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Le Serpent vert, le Tao et les Maîtres (MdV)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Alors que, pour des raisons économiques, de nombreux éditeurs freinent des quatre fers pour publier des ouvrages au compte-gouttes, MdV Editeur sort quasiment plusieurs titres chaque mois.

Bien que (ou à cause de) son catalogue soit limité avec ses thèmes abordant la Tradition initiatique et l’Egypte pharaonique, que vaut donc cet afflux de livres ?

Les sujets « mystérieux et initiatiques » abordés, les très attractifs formats et présentations des ouvrages, le nombre de pages tournant généralement autour des 120, quelques auteurs avérés, dont le très contesté – dans certains milieux – Christian Jacq aux millions d’exemplaires vendus à travers le monde, font-ils la recette de cet éditeur ?

Quoi qu’il en soit, voici un aperçu des trois récentes parutions de la maison d’édition du boulevard Saint-Germain à Paris :

. Le Serpent vert de Goethe : Jean-Patrick Dubrun a traduit, présenté et commenté ce conte initiatique. Assurément, un fameux défi et, n’en doutons pas, une somme imposante de travail de recherche et de synthèse, a fortiori lorsqu’on aborde un sujet aussi délicat que l’initiation à une tradition ésotérique.

Symbolisme, tradition hermétique, spiritualité tissent la trame de cet ouvrage dont, bien sûr, le point d’orgue est, sans conteste, le conte lui-même. Mais, aux trois concepts cités ci-avant, il y a aussi lieu d’ajouter une touche de fantaisie, ce qui n’est pas pour déplaire avec ce chef de file du très sérieux mouvement littéraire créé au XVIIIe siècle en réaction au rationalisme et au classicisme.

. Le Tao de José Nogueira, où « Comment gouverner votre vie ? ». En réalité, cette interrogation est déjà un fameux programme en soi. Qui, en effet, n’a pas rêvé de pouvoir être maître de son destin ?

A dire vrai, cet ouvrage est le reflet du message laissé par un Français initié aux mystères du taoïsme sous le nom de « Matgioï », ce qui veut dire « Œil du jour ».

Et que nous propose « Œil du jour » ? Que le rôle de l’homme sage est tout entier fait de solidarité, ce qui est toujours bon à rappeler en ces temps d’égoïsme et de matérialisme élevé comme un dogme.

Le sage sait, aussi, que l’arbre qui est très lourd a une petite racine légère invisible qui le nourrit et que, sans elle, il ne saurait exister.

. Les cinq points parfaits de la maîtrise de Percy John Harvey. Ce livre s’adresse avant tout à l’initié, voire au cherchant en quête de savoir et non de sensationnalisme, tant son contenu relève d’un enseignement particulier. Celui de l’élévation au grade de Maître. Il y est question de « résurrection symbolique » et d’une légende fameuse, celle d’Hiram, considéré comme le Maître des Maîtres.

Pierre Guelff.

Editions Maison de Vie – quelle lumineuse vivacité

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Depuis bientôt vingt ans, « Maison de Vie » est une maison d’édition française dont les ouvrages sont principalement basés sur la tradition initiatique, la Franc-Maçonnerie, le message des cathédrales et l’Egypte pharaonique.

En quelques semaines à peine, c’est dire la vitalité de cet éditeur !, trois livres ont été publiés :

. La Légende d’Isis et d’Osiris (ou la victoire de l’Amour sur la mort) par Christian Jacq.

Qui ne connait pas la célèbre légende d’Isis et d’Osiris ? Eh bien, par les temps qui courent, pas mal de gens ne savent pas – ou plus tellement – de quoi il ressort, paraît-il.

Alors, en un peu plus de soixante-dix pages, Christian Jacq, égyptologue et romancier lu sur toute la planète, (re)trace cette histoire fondamentale « de la pensée et de la civilisation de l’Egypte pharaonique. »

On y apprend, entre autres, que le célèbre « Livre des Morts » a pour titre véritable « Livre de sortir au jour » et qu’il contient des « formules de transfiguration en lumière. »

Il s’agit donc bien du mythe osirien qui nous révèle que la lumière peut être victorieuse de la mort.

