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Humeur verte : voyages en absurdie

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

Stéphane De Groodt est comédien, réalisateur et chroniqueur (RTL, Canal+, France Inter…) dont l’humour est comparé à celui de Raymond Devos, de Pierre Desproges ou de Pierre Repp. « Voyages en absurdie » publié chez Plon, reprend cinquante de ses chroniques dites déjantées et décapantes. Sur près de deux cents pages, il y a donc du Berlusconi, du Chirac, du Delon, du Johnny Hallyday, du Hollande et du Sarkozy, sans oublier les Le Pen, père et fille, etc.

Voici quatre courts extraits de cet ouvrage :

« Je reçois un coup de fil du ministre belge de la Culture. J’avais oublié qu’on avait des ministres et encore plus au rayon Culture… »

« Je me suis rendu au sommet de l’État, faubourg Saint-Honoré : saint patron des boulangers. Après faut pas s’étonner que Sarko soit dans le pétrin… »

« François Hollande fond en larmes et, tout en prenant un Tranxène, il m’explique combien il est confiant en l’avenir de la France. »

Et, concernant Dominique Strauss-Kahn, cette constatation : « Comme quoi on peut avoir de la suite dans les idées, faute d’avoir de bonnes idées dans les suites… »

 

La Recluse du Destel de Martine Alix Coppier (Presses de la Cité)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Il y a peu de temps, j’ai découvert dans une église ardennaise un reclusoir, là, où il y a quelques siècles, vivait, ou plutôt, survivait, Mathilde de Monzon. En lisant le roman de Martine Alix Coppier, « La Recluse du Destel » paru aux Presses de la Cité, il s’agit aussi d’une histoire vraie se déroulant au XVIIIe siècle, celle de Marie, qui aurait pu entrer dans un couvent, mais qui avait choisi, comme Marie Madeleine à la Sainte-Baume, de vivre en ermite dans une grotte pour expier. Expier quoi ? Telle est bien la trame de ce superbe livre qui s’apparente à un véritable ouvrage historique bouleversant, poignant, voire surprenant.

Qu’est-ce qui poussa cette belle jeune femme de se nourrir de racines et d’herbes sauvages, de pissenlits et de champignons, de ne parler qu’à sa chèvre Cabrette, d’être vêtue de guenilles au point d’avoir un aspect trop repoussant pour qu’elle ne soit agressée dans son antre, alors qu’auparavant, elle lisait Marivaux, jouait aux échecs et paradait dans les rues de La Ciotat ?

Oui, quelle faute, quel événement, quel drame, voulait-elle expier ?

Seule la mort la délivrerait, disait-on, mais il n’était pas certain non plus que cette Marie-là soit accueillie au paradis…

Marre des éco-sceptiques !

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

Canicules, sécheresses, séismes, tornades, fontes des glaces, chutes des falaises, hausses du niveau des mers, crues torrentielles, le printemps en hiver…, sont généralement le résultat d’une gestion catastrophique de notre environnement, selon la plupart des scientifiques.

La plupart des scientifiques, car il y a les éco-sceptiques qui, selon l’un d’eux qui sévit sur une « grande » radio généraliste en tant que prévisionniste météo, il s’agit de, je le cite, « prise de pouvoir des écologistes sur nos consciences » alors que, je le cite encore, « l’énergie nucléaire est toujours plus propre plus efficace et plus durable que les éoliennes ».

Dans cette ambiance, il est même question que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) aurait sous-estimé les effets du réchauffement climatique afin de ne pas trop déranger Messieurs les éco-sceptiques au nom du, tenez-vous bien, principe du moindre étonnement.

Sans tenir le discours écologiste moralisateur (et tellement lassant), il faut oser dire que nier l’évidence de la dégradation de notre environnement s’apparente à une sorte de révisionnisme d’un génocide planétaire.

Sur les pas et dans les pages de Victor Hugo (8)

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Bruxelles

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Victor Hugo écrivit : « Je vous conseille de pénétrer dans la cathédrale de Bruxelles et vous aurez sous les yeux le plus pur épanouissement du style ogival primaire ou à lancettes. » L’écrivain vécut quelque cinq cents jours dans cette ville qui deviendra la capitale de l’Europe, alors que Victor Hugo y lançait déjà son appel à la formation des États-Unis d’Europe. Il était d’abord venu en touriste, puis ce fut un endroit majeur dans sa carrière, au point d’y publier « Les Misérables ».Ainsi, il visita en premier lieu Bruxelles en 1837. Il était âgé de 35 ans et il pouvait déjà être fier du succès de « Notre-Dame de Paris ».

