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Méditer sous la douche

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

 Je viens de faire l’acquisition pour une vingtaine d’euros, d’un livre consacré à la méditation dite de pleine conscience, ouvrage accompagné d’un CD.

Comme je n’ai pas fait d’études universitaires, il faudrait qu’on m’explique l’une ou l’autre pensée profonde que recèle cette publication.

La première est : « L’essentiel dans la pratique (de la méditation) n’est pas de faire, ni de « bien faire ». L’essentiel est d’être – et d’être la connaissance, y compris la connaissance de la non-connaissance. »

La deuxième est : « Il ne s’agit pas de penser au souffle ou aux sensations du souffle mais de sentir le souffle, de chevaucher les vagues du souffle comme une feuille sur un étang, ou comme si nous étions à bord d’un radeau flottant sur les douces vagues d’un océan ou d’un lac, sentant les sensations du souffle, moment après moment. »

La troisième : « Quand vous prenez une douche, vérifiez que vous êtes bien dans la douche. Il se peut que vous soyez déjà à une réunion de travail. Peut-être même que la réunion entière est dans la douche avec vous. »

Ceci relève-t-il de la pataphysique ou d’un surréalisme à la belge, l’auteur étant pourtant américain ?

Le Procès par Franz Kafka (Éd. Levoir)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Je n’avais jamais lu Franz Kafka, cet auteur célèbre qui aurait pu recevoir le Prix Nobel de Littérature, selon le quotidien « Le Soir », pour son roman « Le Procès ». À savoir, un livre absolument fantastique dans toutes les définitions de ce terme.

Kafka m’a fait penser à Albert Camus dans différents chapitres où l’absurde confine à un véritable mode de vie, donc de pensées, chez certains personnages merveilleusement ou impitoyablement décrits. « Le Procès » est l’histoire de K. qui se déroule dans un monde absurde, composé de tyrannie, de délire, de manipulation. Tout futur magistrat, avocat ou policier se devrait de lire cet ouvrage.

Un jour, K., cadre dans une banque, fut emmené par des sbires qui, eux-mêmes, ne connaissaient pas la raison de cette arrestation, ni celle d’une approche d’un procès qui n’aura finalement pas lieu, encore moins d’une exécution dans une carrière isolée. D’ailleurs, tout au long des 320 pages de ce récit, le lecteur tente, également, de connaître cette raison. Visiblement, elle échappa à tout être sensé tout au long de la trame de ce roman.

Parmi la dizaine de chapitres, j’ai trouvé ce qui me paraît être une bonne définition du comportement de nombreux politiques : « On garde pour soi ce qui tient à cœur et l’on évoque seulement, avec sérénité, ce qui intéresse ses interlocuteurs, qu’on rehausse ainsi à leurs propres yeux, mais qu’on peut aussi laisser choir quand il vous plaît. »

Les peintures écolo sont Écocert

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Photo : © Alan Cleaver
Le label Ecocert désigne les peintures écolos.

Écocert est un organisme de contrôle et de certification fondé en 1991. À l’origine, Écocert, créé par des ingénieurs agronomes, s’axait uniquement sur le l’agriculture biologique, mais depuis a élargi ses domaines de compétences à des produits qui concernent directement nos maisons écologiques : les peintures et produits de revêtements. Pour décorer et protéger intérieurs et extérieurs de manière écologique, on peut se fier depuis peu à la certification Écocert.

Aujourd’hui, l’organisme contrôle et certifie des produits, systèmes et services dont l’impact sur l’environnement est plutôt positif, en plus de vouloir garantir aux consommateurs la traçabilité et la transparence des sociétés productrices et des produits. Leader dans le secteur de l’agriculture bio, Écocert couvre aussi les cosmétiques, le textiles et les produits écologiques dont depuis peu les produits de finition pour la maison.

Depuis fin 2011, Écocert aPhoto : ©Saad.Akhtar en effet mis en place un référentiel pour les écoproduits pour la maison, peintures et revêtements. Ces produits sont utilisés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, par des particuliers, professionnels et collectivités. Sont certifiés, les produits de protection, décoration et finition, par exemple les peintures, les laques, enduits, colles ou encore les traitements du bois.

