche de Lionel Astruc, écrivain et journaliste de 38 ans qui se consacre aux thèmes de l’écologie et de l’économie solidaire. Il remonte les filières de produits « durables » en France et ailleurs dans le monde, de l’alimentation biologique au tourisme responsable en passant par la mode éthique, ou encore la finance solidaire. Dans son livre Manger local Lionel Astruc s’emploie à faire connaître 26 initiatives françaises pour relocaliser notre alimentation.

De la même façon il montre que dans les pays du sud on cherche à manger local, être résilient, pour mieux résister aux crises en comptant sur les ressources de proximité.

J’ai demandé à Lionel Astruc si sa démarche professionnelle était en accord avec ses actions au quotidien…

Lionel Astruc est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages dont plusieurs sont consacrés à des acteurs pionniers de la transition écologique, économique et sociale, comme Vandana Shiva, Prix Nobel alternatif en 1993.

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Coline Serreau : quelles solutions pour la planète ?

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Si beaucoup prennent la plume pour interpeller les politiques et les citoyens face à la nécessité d’agir au plus vite contre les déséquilibres de la planète, d’autres ont choisi de le faire en paroles et en images.

Parce qu’elle refuse la fatalité, la cinéaste française Coline Serreau, a réalisé plusieurs documentaires et reportages pour parler des alternatives crédibles à notre système.

En 1996, elle tourne La Belle Verte pour parler d’écologie et d’une transformation radicale de notre mode de pensée. Elle filme les acteurs du changement en action. Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe, défenseur de la « sobriété heureuse » coline serreau quelles solutions pour la planete . Et d’autres en Inde, au Brésil, en Ukraine… Ceux qui proposent des solutions dans le respect de l’autre et de notre environnement.

Un peu plus tard, elle poursuit son enquête avec son film Solutions locales pour un désordre global, sorti sur les écrans en avril 2010. Coline Serreau joint alors la parole aux actes et montre, caméra au poing, qu’il existe des solutions. Elle fait entendre les réflexions de paysans, de philosophes et d’économistes qui inventent et expérimentent des alternatives pour panser les plaies d’une terre maltraitée.

Pendant près de trois ans elle va à leur rencontre. Elle rend visite à Dominique Guillet, Président fondateur de Kokopelli, association qui milite pour la sauvegarde de la biodiversité des semences. Pour lui « la meilleure façon de lutter contre les multinationales quelles qu’elles soient, […] c’est de s’en passer ».

Elle donne aussi la parole à Serge Latouche, considéré comme le spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l’épistémologie des sciences sociales. Il rappelle que « si tout le monde vivait comme nous, Français, il faudrait 3 planètes. Mais si nous continuons avec un taux de croissance extrêmement modéré […] de 2%, à l’échelon 2050 […] c’est 30 planètes qu’il faudra ».

Avec ce film, elle montre qu’il existe partout dans le monde des gens qui, sans se connaître, ont la même philosophie de vie et les mêmes pratiques envers la terre nourricière.

Il n’est pas question de dénoncer, ni de culpabiliser qui que se soit, la cinéaste veut responsabiliser. Pour elle, « les problèmes écologiques sont la conséquence de cette organisation de la société qui valorise l’exploitation, la prédation et le profit plutôt que les forces de vie. » Alors elle montre des pratiques qui fonctionnent pour une sécurité alimentaire pérenne et une vie plus saine.

La démarche de Coline Serreau pourrait se résumer en 3 actes.

Acte 1 : Il faut relocaliser l’économie et aller d’abord vers une autonomie alimentaire, à partir de 3 éléments essentiels : le champ, la forêt, l’animal pour réparer la terre qui se meurt.

Acte 2: Mettre en lumière cette universalité des solutions, tout autant que leur simplicité.

Acte 3 : La conséquence des deux précédents. En somme, redonner de l’espoir et l’envie d’agir.

Tous ces principes font de Coline Serreau, 64 ans, une cinéaste engagée mais, comme elle aime le rappeler, une citoyenne comme les autres.

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Hélène Gassin: une militante en Ile-de-France

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Hélène Gassin est Vice-présidente, chargée de l’environnement, de l’agriculture et de l’énergie au Conseil régional d’Ile-de-France.