Ainsi, après l’assassinat d’Osiris, son épouse Isis reconstitua ce qui était épars (principe maçonnique) et redonna vie à ce qui paraissait inerte.

Initiation, amour, mort… tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette légende un mythe immortel.

Christian Jacq, avec le talent littéraire qui est le sien, nous le conte de manière… « merveilleuse ».

. Le secret maçonnique, mythe ou réalité ? par Michel Lapidus.

Ah ! Que n’a-t-on déjà écrit et fantasmé sur ce « secret maçonnique », mais, avec sagesse, l’auteur va à l’essentiel : il établit distinctement les secrets dits de convention (ne pas dévoiler le nom de ses Sœurs et Frères, par exemple, à l’instar du secret professionnel propre au médecin, au prêtre en confession…), du secret de l’initiation.

Dans ce petit livre (format 17×12) d’une centaine de pages, j’ai retrouvé avec plaisir (page 81) le médaillon alchimique de la façade de Notre-Dame de Paris (photo ci-contre), dont il fut aussi question dans mon ouvrage « France Mystérieuse » (Editions Jourdan). Néanmoins, Michel Lapidus y voit des références à la « ternarité », celle qui précède la dualité et est l’unité qui se manifeste sous une forme ternaire : Sagesse, Force et Beauté.

Pour ma part, concernant le secret maçonnique, j’aime citer le pasteur Tydeman : « Le secret maçonnique ? C’est comme vouloir expliquer les joies de la maternité à une vieille fille. La Franc-Maçonnerie est donc comme une maternité : elle doit être vécue pour être comprise. »

Et, justement, au niveau de la compréhension, Michel Lapidus pose une question essentielle : « Comment transmettre le secret sans trahir ? ».

La réponse nous est suggérée sur fond de Flûte enchanteresse chère à Mozart…

. Qu’est-ce que l’initiation ? par François Ariès et Anne Ménestier.

Avec beaucoup d’humilité, les auteurs nous avertissent que ce livre ne prétend pas répondre de manière définitive à la question. Je partage leur réponse : « Si un tel livre existait, il dénaturerait le sujet, car l’initiation, éternelle, consubstantielle à la vie, est de la nature du mystère et échappe à toute définition. »

Alors, également en une centaine de pages, ils abordent surtout un long voyage à travers des rituels, des pensées, des enseignements… et, ô surprise ( ?), on retrouve le même médaillon alchimique de la façade de la cathédrale de Paris (page 55) où il est question de sagesse, d’élévation, de Lumière…

Est-ce le hasard ou une véritable symbiose entre les sujets abordés dans «Le secret maçonnique » et « Qu’est-ce que l’initiation ? » qui en est la cause ?

Je penche davantage pour la deuxième hypothèse.

Pierre Guelff.

Une BD initiatique tant attendue ! chez P&T Production

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Des années que l’on attendait la suite, voire la réédition des incontournables BD de Willy Vassaux consacrées à Hiram (qui se vendent à prix d’or sur internet !), le bâtisseur du Temple de Salomon.

Outre un graphisme d’une rare beauté et d’une extrême finesse, les dialogues et précisions relèvent de la Tradition et sont un véritable label en leur genre.

Hiram mène à bien l’érection dudit temple et au terme de cette construction merveilleuse, il succombe sous les coups conjugués de trois compagnons voulant lui extorquer des « secrets de métier ».

Légendes, faits historiques, mystères ésotériques… se suivent dans « Les Colonnes de Salomon » (P&T Production), soit les deux anciens tomes d’Hiram augmentés de cahiers particulièrement bien documentés.

A l’occasion de la sortie de son nouvel album, il m’a été donné de rencontrer Willy Vassaux (qui, il y a plus d’une quinzaine d’années, dessina la couverture de mon ouvrage « La mystérieuse saga des Templiers ») :

– « Les Colonnes de Salomon » est une BD, particulièrement léchée, de plus de 120 pages : quelle somme de travail !

