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UNE BONNE ANNEE POUR COMPRENDRE ET AGIR ENFIN !

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Maintenant que l’expédition Changing Oceans 2010 est terminée, place à l’expédition Changing oceans 2011 ! Mais En ce mois de Janvier 2011, c’est l’occasion aussi de faire un retour rapide sur l’année de la biodiversité qu’a été 2010 au niveau des océans et d’éviter les bonnes résolutions qui ne servent à rien ! retrouver mes voeux et une invitation à comprendre et à agir en 2011 !

ANTINEA – L’expédition Changing Oceans entre deux années

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L’expédition 2010 « Changing Oceans » s’est terminée. C’est l’occasion de faire un bilan sur les programmes scientifiques , socio-éducatifs, et de communication grand public qui ont été menés, et de penser d’ores et déjà au futur. Fleur de passion, après le chemin du retour, reprendra la mer. Et si vous faisiez partie de la suite de l’aventure, du prochain équipage ?

Tribunal International de la Nature

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Un Tribunal International de la Nature a récemment vu le jour pour en finir avec l’impunité des criminels de notre planète…

Extravagance écologiste ou instance indispensable ?

Aujourd’hui l’ « écocide » – ou crime contre la nature – fait son entrée dans la cour des grands.

Le Tribunal International de la Nature a été initié lors du symposium international “Quelles sont les voies pour une planète viable ?” qui s’est tenu l’automne dernier à Quito, en Équateur, après la conférence de Rio + 20.

Il a officiellement été lancé le 7 décembre 2012 par Alfredo Pena Vega (directeur scientifique de l’Institut international Politique de civilisation) et Philippe le Gonnidec, fondateur de SOS-21.

Ce Tribunal vise à attirer l’attention des gouvernements et des opinions publiques sur les menaces graves qui pèsent sur l’environnement, la nature et sur toutes les formes de vie ainsi que sur leurs répercussions sanitaires, économiques, sociales et culturelles portant atteinte aux générations futures.

Il fonctionnera sur le modèle du Tribunal Russell fondé en 1966 pour juger les crimes de guerre au Vietnam et qui a été le précurseur de la Cour pénale internationale. Il examinera les plaintes qui lui seront soumises et prononcera un verdict que les victimes pourront utiliser devant les tribunaux nationaux ou internationaux.

En outre, il devrait pouvoir appuyer ses jugements sur une directive européenne (actuellement en projet) qui, si elle est adoptée, reconnaîtra le crime d’“écocide” que la Cour pénale internationale sera habilitée à juger.

Le Tribunal International de la Nature agit selon 4 grands axes :

– Il examine les réclamations soumises, à la suite d’une grave atteinte à l’environnement.

– Il prononce une condamnation morale, après examen du dossier et consultation populaire, en respectant les droits de la défense des personnes mises en cause.

– Il explique comment de tels crimes peuvent être évités, à l’avenir

– Il sensibilise les populations à la prise de conscience et à la protection de l’environnement.

Les fondateurs de ce tout jeune Tribunal préviennent que son fonctionnement reposera sur la participation active des réseaux sociaux qui se chargeront de contribuer aux décisions du Tribunal et de les diffuser.

Le Tribunal International de la Nature est déjà soutenu par de nombreuses personnalités dans le monde comme Boutros Boutros Ghali, Raoni, Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot et Jean-Marie Pelt.

Tous les acteurs sociaux qui se considèrent menacés ou qui veulent s’engager pour l’avenir de la planète et des générations futures pourront retrouver cette chronique sur www.frequenceterre.com

Les « consom’acteurs »

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Plus qu’un phénomène de mode, la consommation collaborative est amenée à se développer.

Pour mieux comprendre ce phénomène, l’ADEME – l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie – a fait réaliser une étude à partir des données de l’observatoire des modes de vie et consommation d’IPSOS : « Les 4500 ». Cette étude, publiée le 25 avril dernier, porte plus précisément sur « Les Français et les pratiques collaboratives : qui fait quoi et pourquoi ? ».

Cette enquête permet de mieux comprendre les usages de six pratiques plus ou moins répandues en France: l’adhésion à une AMAP, le covoiturage, la location de biens, le troc, la vente des biens et l’achat groupé.