Les peintures et revêtements d’origines naturelles certifiés Écocert sont contrôlés sur leurs ingrédients. Ce qui permet d’identifier s’ils contiennent des substances naturelles ou d’origines naturelles et pas d’origine pétrochimique. La composition finale est aussi étudiée. Les produits ne doivent pas être toxiques, polluants, nocifs, corrosifs ou irritants. Au contraire, sont certifiés ceux classés classe A + pour les émissions polluantes et avec de faibles teneurs en COV, largement inférieures aux normes en vigueur. Les peintures et revêtements certifiés ne sont pas non plus dopés, c’est-à-dire que la proportion de produits naturels ne peut pas être augmentée par l’ajout d’eau. Enfin, l’étiquetage doit être informatif et les règles de traçabilité et de fabrication respectées.

Avec une telle garantie sur l’origine et la composition écologique de ces produits, vous pouvez décorer et entretenir votre maison écologique à volonté, tout en respectant l’environnement.

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com

30 km/h en ville, pour redonner Vie à la ville

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© Collectif Ville 30

La rue n’est pas seulement un espace de circulation. C’est aussi et surtout un espace de vie et de convivialité. C’est pour rappeler cette évidence que le Collectif Ville 30 et plusieurs associations d’usagers de l’espace public lancent le « Manifeste pour une ville à 30km/h » à l’occasion des élections municipales. Leur but : instaurer le 30 km/h en ville, pour « redonner Vie à la ville ».

Le trafic routier accapare la plupart des centres villes où le piéton et le cycliste font figures souvent d’intrus. Alors que la mortalité sur les routes et autoroutes ne cesse de baisser, les accidents en ville tuent encore chaque jour les piétons qui s’y aventurent.

Anne Faure est la présidente de Rue de l’Avenir, une association qui s’attache à faire de la ville un lieu désirable. Elle rappelle que le 50km/h autorisé en agglomération reste la cause majeure des accidents graves.

© Collectif Ville 30
© Collectif Ville 30

 

A 30km/h, la distance d’arrêt est en moyenne de moins de 15 mètres, alors qu’elle se situe à 30 mètres à 50 km/h. Ce qui se traduit en statistiques : dans un choc à 50 km/h, un piéton a une probabilité d’être tué à 60 % ; à 30 km/h, ce risque tombe à 15 %.

Pour enrayer ce phénomène et redonner vie à la ville, le Collectif des Villes 30 et plusieurs associations militent pour que le 30km/h en ville devienne la règle, et le 50km/h l’exception sur les très grosses artères.

 

 

Ce 30km/h en ville est gage de sécurité accrue. Mais c’est aussi moins de pollution et de bruit, et une ville apaisée. Pour parvenir à instaurer ces Zones 30, des aménagements sont nécessaires. S’ils ont un coût, le bénéfice à en tirer est aussi à regarder de près. Car une ville plus apaisée est une ville où l’on a plaisir se promener, flâner, regarder, et où l’on se réapproprie aussi le commerce local.

Les premières Zones 30 sont apparues dans les années 80 en France, mais sont restées souvent limitées à certains quartiers. Le concept de Ville 30, appliqué à l’échelle de la ville, est né en Autriche il y a 20 ans et a gagné progressivement d’autres villes européennes, en Italie, en Allemagne, en Pologne ou en Espagne. En  France, c’est au début des années 2000 que les expériences se sont faites plus nombreuses. Fontenay aux Roses, Angers, Fontainebleau ou encore Lorient se sont engagées dans cette voie, avec un maitre mot : la pédagogie, pour que chaque habitant s’approprie ces nouvelles règles de déplacement.

Le bouleversement n’est évidemment pas le même selon la taille de la ville et sa configuration. Mais là où le processus a été engagé, les usagers de la rue y ont trouvé un certain nombre d’avantages, même si l’on trouve toujours des automobilistes agacés par ce qui s’apparente pour eux à une nouvelle entrave.

© Rue de l'avenir
© Rue de l’avenir

En pleine période électorale, il peut être difficile de vouloir contraindre l’automobiliste à lever le pied. D’où la nécessité, à l’image des villes ayant déjà franchi le pas,  de faire preuve de pédagogie avant de lancer les aménagements. Le « Manifeste pour une ville à 30km/h » est l’un des outils à disposition des futurs élus.

Pour aller plus loin :

Le pouvoir fabuleux de la bibliothérapie

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

« La lecture nous distrait, nous fait voyager, nous nourrit. Mais le livre aurait aussi des effets sur notre santé. Il nous permettrait de lutter contre la dépression, de surmonter nos phobies et d’apprivoiser nos angoisses. », a-t-on lu dans l’hebdomadaire « Victoire ».

