Il est de bon ton en ce mois de janvier de présenter ses vux. Aussi je ne dérogerai pas à la tradition en vous présentant les miens.
Oui ce début de chronique ressemble étrangement à celui de l’année dernière. Eh non ce n’est pas une rediffusion . Quoique
Un an après ma chronique de bon vux , quel est le bilan ?
L’année 2011 nous laisse encore une gueule de bois du coté des océans et de l’environnement . Déception du sommet de Durban, mesures écologiques prises au rabais en raison d’intérêts financier et mercantiles, pas de changement sur de nombreux fronts tels que le thon rouge, les requins, ou la surpêche .
Et en cet hiver si doux, après la catastrophe de Fukushima, une fois encore les baleiniers ont appareillé pour chasser les baleines. Mais cette fois ci financé avec l’argent des fonds prélevés sur le troisième budget supplémentaire consacré à la reconstruction des zones dévastées le 11 mars lors dela catzastrophe , soit 21 millions d’euros que ne verront pas les victimes de la catastrophe, ou plutôt si , ils les verront, mais sous la forme de bateaux d’escorte pour la flotte baleinière . Mais Quel gâchis !
Certes les ONG, telles que Greenpeace ou Sea Sherperd , qui a contraint les japonais à stopper la campagne de chasse 2010-2011 ont protesté devant cette attitude irresponsable et irréaliste, en appelant au bon sens et au secours des victimes . En vain. Il ne reste plus qu’à l’opinion publique , vous et moi, à protester, et à soutenir les actions entreprises pour stopper à nouveau cette chasse dite scientifique , mais qui mérite plutôt le qualificatif de barbare .
Une Bonne Année au gout de Canada Dry
Bons points et bonnet d’âne pour la PCP !
Une proposition de réforme de la PCP a été présentée par La Commissaire européenne en charge des affaires maritimes et de la pêche, Maria Damanaki, le 13 juillet 2011.
Les propositions de la réforme qui sera adoptée par le parlement européen et mises en uvre le 1erjanvier2013 doivent rétablir l’équilibre fragilisé des populations de poissons et le préserver durablement. Il s’agit aussi de diminuer la dépendance des pêcheurs aux subventions, tout en stimulant la pêche dans les zones côtières.
Voyons ensemble quelques premières propositions, et une première distribution des bons et mauvais points contenus dans cette réforme.
Travailler moins pour gagner plus ………en respectant les océans !
Pour mieux gagner leur vie , la solution , pour les pêcheurs , serait de réduire le volume des captures, ce qui rendrait le poisson plus rare donc plus cher. Bref , travailler moins pour gagner plus.
Un exemple prouve que cela peut marcher et rendre viable une activité de pêche de manière décente, tout en préservant la ressource en poisson. Il s’agit des ligneurs de la pointe de Bretagne, qui dans leur fonctionnement , réunissent les éléments d’une pêcherie durable et économiquement viable.
Les principes en sont simples : un pêcheur, un bateau, et une méthode de pêche manuelle peu agressive sur la ressource et sur les habitats mains . La méthode , une ligne à la traine au leurre , consiste à capturer en moyenne une quarantaine de kg de poisson par jour, avec l’option de libérer ou de conserver le poisson pêché en fonction de sa taille. Plus fort encore, leur démarche marketing : leurs poissons ont un pin’s dans la joue avec une référence qui vous permet de consulter sur internet leur fonctionnement, mais aussi la date de capture du poisson, et même la photo du bateau et du pêcheur qui l’a pêché. Difficile de faire mieux en matière de traçabilité !
La politique commune des pêches : un échec à ne pas renouveller !
Parlons pêche ! La pêche en Europe est régie par une politique commune des pêches adoptée par les Etats membres depuis 1984. Cette politique , appelée PCP, définit et encadre les pratiques de pêches dans les eaux européennes, mais également celles des navires européens dans les eaux internationales. Théoriquement la PCP devrait permettre de garantir les ressources en produits de la mer pour longtemps, maintenir l’emploi dans la pêche et favoriser une économie autour de cette activité. Cette PCP a totalement échoué! Découvrez comment cet échec s’est traduit en Europe dans cette première chronique consacrée à la PCP.
Le comble des chiffres : le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? C’est généralement par ce titre qu’on vous interpelle pour vous informer.