Bruxelles le fascina, principalement l’admirable Grand-Place : « Je suis tout ébloui de Bruxelles… » Une quinzaine d’années plus tard, il revint à Bruxelles dans des circonstances dramatiques : il avait fui Paris où Napoléon III avait mené un coup d’État. Victor Hugo avait pris un nom d’emprunt (Jacques Firmin Lanvin) et a donc franchi la frontière avec un faux passeport. Juliette Drouet, sa maîtresse, le suivait avec dans les bagages le manuscrit « Les Misères » qui deviendront « Les Misérables ».

Pourquoi avait-il choisi Bruxelles pour terre d’exil ? Parce qu’il y avait trouvé une certaine liberté de penser. Il habita un immeuble situé sur la célèbre Grand-Place et déclara : « Belges, un jour l’on parlera des États-Unis d’Europe. »

Il quitta Bruxelles pour vivre, toujours en exil, durant une dizaine d’années dans les îles anglo-normandes. Il y reprit son combat contre Napoléon III, il défendit de nobles causes, il poursuivit l’écriture des « Misérables » En 1861, il revint en Belgique, à Bruxelles et à Waterloo et termina son mythique roman non loin du champ de bataille qui vit la défaite de l’Empereur Napoléon Bonaparte.

Ce fut un éditeur bruxellois qui publia ce livre. Un gigantesque banquet fut organisé pour l’occasion et Victor Hugo rendit un vibrant hommage à Bruxelles. L’écrivain fut rejoint dans la capitale belge par son épouse et ses fils. Il devint aussi grand-père. Victor Hugo avait publiquement déclaré que les insurgés français pouvaient venir s’établir en Belgique. Les autorités belges furent ennuyées et ne désiraient absolument pas déplaire à la France, alors Victor Hugo fut expulsé ! L’un des derniers écrits que Victor Hugo rédigea Bruxelles fut une lettre intitulée « Aux Concitoyens des États-Unis d’Europe ». Cette lettre était sa déclaration de principe en vue du Congrès de la Paix, qu’il présida en Suisse : « Nous voulons les États-Unis d’Europe, et je termine par ce mot : la liberté, c’est le but ; la paix, c’est le résultat. »

Sur les pas et dans les pages de Victor Hugo (8)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Victor Hugo écrivit : « Je vous conseille de pénétrer dans la cathédrale de Bruxelles et vous aurez sous les yeux le plus pur épanouissement du style ogival primaire ou à lancettes. » L’écrivain vécut quelque cinq cents jours dans cette ville qui deviendra la capitale de l’Europe, alors que Victor Hugo y lançait déjà son appel à la formation des États-Unis d’Europe. Il était d’abord venu en touriste, puis ce fut un endroit majeur dans sa carrière, au point d’y publier « Les Misérables ».Ainsi, il visita en premier lieu Bruxelles en 1837. Il était âgé de 35 ans et il pouvait déjà être fier du succès de « Notre-Dame de Paris ».

Bruxelles le fascina, principalement l’admirable Grand-Place : « Je suis tout ébloui de Bruxelles… » Une quinzaine d’années plus tard, il revint à Bruxelles dans des circonstances dramatiques : il avait fui Paris où Napoléon III avait mené un coup d’État. Victor Hugo avait pris un nom d’emprunt (Jacques Firmin Lanvin) et a donc franchi la frontière avec un faux passeport. Juliette Drouet, sa maîtresse, le suivait avec dans les bagages le manuscrit « Les Misères » qui deviendront « Les Misérables ».

Pourquoi avait-il choisi Bruxelles pour terre d’exil ? Parce qu’il y avait trouvé une certaine liberté de penser. Il habita un immeuble situé sur la célèbre Grand-Place et déclara : « Belges, un jour l’on parlera des États-Unis d’Europe. »

Il quitta Bruxelles pour vivre, toujours en exil, durant une dizaine d’années dans les îles anglo-normandes. Il y reprit son combat contre Napoléon III, il défendit de nobles causes, il poursuivit l’écriture des « Misérables » En 1861, il revint en Belgique, à Bruxelles et à Waterloo et termina son mythique roman non loin du champ de bataille qui vit la défaite de l’Empereur Napoléon Bonaparte.