Ainsi, on y apprenait qu’en Grande-Bretagne, des médecins prescrivent des ouvrages à leurs patients dépressifs, boulimiques, souffrant d’angoisses ou d’insomnie…

Trente titres ont été estampillés à cet effet par l’Ordre des médecins britanniques, en collaboration avec des bibliothèques publiques.

« Grands et moins grands lecteurs : beaucoup d’entre nous ont expérimenté les vertus de la littérature. Ce pouvoir fabuleux, certains vont jusqu’à l’assimiler à une thérapie : la bibliothérapie ou la faculté d’aller mieux grâce aux livres. »

Pourquoi ? Comment ?

« La lecture est un temps où le lecteur expérimente un autre schéma de pensées tout en gardant la liberté d’y adhérer ou non. Cette expérimentation d’une liberté retrouvée redonne également le sentiment d’autonomie, l’impression de s’élever, de « s’évader » de ses prisons intérieures. », selon le spécialiste Pierre-André Bonnet.

C’était aussi l’occasion d’apprendre que seulement 68% des Européens ont lu au moins un, je dis bien un, livre au cours des douze derniers mois…

 

Aires marines protégées : la prochaine conquête !

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Cocorico,  lors du 3eme congrès international  des aires marines protégées qui s’est déroulé à fin octobre 2013,  la France s’est distinguée. Pour relancer la protection des mers, et pour que l’ONU ouvre, dès 2014 des  négociations sur un accord de protection de la haute mer,  ce congrès s’est soldé par l’annonce de la  création du. Parc naturel marin du bassin d’Arcachon, d’un Fonds fiduciaire pour les aires marines protégées de Méditerranée et la mise à l’étude d’un parc naturel marin autour du Cap Corse.

Bonne nouvelle, certes. Mais on en souhaiterait un peu plus  de l’ensemble des pays de la planète.

Car le bilan de santé des océans n’est pas bon : pollutions par nos déchets divers et variés, acidification du au CO2 que nous émettons, pillage par les flottes de pêche qui alimentent nos assiettes, une cure de remise ne forme est nécessaire. Et comme dit le médecin,  en plus de traiter les maux à leur source, il faut du repos. C’est à dire des lieux   où  l’homme n’y fait rien, où l’océan puisse se reposer des vicissitudes que nous lui faisons subir.

Petit rappel : on a perdu 20 % de nos récifs coralliens,  40 % de mangrove,  et épuisé entre 70 et 80 % des populations de poissons.

Ce n’était pas faute de la savoir, car les premières alertes datent des années 60.

Après moult travaux, on s’était même juré au niveau international de protéger 10%  de la surface des océans, un équivalent à ce qui se passe sur terre,   ce chiffre étant le plus bas  car il permet juste de maintenir la biodiversité existant sans pour autant permettre de la reconstituer , voire de permettre une pêche durable .

Mais nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire : l’objectif de 10%  à réaliser pour 2010  est inatteignable sans mettre les bouchées doubles ou triples. Car, 7 ans avant l’échéance seul  11 millions de kilomètres carrés ont été attribués  aux aires marines protégées, celles-ci jouissant d’ailleurs d’une protection plus ou moins efficace selon les latitudes, le bon vouloir  et les moyens consacrés.  Et à l’allure ou l’on va, ce n’est pas moi qui le dit mais le quai d’Orsay, il nous faudra un siècle pour  réaliser 10 %

Quand on pense que des ONG telles que Greenpeace ont demandé, avec des arguments scientifiques à l’appui  qu’une surface de 40 % soient protégées…les générations à venir ont du pain sur la planche, mais  auront peu de poisson sur le billot …

Pourtant Un parc marin, une aire marine protégée  ce n’est pas une mise sous cloche, non c’est une réappropriation du milieu au bénéfice de tous, acteurs locaux ou pas.

La France dispose du second domaine maritime au monde,  rien qu’en métropole, on attend la création de  5 parcs marins supplémentaires.

Et dans le monde, ce ne sont pas les endroits qui manquent :

–        l’Union internationale pour la conservation de la nature a ainsi déterminé  trente et un spots, dits spots de l’espoir (« Hope spot »), considérés comme essentiels à la santé des océans

–        le WWF quant à lui a recensés 232 écorégions  de première importance dans le monde dont 137 ne protègent pas même 1% de leurs aires marines.

Après le cheval et l’Ouest ,  les aires marines sont la prochaine conquête de l’homme pour l’homme !.