Son parcours est d’abord celui d’une fille de militants. D’ailleurs, elle prend ses distances avec le militantisme… Un temps… Le temps de réaliser la nécessité d’agir face aux problèmes que pose l’énergie nucléaire.

Le nucléaire : son 1er sujet de colère! Dés l’enfance elle refuse catégoriquement ce risque imposé aux populations.

Sa maîtrise Sciences et Techniques en gestion de l’environnement en poche, Hélène Gassin rejoint Greenpeace France en 1998. Elle sera chargée de la Campagne Énergie jusqu’en 2006.

Elle suit les négociations internationales, fait du lobbying lors de l’élaboration de directives européennes. Elle coordonne aussi des débats et initie des projets concrets comme Enercoop, le seul fournisseur d’électricité sous forme coopérative à s’approvisionner directement et à 100 % auprès de producteurs d’énergie renouvelable.

Elle devient une spécialiste de l’énergie. D’ailleurs, elle co-écrit avec Benjamin Dessus le livre « So Watt ? » qui sort en 2004 suite à un débat sur l’énergie en France.

Depuis 2004, Hélène Gassin souligne les progrès accomplis, en particulier la prise de conscience plus large et le Grenelle Environnement qui a permis quelques avancées, notamment sur la maîtrise de l’énergie dans le bâtiment.

C’est en 2008 qu’Hélène Gassin rejoint ce qui deviendra Europe Ecologie.

Le pouvoir des régions est le principal enjeu des années à venir pour entrer de plein pied dans une politique énergétique responsable.

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Cousteau : le Commandant audacieux

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Alcyone et Calypso, les deux navires mythiques de l’Equipe du Commandant Cousteau viennent de recevoir le label BIP (Bateau d’Intérêt Patrimonial), décerné par la Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial (FPMF). Un bel hommage rendu à l’équipe Cousteau et son célèbre Commandant parti explorer les mers et les océans dés le début des années 1940.

Tous les moyens sont bons pour arpenter les profondeurs de la mer, et sustenter l’imagination débordante des enfants : scaphandre, puces des mers, soucoupe plongeante, Turbovoile… En 1980, le commandant Jacques-Yves Cousteau rêve d’apprivoiser le vent pour propulser un bateau. Une énergie propre, gratuite et renouvelable. Développées sur une idée originale du Professeur Lucien Malavard, les « ailes » du nouveau navire connues sous le nom de Turbovoiles sont une vraie révolution dans le domaine du transport maritime. Cousteau et ses associés utilisent un cylindre fixe à l’allure d’une cheminée et fonctionnant comme une aile d’avion. La Turbovoile est née. Le navire est baptisé Alcyone, fille du vent…

1985, à La Rochelle, Alcyone traverse l’Atlantique et arrive triomphalement dans le port de New York. Une quarantaine d’années après sa première plongée, Cousteau retourne dans la Méditerranée. Lors de cette mission « redécouverte du monde » il fait un constat amer… La dégradation des fonds sous-marins se généralise à l’ensemble de la planète. Surpêche, déversement de déchets, destruction des récifs coralliens, marées noires… C’est pour contribuer à faire entendre ce cri d’alarme que l’équipe Cousteau, avec ses deux navires Calypso et la toute jeune Alcyone, entreprennent une vaste enquête autour de la terre.

Trois ans plus tard, en 1988, l’équipe Cousteau suit la migration des baleines à bosse des îles Hawaii jusqu’en Alaska. Il faut dire que le Commandant à un faible pour les baleines et ces autres cétacés des profondeurs marines, comme en témoigne ce récit extrait du livre Nos amies les baleines…

« En 1967, dans l’océan indien, nous avons rencontré des orques… Au moment où je réveille Simone, la cloche sonne. Alerte !… Des orques, des vrais ! Il est très tôt, la matinée est splendide. C’est une journée qui s’annonce bien. »

Les explorations sous-marines du Commandant Cousteau, ses livres, ses films et ses documentaires ont ainsi permis à un large public de découvrir le monde de la mer et ses mystères.