Ce fut un éditeur bruxellois qui publia ce livre. Un gigantesque banquet fut organisé pour l’occasion et Victor Hugo rendit un vibrant hommage à Bruxelles. L’écrivain fut rejoint dans la capitale belge par son épouse et ses fils. Il devint aussi grand-père. Victor Hugo avait publiquement déclaré que les insurgés français pouvaient venir s’établir en Belgique. Les autorités belges furent ennuyées et ne désiraient absolument pas déplaire à la France, alors Victor Hugo fut expulsé ! L’un des derniers écrits que Victor Hugo rédigea Bruxelles fut une lettre intitulée « Aux Concitoyens des États-Unis d’Europe ». Cette lettre était sa déclaration de principe en vue du Congrès de la Paix, qu’il présida en Suisse : « Nous voulons les États-Unis d’Europe, et je termine par ce mot : la liberté, c’est le but ; la paix, c’est le résultat. »

Ecosphères – Agir n’est pas trop tard !

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© Familles Rurales

Changement climatique, diminution des ressources naturelles, pollutions… Agir n’est pas trop tard !

C’est ce qu’entend dire l’association Familles Rurales avec « Eco Sphères », une boite à outils éco-responsable.

Chaque famille qui souhaite participer au développement durable a les moyens de le faire ! Encore faut-il les inciter à agir au quotidien et les accompagner dans leur démarche.

Le projet Eco Sphères est un programme qui permet à chacun de modifier certains de ses comportements quotidiens à l’aide d’outils pédagogiques.

Concrètement, les associations locales du réseau Famille Rurale proposent des actions sur le thème du développement durable. Les familles volontaires qui s’inscrivent dans la démarche EcoSphères se voient remettre la maison-outil contenant toutes les informations utiles pour mener à bien leur engagement.

Cette maison outil se compose de 8 tiroirs correspondant à 8 thématiques : eau, énergie, consommation, déchets, transports, solidarité, jardin, tourisme et loisirs. Autant de domaines dans lesquels les familles peuvent modifier leurs modes de vie et de consommation pour contribuer au développement durable.

A l’intérieur, des fiches pratiques, simples et pédagogiques, sont classées en plusieurs rubriques :

Les « Le saviez-vous ?«  comportent des informations et éléments de sensibilisation, et des chiffres clés.

Les « Que pouvons nous faire ?«  regroupent des recommandations, avec des propositions de « bons » gestes à adopter au quotidien.

Les « infos utiles«  listent les aspects pratiques pour mettre en application les recommandations et bons gestes proposés

Les « fiches diagnostics » sont les critères d’auto-évaluation permettant aux familles de faire un point de l’état de leurs pratiques

Sur les « fiches engagements » les familles choisissent la ou les thématiques sur lesquelles elles vont modifier leur comportement.

Pour finir, la « fiche bilan » est un questionnaire où la famille peut s’auto évaluer.

L’espace communautaire en ligne d’Ecosphères permet aux familles de gérer directement leurs engagements, d’accéder à des fiches et d’échanger avec les autres familles grâce au forum.

La visée éducative d’EcoSphères repose sur l’apprentissage et la transmission de valeurs environnementales au sein de la sphère privée et familiale. Responsabilisation et implication de tous les membres de la famille est donc un élément clé pour relever le défi.

Familles rurales fait de la cellule familiale un lieu d’échanges idéal sur les enjeux et bonnes pratiques pour instaurer une façon de vivre tenant compte des principes du développement durable.

Au-delà du coté environnemental, les aspects économiques et sociaux sont primordiaux dans le projet Ecosphères. Il doit permettre à chacun d’adopter un modèle économique plus juste, équitable et respectueux de l’environnement, tout en faisant de réelles économies financières.

Solidarité entre les peuples, entre-aide, liens intergénérationnels, investissement dans la vie locale et associative, l’ambition du projet dépasse le simple domaine du développement durable. Il entend recréer du lien social, lutter contre l’isolement des personnes âgées et améliorer le bien-être et le « Vivre mieux » des familles. Une citoyenneté participative pour apprendre à respecter le monde qui nous entoure.

Pour aller plus loin :

Vie (digitale) éternelle : pour « ça », il y a des budgets !

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

Parfois, il y a de quoi râler dans notre société, et ce n’est pas être populiste ou poujadiste que de le clamer. Alors que des chercheurs se battent pour décrocher des subsides afin d’éradiquer différentes « terrifiantes » maladies, par exemple, des prétendus chercheurs se lancent dans des études  dont, sincèrement, on doute de l’utilité pour la vie et la survie sur notre planète.