– Il faut compter de 20 à 30 heures de travail par page, sans omettre la recherche de documentation et tout en sachant que la mise en page est effectuée d’après des règles bien précises, celle du Nombre d’or, par exemple.

– D’où vous vient cette passion pour raconter l’histoire des Bâtisseurs, des sociétés initiatiques, des Templiers ?

– Avant d’être professeur de dessin, j’étais sculpteur et tailleur de pierre, je me suis intéressé au mythe d’Hiram, qui est une véritable aventure initiatique, puis aux rites égyptiens…

– Peut-on espérer une suite à ce nouvel album ?

– Celui-ci a déjà demandé un important travail d’adaptation : planches « recoloriées », retouches de plusieurs vignettes, trois nouveaux cahiers…, mais, il est vrai que j’envisage « Les fils d’Hiram ».

– Sur le site web « Blog Maçonnique », un internaute se demandait pourquoi le roi Salomon (le commanditaire du temple) et Hiram avaient les cheveux roux…

– Parce que c’était la couleur royale !

– On remarque une très grande précision dans vos dessins représentant des sites, des symboles…

– Le Sacré est aussi un lieu où tout est en harmonie.

Pierre Guelff.

L’étonnant Enfant de Bruges de Gilbert Sinoué-Folio

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Quelle étrange et surprenante histoire que celle de Jan (« L’Enfant de Bruges » aux Editions Folio) racontée par Gilbert Sinoué.

Jan, recueilli par Jan Van Eyck, l’illustre peintre flamand, alors qu’il avait été abandonné, devient adolescent et s’écrie, avec amertume : « Même les bêtes n’abandonnent pas leurs petits. »

L’artiste veut faire de lui le plus grand des peintres mais, étrangement, à Tournai, à Anvers, à Bruges…, des apprentis ou compagnons qui ont fréquenté l’atelier de Van Eyck sont assassinés.

Un jour, le maître est retrouvé mort chez lui…

Une mort qui rôde aussi autour de son fils adoptif, ainsi que dans le milieu artistique à Florence.

Que d’artistes tués ou menacés ! Et puis, il y a cette révélation inouïe : le grand Jan Van Eyck est un vulgaire espion à la solde du duc de Bourgogne !

On l’a compris, ce roman ne fait pas dans la dentelle ( !) et les morts violentes se succèdent à un rythme endiablé.

Jan-le-jeune échappera-t-il aux meurtriers « invisibles » ?

Maître et esclave

Et, pour illustrer ce roman, en voici quelques citations :

– « Il faut savoir se taire, surtout si l’on sait. »

– « Je reste convaincu que nous autres Flamands avons d’autres priorités : survivre dans un monde instable, croître et entretenir notre puissance. »

– « Pour un artiste comblé, dix connaissent le dénuement. »

– « Faut-il comprendre pour aimer ? Non, mais on aime peut-être mieux… »

– « Du mot retenu tu es le maître ; du mot prononcé tu es l’esclave. »

– « Privé du cœur, le corps est voué à la putréfaction. »

– « L’amour n’a que faire de la honte. »

– « La vérité, fût-elle la plus cruelle, l’est toujours moins que l’ignorance. »

– « Au fond, qu’est-ce que la vie sinon la mort en devenir ? »

Pierre Guelff.

Le bioclimatisme……… quesaco?

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Toute maison écologique qui se respecte se devrait d’être conçue selon les principes du bioclimatisme. Mais, qu’est-ce que le bioclimatisme ? Il s’agit tout simplement de concevoir et de construire les maisons en tirant le meilleur parti de la nature. L’objectif est d’éviter au maximum le recours aux énergies pour éclairer, chauffer et rafraîchir. Autrement dit, il s’agit de vivre dans une maison le plus autonome possible.