Sur les pas et dans les pages de Victor Hugo (10)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Le nom « Vianden », ville située dans un site splendide (la Vallée de l’Our), proviendrait du gaulois « vien » qui signifie « rocheux ». Du château (XIe siècle) aux bords de l’Our et aux remparts, c’est une suite de lieux incontournables : l’église des Trinitaires (XIIIe siècle) avec son remarquable cloître gothique, l’Hôtel de Ville datant du XVIIe siècle, l’église Saint-Nicolas (XIIIe siècle) et, bien sûr, la Maison de Victor Hugo où il résida durant son exil de 1871. L’imposant (et magnifiquement restauré depuis quatre décennies) Château de Vianden, construit dès le XIe siècle, repose sur ce qui fut un refuge carolingien et un petit château romain. Au XIXe siècle, cette splendide construction perdit de sa superbe et tombait en ruine. Lisons Victor Hugo à ce propos : « Aujourd’hui, dans son paysage splendide que viendra visiter un jour toute l’Europe (quel visionnaire !), Vianden se compose de deux choses également consolantes et magnifiques : l’une sinistre ruine, l’autre riante, un peuple. »

Elle devint propriété de la famille grand-ducale avant d’être reprise de manière efficace par l’État luxembourgeois. Victor Hugo vint à quatre reprises à Vianden : lors de l’un de ses séjours, il fit descendre ses proches à l’hôtel alors que lui s’établissait dans une maison voisine, proche de l’Our et du pont, et c’est là qu’il écrivit en partie « L’Année Terrible ». En voici quelques passages :

« As-tu donc oublié que ton libérateur, c’est le livre ? »

« Lorsqu’un homme est traqué comme une bête fauve, fût-il mon ennemi, si je le peux, je le sauve. »

« Pourquoi tant de combats, de larmes, de regrets, et tant de tristes choses ;

Et pourquoi Dieu voulut que je fusse un cyprès, quand vous étiez des roses. »

« Je n’ai pas d’ennemis quand ils sont malheureux. »

 Fait marquant : le 14 juillet 1871, Victor Hugo dirigea les opérations pour combattre un incendie qui ravageait une dizaine de maisons à toit de chaume situées dans la partie basse de la cité. Il organisa une chaîne humaine de porteurs de seaux d’eau puisée dans l’Our jusqu’au sinistre. Si, neuf ans après ce 14 juillet, la « Fête nationale de la France » fut instaurée en souvenir de la Prise de la Bastille le 14 juillet 1789, c’est, aussi, à Vianden que Victor Hugo, séducteur patenté, vécut une relation amoureuse avec Marie Mercier, une jeune fille de 18 ans, compagne de Maurice Garreau, directeur de la Prison Mazas (maison d’arrêt à Paris où Arthur Rimbaud fut détenu sous le motif d’être un espion prussien !) sous la Commune de Paris, fusillé à la fin de la Semaine sanglante.

Pour la petite histoire, ce fut à Vianden, le 11 août 1871, que Victor Hugo se serait fait arracher sa première dent…

Nos maisons écologiques ont de la valeur verte

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La valeur verte, voilà le sujet d’étude abordé par l’Ademe. Ce thème ne vous parle peut-être pas beaucoup ? Et pourtant il revêt une importance capitale, puisqu’il s’agit de la valeur environnementale de nos maisons. L’objectif de l’étude de l’Ademe publiée en avril dernier était donc de mieux connaître cette valeur verte et sa place dans le marché immobilier français.

L’écologie pourrait donc bien être enfin considérée non pas comme une contrainte, mais comme un atout ! Cette étude permet en effet de déterminer si la qualité environnementale d’une maison est oui ou non un critère de choix et si elle va avoir une influence sur le marché du logement. Et bien la réponse de l’Ademe est sans appel, la valeur verte aura un impact sur le marché.

Mais qu’est exactement cette valeur verte ? L’Ademe la définit comme la valeur dégagée grâce aux performances environnementales d’un logement. En clair, quels sont les atouts écologiques d’une maison. Cela va donc concerner en priorité les qualités énergétiques, desquelles découle la caractéristique énergivore ou non de la maison et donc les potentielles économies d’énergie. Mais l’Ademe estime que d’autres caractéristiques écologiques doivent être prises en compte, comme les éco-matériaux, ou encore la proximité des transports en commun.