En ce jour, j’ai décidé de vous interpeller sur quelques faits et chiffres en relation avec nos océans, et notre secteur de la pêche. Bizarreries, surprises, voire chiffres scandaleux bref quelques éléments qui invitent à s’interroger sur la cohérence des politiques menées ces 60 dernières années.
La crise……… depuis plus de 40 ans !
Dans environ 6 mois, en France aura lieu l’élection du prochain président de la république. Si la sortie de la crise financière est le sujet le plus chaud, pensons à nous attarder sur la crise écologique et économique qui secoue le milieu de la pêche.
le bilan rapide des 40 dernières années en matière de politique de pêche n’est pas brillant. De droite ou de gauche, les gouvernements qui se sont succédés n’ont ni eu de volonté politique, ni d’imagination pour d’une part établir des objectifs de politique publique en faveur des pêches dans une optique de long terme, ni d’autre part pour les mettre en uvre.
Et si, à la faveur d’un nouvel élu présidentiel en 2012, on prenait un sérieux virage ?
Pêche profonde, symbole de pêche destructrice
L’Europe étant responsable de ce qui se déroule dans sa ZEE, elle peut donc décider de mettre fin à cette pratique destructrice qu’est la pêche profonde au chalut. comment ? par la révision de la de la politique commune des pêches européenne ou PCP. La PCP est l’outil réglementaire des pays de l’Union européenne qui encadre les pratiques de pêche dans les eaux européennes, mais aussi des navires européens dans les eaux internationales ou celles d’autres pays.
La PCP est réformée tous les 10 ans. Et la réforme est en cours, car elle a commencé mi 2011 pour aboutir fin 2013.
La PCP, initialement devait permettre de garantir les ressources pour longtemps, de maintenir l’emploi et
l’activité économique. Elle a totalement échoué ! La révision à venir est donc une unique occasion pour mener une réforme de fond, faire prendre un tournant à la gestion des pêches en Europe.
Il y a vraiment urgence, car de simples mesures d’ajustements des règles actuelles ne suffiraient pas à éviter l’effondrement des ressources en poisson et la disparition de nombreuses pêcheries.
La 6ème extinction : oeuvrons à ne pas la réaliser !
Nous nous sommes repus, gavés des fruits de la mer sous toutes ses formes, et insouciants, nous avons profité de l’abondance. Nous les avons amplement détruits en en chalutant les fonds, on a même fait disparaitre des espèces de poissons millénaires comme l’esturgeon en Baltique ou la Morue à terre neuve. On s’est même fabriqué des pilules contre la panne sexuelle avec les ailerons de requins. Quel pied ! Et sous prétexte de silhouette fine, de promesse de longue vie , nous avons consommé et surconsommé, gachant même 30% des stocks de poissons en les rejetant ausssitôt pêchés. Qu’est ce qu’on s’est marré !
LA 6ème extinction , c’est le chantier le plus gigantesque et le défi le plus formidable pour qu’elle n’ait pas lieu . Et continuons à rire, chanter, danser, grandir, bref, vivre, ce n’est pas incompatible.
Quand Epuration rime avec Pollution
Ces rondelles sont utilisées dans certaines stations d’épuration publiques ou privées : elles favorisent le développement des bactéries qui assurent la dernière étape de la dépollution de nos eaux usées en leur fournisant un support spécifiques. Leur nom ? Les media filtrants. Malheureusement les stations d’épuration sont victimes de débordements, par exemple lors de fortes précipitations. Et tous ces média filtrants partent par milliers au fil de l’eau et finissent dans les fleuves et finalement en mer, pour se retrouver rejetés sur nos plages .
Le phénomène n’est pas isolé et a été rencontré également aux Etats unis où de nombreux incidents ont été relevées et où plusieurs millions de ces média filtrants se sont échappés .
le résultat ou plutot le paradoxe est là : On pollue l’eau en voulant la nettoyer !
LINVASION DES CREPIDULES
C’est depuis Portsmouth, et autour de l’Isle de Wight que l’expédition Changing Oceans a évalué la densité et la quantité de crépidules, une espèce invasive introduite par l’homme dans les eaux européennes et sur les côtes d’Angleterre, au début du vingtième siècle. Un exemple de modification rapide d’un écosystème cotier.
Ecoutons le Dr Hilmar HINZ qui nous parle des travaux menés à bord de Fleur de Passion.