Pour cela, on applique dès la conception de la maison les principes du bioclimatisme pour créer un équilibre entre la construction, le milieu naturel et les habitants. On va donc chercher par exemple la lumière et la ventilation naturelles, ou encore la chaleur du soleil… Le concepteur de la maison va prendre en considération plusieurs points en implantant la maison de manière à éviter certains excès qui conduiraient à consommer de l’énergie, comme le soleil l’été ou le vent froid l’hiver.

Ainsi, on va orienter la maison pour qu’elle tire le plus de bénéfice possible de l’environnement. Mais pas seulement, les ouvertures jouent un rôle primordial dans le bioclimatisme. Elles permettent de faire entrer le soleil et donc de la lumière et de la chaleur naturelles. Au sud, on va poser de nombreuses et grandes fenêtres. À l’est et à l’ouest, on perce moins d’ouvertures, qui sont aussi de plus petites tailles. Enfin, au nord, il y a peu de fenêtres. De cette manière les rayons solaires sont captés de manière optimale à l’intérieur. Pour autant, le soleil ne doit pas inonder la maison toute l’année. L’été, pour que la maison reste fraîche, on va limiter ces apports, grâce à des brises-soleil et à des avancées de toiture. On peut aussi utiliser l’environnement naturel de la maison : les arbres peuvent en effet faire barrière contre les vents froids l’hiver et contre le soleil brulant l’été.

Le bioclimatisme ne s’arrête pas là. Il s’agit en effet de considérer la maison dans sa globalité pour qu’elle impacte le moins possible la planète. Elle va ainsi être construite avec des matériaux naturels, le moins polluants possibles, mais aussi locaux, pour éviter les transports sur de longues distances. Le tableau ne serait bien entendu pas complet sans une isolation efficace, afin que les apports thermiques naturels permis par le bioclimatismes soient conservés à l’intérieur.

En concevant nos maisons selon les principes du bioclimatisme on a moins recours au chauffage, à la climatisation et à la lumière électrique. La recette gagnante d’une maison écologique ! Et c’est prouvé. Sous nos latitudes le bioclimatisme permet de couvrir jusqu’à deux tiers des besoins en chauffage. De quoi réduire significativement l’empreinte écologique de nos maisons.

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com

Photo : frederique.baggio

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Du bois dans ma maison, oui mais bien choisi

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Construire une maison écologique passe par l’utilisation de matériaux verts. Le bois semble donc être un choix évident. Naturel, renouvelable, vivant et chaleureux, le bois pourrait donc bien être le roi des maisons respectueuses de l’environnement.

Connaître la provenance de son bois de construction est primordial ! La production illégale de bois a des conséquences désastreuses sur la forêt elle-même, mais aussi sur la biodiversité, ainsi que sur les populations locales. Déforestation à outrance, violence et banditisme sont en effet courants dans ces forêts surexploitées. Le WWF estime d’ailleurs que 39 % du bois exporté en France est d’origine illégale.

L’Union Européenne a pris conscience de la gravité du phénomène et a interdit, via son règlement du 20 octobre 2010, la commercialisation du bois illégal et en organise le contrôle. Mais, en attendant que cette législation européenne entre en vigueur, le 3 mars 2013, nous devons tous être vigilants.

Et pour connaître la provenance du bois et de ses dérivés que nous utilisons pour construire nos maisons écologiques, on peut se fier à deux labels : PEFC et FSC. Les autres marquages et appellations, du type  » forêt gérée  » ne sont pas des sources fiables, mais plus souvent des labels de complaisance et ou des appellations auto attribuées.

Le label FSC a été créé en 1993 et est reconnu par plusieurs ONG dont Greenpeace. Il est aujourd’hui présent à travers le monde, via plus de 50 initiatives. Et la surface de forêt qu’il couvre est en constante augmentation, de même que les produits labellisés. C’est en effet un label très large, puisqu’il va du bouchon de liège au bois de construction en passant par les crayons et les magazines.