Premier constat : Il n’y a pas un mais des profils « type » de consommateurs collaboratifs.

Chaque type de pratique collaborative a un public précis : par exemple, une majorité des adhérents d’AMAP habite dans des villes de plus de 200 000 habitants et ce sont les femmes (à 55%) qui y adhérent le plus. A l’inverse, le covoiturage est le plus souvent la panacée des hommes qui vivent en majorité dans des communes de moins de 20 000 habitants.

La nature de ces adeptes se distingue par la recherche d’échanges, la préoccupation relative à l’évolution de la société, la propension à l’expérience voir la prise de risque et le plaisir de faire durer les objets.

Non ces consommateurs collaboratifs ne sont pas dans le rejet de notre société de consommation actuelle mais l’ADEME nous dit qu’ils veulent en reprendre le contrôle et devenir des « consom’acteurs ».

Première observation, ces « consom’acteurs » partagent quatre caractéristiques communes :

– Ils sont curieux, et cherchent à rencontrer régulièrement de nouvelles personnes.

– Ils se soucient de l’état de la société, mais c’est une préoccupation qui ne se traduit pas forcément en actions concrètes.

– Ils ont également un côté « aventurier », avec une propension à la découverte et à l’expérience (voir à la « prise de risque » comme le mentionne l’étude).

– Et enfin ils en ont assez de « l’obsolescence programmée », avec la volonté et le plaisir de faire durer les objets.

Seconde observation, ces consommateurs sont partagés entre la recherche de bons plans de consommation et des motivations collectives liées à des préoccupations écologiques par exemple. Toutefois l’IPSOS observe que » les pratiquants véritablement portés par une volonté d’engagement sont minoritaires ».

Autre constat : La crise durable dans laquelle la France est installée et le développement des moyens technologiques (Internet et Smartphones) simplifient et donc favorisent la recherche de bons plans et la mise en relation des particuliers entre eux.

Pour Valérie Martin, qui a commandé l’étude pour l’ADEME, « cette enquête permet d’objectiver le débat, de voir que les nouvelles habitudes de consommation démarrent peu à peu, et que nous devons poursuivre nos actions d’information et de sensibilisation auprès des différents publics pour montrer qu’il est possible de s’engager, que c’est facile et que ça peut même rapporter de l’argent ! »

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Claude et Lydia Bourguignon

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La France est le troisième consommateur mondial de pesticides, après les Etats-Unis et le Japon. Et elle est de loin le premier utilisateur en Europe.

La consommation de pesticides en France représente environ 110 000 tonnes par an, soit 90% qui sont utilisés en agriculture. Rapporté à la surface et aux productions agricoles, la France est aussi le premier utilisateur de produits phytosanitaires parce qu’elle est le premier producteur agricole européen avec près de 22 % de la production totale de l’Union européenne.

Dans leur livre Le sol, la terre et les champs : pour retrouver une agriculture saine, Claude et Lydia Bourguignon proposent une nouvelle voie pour l’agriculture du XXIe siècle.

Claude Bourguignon est un ingénieur agronome français de 62 ans, ancien collaborateur de l’INRA. Avec son épouse ils ont fondé le Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols. Dans les années 1970, Claude Bourguignon était parmi les premiers à avoir alerté sur la dégradation rapide de la biomasse, des micro-organismes dans les sols (et donc des bactéries et des champignons microscopiques), également sur la perte d’humus.

Dans les années 80, il met au point une méthode de mesure de l’activité micro-biologique et constate qu’en Europe, 90 % de l’activité micro-biologique des sols a été détruite.

L’agrologie, sciences de l’agriculture écologique, est fondée sur les relations complexes qui unissent le sol, les microbes, les plantes, les animaux et l’homme. Claude Bourguignon a ainsi contribué à développer des techniques alternatives qui se sont avérées très efficaces, mais qui demandent une bonne connaissance du fonctionnement écologique des sols

Dans l’édition 2010 de cet ouvrage de référence, Le sol, la terre et les champs : pour retrouver une agriculture saine, Claude et Lydia Bourguignon soutiennent que l’agronomie n’a pas su développer une agriculture durable et qu’elle s’enlise dans les OGM qui rendent les agriculteurs prisonniers des semenciers ainsi que dans les agro carburants qui provoquent une hausse brutale du prix des denrées agricoles.