Ainsi, lors d’un congrès, un ingénieur et informaticien affirma que, pour les environs de 2045, on pourra télécharger son esprit dans un ordinateur, puisque la puissance des ordinateurs double tous les deux ans. Je le cite : « Il sera possible d’implanter un cerveau humain dans une machine pour ainsi accéder à la vie éternelle. »

Le magazine « Agenda Plus », qui relaie cette information, conclut : « À côté de l’urne contenant vos cendres pourrait ainsi trôner un disque dur. Et dire que des budgets sont alloués pour ce type de recherches, ô combien inutiles. » Fin de citation et de mauvaise humeur verte.

Pour une gestion durable de l’Arctique

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L’Océan Arctique,  un des derniers grands espaces naturels préservés de la planète, est un écosystème fragile et riche, mais également méconnu. Les changements climatiques modifient cet océan et la région qui l’entoure  à une vitesse vertigineuse. En témoignent la fonte brutale de la glace en été, l’acidification de ses eaux, le dégel du pergélisol en Sibérie et les menaces  qui pèsent sur certaines espèces, dont l’ours blanc est le chef de file. Contrairement à ce  que l’on pourrait penser, ces changements n’affectent pas seulement les 5 millions d’habitants du  cercle arctique, mais également chacun d’entre nous par les conséquences dramatiques potentielles sur le climat,  et sur notre vie quotidienne.

Et contrairement à l’Antarctique, l’Arctique n’a pas un statut international. Seul, le Conseil Arctique, formé par ses huit états riverains, gère ce territoire avec l’objectif affiché de défendre les intérêts de chacun de ses membres. Inutile de dire que les demandes de préservation faites par les ONG écologistes rencontrent une opposition qui ralentit toute attention sur la gestion durable et raisonnées des ressources et des zones particulièrement sensibles.  La tentation est très, trop forte pour les compagnies qui cherchent à exploiter  les réserves de gaz et de pétrole.

Les scientifiques s’en mêlent  aussi . Récemment, après une navigation autour de l’Océan Arctique dans un but scientifique,  L’expédition TARA a lancé un appel aux  les décideurs,  et à la société civile c’est à dire à nous,  pour que des actions soient prises immédiatement pour l’Arctique.

Parmi elles,  des mesures de bon sens  telles que le respect des règles de protection de l’environnement dans le cadre de l’exploitation des ressources naturelles; Un accès facilité pour les programmes de recherche en Arctique; Une réglementation stricte du tourisme;  la création de nouvelles normes internationales pour le transport maritime en Arctique; la mise en place  d’un réseau d’aires marines protégés pour les zones ayant une importance écologique,  la mise en place d’une réglementation de la pêche actuellement en pleine expansion ; et enfin l’élargissement du Conseil Arctique. Combien de temps faudra-t-il attendre pour voir ces mesures sur la table de négociations ?

Sans doute jamais. A moins que les citoyens du monde se réveillent …

Car le temps joue contre l’Océan Arctique.  Plus ça fond vite , ce qui est le cas  avec les minima de glace les plus faibles ces dernières années, plus les entreprises foncent vers ce qu’elles considèrent comme le nouvel eldorado que ce soit pour les ressources naturelles, la pêche, le tourismes ou le transport maritime .

Cet eldorado potentiel n’est pourtant que de court terme, et ne se limite qu’à l’intérêt de quelques uns.

Les couts cachés  du changement climatique en Arctique montre qu’aucun investissement ne sera durable s’il  on  ne  prend pas en compte les facteurs écologiques, et notamment le climat global :  Le dégel du pergélisol en Sibérie par exemple est susceptible de libérer tant de méthane, que cela remet en cause les estimations les plus pessimistes sur l’évolution du climat
La seule certitude, face à la rapidité des changements en cours, est que  l’urgence écologique doit aller de pair avec l’urgence économique.

Le Sourire des femmes de Nicolas Barreau (Éd. Héloïse d’Ormesson)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Aurélie a hérité de son père « Le Temps des cerises », un restaurant parisien assez connu pour ses fameuses recettes rassemblées sous le générique de « Menu d’amour ». Un père décédé à 68 ans, « les personnes qu’on aime meurent toujours trop tôt, quel que soit leur âge », dit-elle.