Pour être labellisées FSC les forêts doivent remplir 10 critères, dont par exemple assurer la pérennité de la forêt ou respecter le bien-être économique et social. Chaque forêt est auditée par FSC une première fois, puis un organisme accrédité effectue un audit annuel par la suite.

Le label PEFC a quant à lui été créé il y a plus de 10 ans maintenant et est présent dans 35 pays. Les exploitants labellisés doivent respecter un cahier des charges strict, remis à jour tous les 5 ans, la dernière étant cette année. D’autre part, PEFC mise sur la traçabilité du bois labellisé. La mise en place d’une chaîne de contrôle permet ainsi d’être sûr que le bois que l’on utilise est bien issu d’une forêt raisonnablement gérée.

En résumé, pour construire une maison vraiment écologique, on opte pour du bois labellisé FSC ou PEFC et local. Ainsi, on vit dans une maison naturelle, dont même le mode de construction est respectueux de l’environnement.

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com

Mettez un peu d’inertie thermique dans votre maison

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Pour construire une maison la plus écologique possible, nombre d’éléments doivent être pris en compte : isolation, chauffage, ouvertures, orientation, matériaux… Et ça n’est pas tout, il y a aussi un autre élément, souvent négligé : l’inertie thermique. Un principe prépondérant qui permet de faire des économies d’énergie significatives et vous garantit un bon confort thermique chez vous. En effet, l’inertie thermique désigne la capacité des matériaux à emmagasiner et stocker la chaleur ou la fraicheur, puis les rediffuser lentement. Autrement dit, avec des matériaux présentant une bonne inertie thermique, votre maison va mieux conserver sa température.

Les experts parlent de déphasage en matière d’inertie thermique. En clair, il s’agit de décaler dans le temps les variations de température entre l’intérieur et l’extérieur. Donc la température monte ou baisse à hors de votre maison, mais reste stable plus longtemps à l’intérieur. Ce qui fait qu’en hiver, quand il fait froid dehors, les matériaux à inertie thermique vont stocker la chaleur du chauffage et du soleil et la rediffuser. À l’inverse, l’été, c’est la fraîcheur de la nuit qui est stockée. Conclusion, vous chauffez moins ou utilisez moins votre climatisation, d’où des économies d’énergie, et par la même des factures plus douces.

Une question se pose alors : comment apporter de l’inertie thermique dans votre maison ? La réponse est simple, elle réside dans le choix des matériaux. Plus ils sont lourds, plus l’inertie thermique sera meilleure. Vous devez donc choisir des matériaux à haute densité, comme la pierre, les briques réfractaires, la terre crue, le béton… Le bois possède aussi une inertie intéressante, mais plus particulièrement pour la chaleur, ses performances sont moins bonnes en matière de conservation de la fraîcheur. N’oubliez pas aussi d’étudier à quelle vitesse le matériau absorbe l’énergie thermique, c’est-à-dire l’effusivité, et à laquelle il la redistribue, soit la diffusivité thermique.

La meilleure place pour ces matériaux dans votre maison sont les parois avec des grandes surfaces d’échanges. Murs, planchers d’étage, cloisons, sont les choix les plus judicieux. Par contre, ne gâchez pas cette inertie en recouvrant ces parois de matériaux ayant un pouvoir isolant : moquette, tapisserie, tapis… Pour de meilleures performances encore, rajoutez un peu d’inertie, mais cette fois-ci de manière superficielle, grâce à une couche d’enduit de ciment, chaux ou terre de 2 à 4 cm.

Avec une touche d’inertie dans votre maison, vous protégez l’environnement en diminuant votre consommation d’énergie. Une caractéristique incontournable pour une maison écologique.

BBC, label aujourd’hui norme demain

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BBC ou Bâtiment Basse Consommation, est un label créé en 2007 pour désigner les constructions les plus respectueuses de l’environnement, autrement dit les maisons les plus écologiques. Depuis sa création, le label a grandi et évolué… il concerne aujourd’hui les logements neufs et anciens, individuels et collectifs, et même les bâtiments tertiaires.