Les auteurs exposent une nouvelle évolution verte, qui par l’application des lois de la biologie des sols, permet de restaurer une fertilité durable grâce à des techniques comme le semis direct sous couvert, le compost ou encore le BRF… Le bois raméal fragmenté, ou encore bois raméaux fragmentés, est une technique cultural agricole mis au point par des Canadiens. Par l’introduction du broyat dans la couche supérieure du sol ou en paillis, cette technique cherche à recréer un sol aéré et riche en micro-organismes, comme on en trouve souvent en forêt.

Depuis que le secteur microbiologie des sols de l’Institut Pasteur a été fermé, Claude Bourguignon a déploré l’absence de chaire officielle de microbiologie des sols en France. Absence qui s’est traduite par le manque de formation en microbiologie chez les jeunes agronomes et pédologues, spécialistes des sols.

Enfin dans cet ouvrage, Claude et Lydia Bourguignon nous disent que « Le paysan devenu exploitant agricole doit maintenant devenir un véritable agriculteur qui pour la première fois dans l’histoire, cultivera la terre sans l’éroder en l’aimant et la respectant comme un être vivant. »

Je vous invite à retrouver cette chronique sur www.frequenceterre.com

Paroles d’enfants………

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10 ans, déjà…

Pour cette chronique anniversaire de Fréquence Terre j’ai souhaité donner la parole aux enfants…

On dit que les enfants, dans leur insouciance, n’ont souvent pas conscience des enjeux écologiques. Alors que savent-ils de la pollution, du recyclage ou encore de l’agriculture biologique ?

Elias, Titouan, Gauthier et Louis sont quatre copains de classe de la petite commune de Jouy en Eure-et-Loir.

Ils ont 7 ans et à leur façon ils nous disent comment ils pourraient prendre soin de notre planète, aujourd’hui ou dans 10 ans…

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REDIFF / Alexandra David-Néel

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A une époque où l’écologie ne fait pas encore recette, elle est de tous les voyages de l’exploratrice française Alexandra David-Néel.

Nous sommes en 1924. Après deux ans de voyage et une expédition clandestine de cinq mois à travers les régions mal connues du Tibet oriental, Alexandra David-Néel est la première occidentale à atteindre Lhassa, la capitale du Tibet interdit. Elle est accompagnée de son fils adoptif le lama Yongden, qui la suivra dans ses pérégrinations pendant plus de 40 ans. Ensemble, ils ont surmonté le froid, la faim, jusqu’à l’épuisement… Leur épopée les range parmi les plus grands explorateurs de l’Histoire. À cinquante-six ans, l’exploratrice a parcouru plus de 2000 kilomètres dans de terribles conditions climatiques et géographiques au coeur de l’hiver himalayen. Les aventures qui jalonnent son périple font l’objet de son livre le plus célèbre, Voyage d’une Parisienne à Lhassa, dans lequel elle raconte:

« J’ai vécu pendant plusieurs années, au pied des neiges éternelles, comme dans les solitudes herbeuses de la région des grands lacs, la vie étrange et merveilleuse des anachorètes tibétains ; j’en connais le charme spécial, et tout ce qui s’y rapporte éveille immédiatement mon intérêt… Tandis que mes yeux restaient fixés sur les palais de rocs, une conviction intuitive me venait peu à peu ; quelqu’un vivait là. ».

Ermite, moine, religieux… Ils voyagent en solitaire et, comme elle, se laissent bercer par les reliefs. Embarquer sur les traces de cette célèbre aventurière n’est pas simple car rien n’a changé, ou presque, sur le « toit du monde ». Ni l’interdiction d’y pénétrer, ni la difficulté d’y voyager.

Elle apprend le sanskrit, le tibétain, rencontre les plus grands penseurs bouddhistes.

A 69 ans, elle repart pour la Chine où elle est témoin de la guerre sino-japonaise. Lorsqu’elle revient en France elle a 78 ans.