C’est ainsi que le lecteur entre dans « Le Sourire des femmes », le très beau roman, plein de saveurs et d’humeurs, de Nicolas Barreau publié aux Éditions Héloïse d’Ormesson. Dans la vie de la jeune femme, il y a Claude, décorateur de théâtre, homme impulsif, « particulier », dont elle est amoureuse : « Il ne me serait jamais venu à l’idée de remettre en question ma relation avec cet homme compliqué et extrêmement original », avait-elle déclaré.

Bien que… Bien qu’un jour, il lui écrivit qu’il avait fait la connaissance de la femme de sa vie et qu’il plaquait Aurélie en lui souhaitant quand même bonne route. Mais, « la douleur rend philosophe », se dit-elle. Bernadette, sa grande amie, un peu envahissante, le lui avait prédit cet échec : « Il est cinglé, tu ne seras jamais heureuse avec un mec comme ça ! ».

Alors, durant une journée complète, la patronne du « Temps des cerises » erra dans Paris, triste, seule, abattue. Elle entra dans une librairie pour échapper à un policier-dragueur, acheta, par hasard, crut-elle, un livre qui racontait une histoire où son restaurant et elle-même jouaient un rôle. La preuve ? L’héroïne, Sophie, amoureuse d’un Anglais qui travaille dans la Ville lumière, lui ressemble comme deux gouttes d’eau, robe en soie vert foncé y comprise. Le nom de l’auteur ne lui évoqua rien, mais il lui a redonné goût à la vie… Un auteur qui, paraît-il, fuit le public comme la peste. Histoire étrange ou alambiquée ?

Ce roman surprend le lecteur dans le bon sens du terme, comme « le sourire des femmes qui est un cadeau du ciel et à l’origine de toute histoire d’amour… »

Bambou, une herbe pleine de ressources

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Parmi les matériaux écologiques et renouvelables à privilégier pour la construction de maisons respectueuses de l’environnement, il y a le bambou. Utilisé depuis des siècles en Asie pour des constructions en tous genres (maisons, échafaudages, ponts…), ses multiples qualités commencent à être remarquées et appréciées chez nous. Et à raison !

En plus de ses caractéristiques, le bambou nous réserve bien des surprises. Saviez-vous par exemple qu’il ne s’agit pas d’un arbre mais d’une herbe ? Le bambou n’est pas utilisé seulement dans la construction, on fabrique aussi des vêtements, ou encore de l’alcool. Il a aussi une place à part dans l’histoire, pour preuve cette anecdote : la première pointe du tourne disque inventé par Alexandre Graham Bell, était en bambou !

Mais penchons-nous plus précisément sur ce qui nous concerne, c’est-à-dire le bambou comme matériau de construction… Car ses caractéristiques font de lui l’un des matériaux à plébisciter pour construire nos maisons écologiques. Il est en effet très résistant, et même plus que l’acier et le béton. Il peut d’ailleurs être utilisé pour remplacer les tiges métalliques dans le béton armé. Rien d’étonnant à cela quand on sait que le bambou est l’une des seules plantes à avoir résisté à l’explosion d’Hiroshima. Il offre aussi une très bonne résistance mécanique, atout important en particulier dans les zones à risque sismique. Le bambou est aussi flexible et peut donc plier sans se briser, en plus d’être plus léger que les matériaux de construction classiques.

Côté écologie, il présente l’avantage de pousser vite et abondamment, ce qui fait du bambou une ressource renouvelable. Une exploitation de bambou produit d’ailleurs plus de matière première, ainsi pour un hectare de bambou, on obtient 30 tonnes environ, contre 9 tonnes pour le bois. Bien entendu, restez malgré tout vigilant quand vous achetez du bambou… Assurez-vous qu’il ne provient pas de l’autre côté du globe pour ainsi éviter les longs transports, et veillez à ce qu’il provienne d’une exploitation raisonnablement gérée. Écologie toujours, le bambou fixerait jusqu’à quatre fois plus de gaz carbonique que les arbres et libèrerait 30 % d’oxygène en plus.

Dans la maison, le bambou a de multiples utilisations. Charpentes, murs, béton armé, planchers, poutres, palissades… il sert dans toute la construction. Inoxydable, imputrescible et imperméable, il offre des qualités indispensables pour construire une maison écologique. D’ailleurs, construire en bambou serait huit fois moins consommateur d’énergie qu’un chantier d’une maison maçonnée classique. Le bambou est aussi un matériau de décoration et de finition, du mobilier au parquet.

Renouvelable, écologique, résistant et flexible, le bambou pourrait bien devenir l’une des composantes incontournables de nos maisons écologiques.

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com