Il est à ce jour le seul label reconnu par l’État pour désigner les maisons les plus écologiques. Encore faut-il savoir ce qu’est une maison écologique… Le label BBC nous apporte une réponse en fixant deux critères à remplir pour qu’une maison soit estampillée BBC : respecter les seuils de perméabilité à l’air et de consommation d’énergie primaire. Ces fameux seuils varient en fonction du bâtiment concerné.

Ainsi, pour un logement neuf, la maison ne doit pas dépasser une consommation de 50 kWh d’énergie primaire par m² de SHON et par an. Mais ce seuil n’est pas aussi rigide que ça puisque le chiffre de 50 kWh est relativisé par deux coefficients : rigueur climatique et altitude qui dépendent de la situation géographique de la maison et qui ont été fixés par l’arrêté du 3 mai 2007. Cela se fait par un calcul simple, a désignant le coefficient de rigueur climatique et b le coefficient d’altitude. Pour obtenir le seuil de consommation d’énergie primaire d’une maison neuve on applique donc le calcul suivant : 50 x (a+b).

En ce qui concerne l’étanchéité à l’air, la maison ne doit pas dépasser les 0,6 m³ par heure et par m². Pour les logements rénovés, les seuils sont bien évidement moins élevés. La consommation d’énergie primaire est de 80 kWh par m² de SHON par an, toujours relativisé par les coefficients de rigueur climatique et d’altitude. Par contre, les maisons rénovés n’ont pas à respecter de seuil de perméabilité à l’air, seule la réalisation d’une mesure est obligatoire pour obtenir le label BBC.

Pour obtenir le fameux label, il faut tout d’abord faire appel à l’un des quatre organismes certificateurs reconnus par l’État : Cerqual, Céquami, Certivéa ou Promotelec. C’est lui qui fournit le cahier des prescriptions techniques dont il faut tenir compte dès l’élaboration du projet. La maison doit aussi faire l’objet de diverses mesures pour s’assurer que les seuils sont bien respectés : étanchéité à l’air, étude thermique, visite de chantier. Côté administratif, un demande d’attribution est déposée et le dossier fait l’objet d’une étude technique et administrative. Tous les critères sont remplis ? Le label BBC est pour finir attribué au logement !

Dès le 1er janvier 2013, le label BBC va devenir la norme pour les logements neufs, avec l’entrée en vigueur de la RT 2012 ! Bonne nouvelle donc pour nos futures maisons qui seront obligatoirement plus écologiques.

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com

Se protéger des ondes

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Les ondes radios, wifi et autres champs électromagnétiques ont envahi nos vies et nos maisons. Pour autant leurs impacts sur la santé et sur l’environnement ne sont pas réellement évalué aujourd’hui. Mais des chercheurs se penchent sur des moyens de nous protéger de ces ondes et de protéger nos maisons au nom du principe de précaution.

Ces ondes n’ont en effet pas très bonne réputation et même si l’OMS a déclaré qu’il n’y a aucun risque à y être exposé, comme nous le sommes tous aujourd’hui, nombreux sont les spécialistes à conseiller aux personnes les plus fragiles de se protéger, notamment les femmes enceintes. Toujours est-il que l’OMS a reconnu que certaines personnes pouvaient être physiquement affectées par ces ondes, se sont les électrohypersensibles ou EHS. Une maladie pourrait donc bien découler de notre exposition aux ondes. Or, une maison écologique se doit d’être bonne pour la santé de ses habitants.

Pour se prémunir contre les ondes, on peut appliquer quelques précautions au quotidien, comme par exemple en évitant de travailler avec l’ordinateur portable sur les genoux ou en utilisant uniquement le réseau filaire à la maison. Mais on peut aussi renforcer les capacités bloquantes des murs de nos maisons écologiques, grâce à la déco !