C’est dans sa maison de Digne-les-Bains que cette aventurière au destin exceptionnel écrit ses mémoires après de longues années de périples à travers l’Asie: l’Inde, la Chine et surtout le Tibet. Les écrits d’Alexandra David-Néel sur le Tibet sont parmi les plus rares témoignages sur ce qu’était ce pays avant 1950. Ils sont une empreinte, ils apportent des réponses, donne des indications… Si elle trouve une société isolée ou se pratique encore le servage, elle décrit aussi une société porteuse de pratiques écologiques avant l’heure.

Toujours en quête de savoir et de rencontres, à 100 ans, quelques mois à peine avant sa disparition, Alexandra David-Néel a fait renouveler son passeport, guidée par une seule certitude : « La vérité apprise d’autrui est sans valeur. Seule compte, seule est efficace la vérité que nous découvrons nous-mêmes. »

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Michèle Rivasi

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Le 14 mars dernier le Parlement européen a voté à une très large majorité, en faveur d’un rapport demandant des mesures claires pour réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Une avancée dont se félicite Michèle Rivasi, Vice-Présidente du groupe des Verts/ALE au Parlement européen et co-rapporteure de ce dossier.

Pour Michèle Rivasi, c’est un véritable enjeu de santé publique et il y a urgence…

Interview Michèle RIVASI 1

Pour la députée européenne Michèle Rivasi, beaucoup d’industries voudraient une définition stricte pour que certains perturbateurs endocriniens passent à tavers les mailles du filet. D’où son insistance pour que la définition soit la plus large possible et surtout que les caractéristiques permettent enfin de limiter l’utilisation de ces substances avant qu’elles se retrouvent dans des produits de consommation .

A l’échelle internationale, il y a aurait entre 830 et 840 perturbateurs endocriniens dans notre environnement.

A l’échelle européenne, la France et le Danemark montrent l’exemple…

Michèle Rivasi.

Interview Michèle RIVASI 2

Avec ce rapport, une 1ère défiintion des perturbateurs endocriniens est donnée, une 2e sera donnée par la Direction de l’environnement de la Commission européenne en décembre 2013. Cette définiion interviendra alors sur différentes directives concernées comme la « directive pesticides » ou la « directive dioxyde » (les détergents) ou encore celle sur les cosmétiques. Mais il faudra faire face à l’industrie chimique…

Interview Michèle RIVASI 3

Michèle Rivasi est députée européenne Europe Ecologie.

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« Le Printemps silencieux » de Rachel Carson

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Le 14 décembre dernier à la Maison de l’UNESCO, à Paris, des scientifiques et autres universitaires d’Amérique et d’Europe sont réunis pour célébrer le 50e anniversaire de la publication d’un best-seller, « Le Printemps silencieux » de Rachel Carson.

Dans ce livre paru en 1962, la zoologiste et biologiste américaine dénonce pour la première fois l’impact des pesticides sur l’environnement et la santé.

Icône de l’écologie, figure phare aux Etats-Unis, Rachel Carson a marqué l’histoire de son pays. On dit du « Printemps silencieux » qu’il fut, après « La case de l’oncle Tom » celui qui provoqua une remise en question majeure de la société américaine.

Selon le démocrate américain Al Gore, en préface du livre: «lorsque Rachel Carson est décédée au printemps 1964, on savait déjà que sa voix ne s’éteindrait jamais. Elle n’avait pas seulement réveillé la nation américaine, mais le monde entier. On peut considérer à bon droit la publication du Printemps silencieux comme l’acte de naissance du mouvement écologiste ».

16 juin 1962, l’hebdomadaire New Yorker, publie des extraits du « Printemps silencieux ». Rachel Carson n’est pas une inconnue des lecteurs. Née en 1907 à Pittsburgh en Pennsylvanie, elle débute sa carrière comme biologiste puis se consacre progressivement à l’écriture à plein temps dans les années 1950. Son best-seller « The Sea Around Us » (Cette mer qui nous entoure), publié en 1951, lui vaut d’être reconnue comme écrivain de talent.

Dans ce nouvel opus, elle abandonne ses sujets de prédilection, la mer et la biologie marine, pour parler des ravages du DDT et des pesticides de synthèse sur l’environnement et la santé humaine.