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Nicole Bricq, ministre de l’Ecologie, du Dévelopement durable et de l’Energie

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Le 16 mai dernier Nicole Bricq, alors sénatrice socialiste de Seine et Marne, est nommée ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie dans le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Ancienne députée, rapporteure générale du budget au sein de la Commission des finances du Sénat et proche du Président, la nomination de Nicole Bricq est saluée par le milieu écologiste, notamment par France Nature Environnement (FNE), Greenpeace et le WWF.

Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement (qui regroupe 3000 associations environnementales) souligne « une culture écolo et une culture du dialogue » chez la ministre. Il se réjouit également du retour de l’énergie, secteur qu’avait perdue Nathalie Kosciusko-Morizet en succédant en 2010 à Jean-Louis Borloo.

Autre temps, autre ministres… Benoît Hartmann, regrette toutefois la séparation avec le ministère de l’Égalité des Territoires et du Logement aux mains cette fois de Cécile Duflot, secrétaire national d’Europe Ecologie- les Verts. Il averti qu’il faudra un « premier ministre fort » capable de coordonner les actions de tous les ministères concernés par l’environnement.

On l’aura compris, les deux nouvelles ministres Nicole Bricq et Cécile Duflot devront composer ensemble, notamment sur le champ du développement durable. Et le rôle fort que devront jouer les collectivités locales dans ce domaine devrait permettre à Cécile Duflot de se faire entendre.

Si pour beaucoup la nomination de Nicole Bricq est une surprise, elle est « un gage de sérieux et de crédibilité pour mieux intégrer l’environnement au cœur du budget et des politiques publiques » a déclaré pour sa part Serge Orru, Directeur général du WWF France.

Il rappelle que « Nicole Bricq est une spécialiste de la fiscalité écologique et de la transposition de la directive sur le marché du gaz ». La ministre est en effet à l’origine de la Réforme fiscale écologique (RFE) en 1999. L’idée consiste alors à déplacer une partie de la charge fiscale vers les activités polluantes, en taxant principalement les énergies fossiles.

Nicole Bricq a aussi été membre de la commission d’enquête à l’assemblée nationale après la catastrophe de l’usine AZF à Toulouse. Et elle est l’auteure de la proposition de loi relative à la réforme du régime des catastrophes naturelles suite à la sécheresse de 2003.

A bientôt 65 ans, cette fille d’agriculteurs de Rochefoucauld (Charente) a la réputation d’être une « réformiste de caractère ». Et il lui en faudra pour préparer d’ici 2017 le démantèlement de la plus vieille centrale de France à Fessenheim. Elle doit en outre organiser un « grand débat citoyen » sur l’énergie qui doit aboutir au vote d’une loi de programmation de transition énergétique. Et comme l’a promis François Hollande dans son programme de campagne, elle devra également « favoriser la montée en puissance des énergies renouvelables en soutenant la création et le développement de filières industrielles dans ce secteur ».

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La mauve sylvestre

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Ce sont ses grandes fleurs violettes qui nous la font repérer de loin parmi les herbes sauvages. Riche en mucilages, c’est une grande adoucissante aussi bien de la gorge que de l’appareil digestif que vous préparerez en infusion.

Le secret de beauté et de grâce des raies Manta enfin révélé !

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© jon hanson from london, UK

Pour les inconditionnels de cette chronique, vous aurez remarqué mon attachement et mon admiration pour ces créatures marines, dont je vous parle régulièrement : les raies Manta.

J’en ai été émerveillé depuis longtemps.  J’ai cherché à les approcher le plus souvent qu’il m’a été permis et elles m’ont donné par leur rencontre des joies que je ne soupçonnais pas.

De  nombreuses raisons plaident à mon admiration. Mais l’une d’elles est évidente pour chacun. Le vol majestueux, gracile, enchanteur des rais  et des raies  Manta en particulier participe à la beauté du monde sauvage, et à l’enchantement créé pour celui qui les côtoie sous l’eau, ou qui les admire en vidéo.

Ce déplacement gracile, je me suis très vite rendu compte qu’il était très, très particulier, et  qu’on ne les rencontrait guère ailleurs sous la même forme.

J’ai trouvé l’explication dans l’analyse faite par un scientifique allemand, Leif KNIESE.

A découvrir dans cette chronique .

Crédit Image flickr © jon hanson from london, UK  (creative common)