Depuis plusieurs années, des chercheurs travaillent sur une peinture bloquante. Ces peintures blindées, peuvent être appliquées aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elles absorberaient et bloqueraient les hyperfréquences et même parfois les basses fréquences. Pour protéger les habitants contre les rayonnements électromagnétiques, ces peintures sont composées de carbone ou de particules de métal. Les améliorations scientifiques en la matière permettent de bloquer des fréquences toujours plus grandes. Certains chercheurs ont même affirmé avoir mis au point une peinture bloquant jusqu’à 100 GHz.

Plus récemment, les chercheurs français de l’Institut polytechnique de Grenoble, en association avec le Centre technique du papier, ont mis au point un papier peint bloqueur d’ondes Wifi. Ce sont les motifs du papier peint qui ont ce pouvoir bloquant, car ils sont réalisés avec l’encre conductrice, composée notamment de particules d’argent. L’autre avantage de cette innovation est qu’elle ne bloque pas toutes les ondes, et laisse ainsi passer les ondes radio et les fréquences d’urgence. Créé à l’origine pour éviter les piratages de wifi, ce papier peint pourrait avoir avant tout une application de santé publique, en protégeant le EHS.

En matière d’ondes électromagnétiques, bien que la prise de conscience soit encore lente, des avancés technologiques sont bien réelles et permettent aujourd’hui de mieux protéger nos maisons écologiques contre ces ondes envahissantes.

Radon : le danger invisible !

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Nos maisons, aussi écologiques de conceptions soient-elles, peuvent être polluées par un gaz désormais bien connu : le radon. Ce gaz radioactif est présent à l’état naturel sur toute la surface de notre Planète. En effet ce fameux gaz inodore et incolore est produit par la dégradation de l’uranium et du radium. Le problème, c’est qu’il a une fâcheuse tendance à s’insinuer dans nos maisons…

Il faut savoir qu’en 1987, l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS, a reconnu le radon comme une cause du cancer du poumon. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) évalue d’ailleurs à 2 000 le nombre de décès par an dus au radon. Or, il est particulièrement concentré dans les espaces clos, autrement dit nos maisons…

Comment y rentre-t-il ? Et bien il faut savoir que le radon vient du sol. De là, il va s’infiltrer par les failles de la maison : les rainures et jointures du plancher, par les murs en parpaings, entre les blocs de béton, les fissures de la dalle, les ouvertures crées par le passage des canalisations et câblages. Il peut aussi être présent dans l’eau et dans certains matériaux de construction. Or, l’Union européenne recommande depuis 1990, une concentration maximale de 200 Bq/m³ à l’intérieur. Les mesures réalisées par l’IRSN ont abouti à une moyenne de 90 Bq/m³ en France, mais les résultats oscillent entre 5 et 4 964 Bq/m³ !

Une première question se pose… la maison est-elle envahie ? Pour le savoir, commencez par étudier un premier indice : la carte mise au point par l’IRSN. L’Institut effectue des mesures régulières afin de mettre au point cette carte. Et il s’avère que les sols granitiques et volcaniques sont plus contaminés. Vous pouvez aussi faire mesurer votre logement. Pour cela, adressez-vous à un diagnostiqueur immobilier spécialisé, ou l’IRSN ou encore à la CRIIRAD.

Pour finir, voici quelques techniques pour stopper la contamination de votre maison. Tout d’abord, le point clé consiste à renforcer au maximum l’étanchéité entre le sol et le bâtiment, afin que le radon ne s’infiltre pas. Pour cela, colmatez les fissures, renforcez les joints entre le mur et le sol. Vous pouvez aussi faire un drainage sous la dalle, ce qui permet d’extraire le radon, empêchant ainsi qu’il remonte dans la maison. Le problème étant que ces travaux sont plus complexes et plus coûteux. Enfin, aérez votre maison ! Plus l’air est renouvelé, plus le radon est dilué. Si votre maison présente une concentration élevée, optez pour un système de ventilation très performant afin que l’air soit efficacement renouvelé.

Débarrassé du radon, l’air intérieur de votre maison est plus sain et votre logement est ainsi écologique car respectueux de l’environnement et de la santé de ses habitants !

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com