Dès le milieu des années 1940, Carson s’inquiète de l’utilisation de pesticides synthétiques, dont beaucoup avaient été développés à travers des recherches militaires depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est le programme d’éradication des fourmis de feu du Département de l’Agriculture qui poussa Carson à consacrer ses recherches aux pesticides et aux substances nocives pour l’environnement. Ce programme passait par un épandage aérien de DDT et d’autres pesticides (mélangés à du fioul), y compris sur des terrains privés.

Carson commença son travail en collectant des exemples de dégâts sur l’environnement causés par le DTT. Rachel Carson a d’ailleurs fait valoir qu’il est plus correct d’appeler les pesticides « biocides » en raison de leurs effets néfastes sur l’environnement, qui se limitent rarement aux espèces nuisibles ciblées.

Cet ouvrage choc est le résultat d’une enquête menée par la biologiste pendant plus de 20 ans. Face à elle, les lobbies de l’agro-industrie et les scientifiques de la chimie réagirent avec violence. Mais la vérité de ces écrits a eu gain de cause, et elle finit même par obtenir l’interdiction du fameux DDT en Amérique.

Constatant que l’usage aveugle des pesticides tuait les oiseaux chanteurs, elle s’inspira d’un poème de John Keats – « Et aucun oiseau n’y chante » – pour trouver le titre de son livre : « Le Printemps silencieux ».

Rachel Carson est décédée d’un cancer à l’âge de 57 ans.

Le mouvement populaire que le livre a inspiré à conduit à la création de L’Agence de protection environnementale.

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Indiens Matsés contre pétrole

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Des Indiens d’Amazonie se sont rassemblés à la frontière entre le Pérou et le Brésil pour empêcher une compagnie pétrolière canadienne de détruire leurs territoires et de mettre en péril la vie de groupes d’Indiens isolés dans ces deux pays.

C’est au Pérou que le géant pétrolier canadien Pacific Rubiales a démarré l’exploration de la concession qui se trouve en plein cœur d’une zone destinée à devenir une réserve pour protéger les tribus isolées.

Survival, l’organisation internationale qui milite dans le monde entier pour les droits des peuples indigènes a recueilli plusieurs témoignages comme celui d’une femme Matsés pour laquelle « Le pétrole va polluer les sources de- leurs – rivières. Que vont devenir les poissons? Quelle eau boiront nos animaux? » s’est inquiétée cette représentante des Matsés.

Les Matsés représentent une population d’environ 2 200 personnes, vivent à la frontière entre le Brésil et le Pérou. Avec la tribu voisine des Matis, ils étaient connus comme le ‘peuple du jaguar’ en raison de leurs peintures faciales et de leurs tatouages qui rappellent les dents et les moustaches du jaguar.

Malgré sa promesse de garantir les droits de ses citoyens indiens, le gouvernement péruvien a donné le feu vert à ce projet d’un montant de près de 28 millions d’euros.

La compagnie ouvrira des centaines de kilomètres de lignes sismiques à travers la forêt où vivent les Indiens isolés et y forera des puits d’exploration.

Les Matsés ont été contactés dans les années 1960 et sont, depuis lors, exposés aux maladies introduites par les étrangers. Des groupes isolés sont également gravement menacés par ces maladies contre lesquelles ils ont peu – ou pas – d’immunité.

L’exploitation pétrolière aura également des impacts de l’autre côté de la frontière, dans la vallée brésilienne du Javari où vivent plusieurs groupes isolés, les tests sismiques et les puits d’exploration risquant de polluer les sources de plusieurs rivières dont ces groupes dépendent.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a quant à lui déclaré: « L’Etat canadien a été fondé sur la spoliation des territoires indigènes. Lorsque les Européens ont envahis le Canada, ils ont introduit des maladies inconnues et se sont emparés du contrôle des ressources naturelles. Ils sont responsables de l’extinction de groupes entiers. Aujourd’hui, une compagnie canadienne est sur le point de commettre les mêmes crimes contre les Indiens du Pérou. Pourquoi le gouvernement péruvien ne respecte-t-il pas ses propres engagements envers les droits des Indiens? L’Histoire nous a pourtant montré que l’invasion des territoires de groupes isolés amène inévitablement à la destruction, à la maladie et à la mort ».

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