Selon l’étude, nous serions 76 % à reconnaître l’intérêt de cette valeur verte et donc à estimer qu’un logement plus écologique peut aussi être plus coûteux. 46 % des personnes interrogées ont dit opter en priorité pour une maison verte. Mais, entre la prise de conscience et le réel passage à l’acte, il semble qu’il faille encore attendre, puisque selon les professionnels de l’immobilier, seules 19 % des transactions prennent le critère environnemental en compte. Pour autant, l’Ademe estime qu’une fois la valeur verte admise, elle pourrait peser concrètement dans le marché immobilier et représenter 30 % de la valeur d’un logement ancien et jusqu’à 100 €/m² de SHON dans le neuf. La valeur verte pourrait donc bien inciter les propriétaires à rénover leur bien pour correspondre aux critères écologiques du marché.

Avant d’en arriver là, il y a encore du chemin à faire. Non seulement la notion de valeur verte est encore floue et méconnue, mais les outils d’identification et d’estimation de cette valeur (label, diagnostic, étiquettes…) n’ont quant à eux pas le crédit suffisant auprès du grand public. L’Ademe préconise donc d’accentuer le travail d’information et de sensibilisation, mais aussi de développer et améliorer les différents outils de financement et d’information. Tous les acteurs du marché sont donc concernés par ce travail d’information sur la valeur verte, les particuliers comme les professionnels.

Avoir une maison écologique est donc plus qu’un engagement idéologique, bon pour la planète et pour la santé, c’est aussi un investissement d’avenir ! Nos maisons écologiques ont bien une vraie valeur ajoutée, la valeur verte.

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com

Chronique ouverte à Laurent Cabrol

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

J’ose espérer que Laurent Cabrol, qui anime la séquence météo sur Europe1, lira les propos de Jean-Pascal van Ypersele, climatologue de réputation internationale.

Voici quelques-uns des propos de cet important professeur d’université en climatologie, parus dans « Sciences et Santé » du « Soir » :

–         L’élévation du niveau de la mer (vingt centimètres en cent ans) aggrave mécaniquement les conséquences de n’importe quelle tempête.

–         Le changement climatique est sans équivoque. Nous allons vers un climat de plus en plus différent. Ce que nous voyons n’est qu’un début.

–         À un moment, l’adaptation ne sera plus possible.

–         Beaucoup de décideurs n’ont pas encore pris la mesure de ce que représente le changement climatique. J’ai un peu le sentiment de répéter les mêmes choses depuis vingt ans.

Laurent Cabrol qui évoque sur son site Internet des « prophètes du malheur » et déclare que : « Rien n’est vraiment nouveau sous le soleil… », modifiera-t-il pour autant ses déclarations ? Pouvoir changer d’avis est aussi faire preuve d’une certaine intelligence, dit-on.

Sur les pas et dans les pages de Victor Hugo (9)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Et voici encore une chronique dévolue à Victor Hugo et à ses pérégrinations touristiques ou forcées par l’exil, voici un petit florilège de ses propos, quand bien même ceux-ci ne furent pas toujours d’une grande précision géographique:

Verviers

 Visiteur attentif et critique de la Belgique, Victor Hugo a visiblement été séduit par la région baignée par la Vesdre et ses environs : « La Vesdre est une rivière-torrent qui descend de Saint-Cornelis-Munster, entre Aix-la-Chapelle et Düren, à travers Verviers et Chauffontaines, jusqu’à Liège, par la plus ravissante vallée qu’il y ait au monde. Dans cette saison, par un beau jour (le 4 août 1838), avec un ciel bleu, c’est quelquefois un ravin, souvent un jardin, toujours un paradis. Entre Chauffontaines et Verviers la vallée m’apparaissait avec une douceur virgilienne. »

 Huy

 Victor Hugo apprécia beaucoup le site de Huy qu’il appela « Fille de Meuse »,

Montaigle

 Ici, un château s’est lentement construit et fit partie d’une véritable ceinture de protection du Comté de Namur contre la Principauté de Liège. Sa construction en hauteur en fit un modèle qui, en principe, ne devait jamais être pris d’assaut. Au XVe siècle, Montaigle devint fonction résidentielle, puis, à nouveau, forteresse sous la férule de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. À présent, dans des ruines merveilleuses, où fleurit bon une légende, on entend encore Victor Hugo s’y exclamer lors de sa visite le 19 août 1863 :

« Pareilles ruines sont admirables et son puits est extraordinaire, je l’ai même entendu rire. »

La légende intéressa aussi l’écrivain, je n’en doute pas :

– Au début du XIIIe siècle, la famille du seigneur de Berlaymont prit possession du site. Un jour qu’il rentrait chez lui, Gilles, le fils du châtelain rencontra Midone, une splendide jeune fille aux longs cheveux blonds. Leurs yeux se croisèrent et ce fut aussitôt le coup de foudre. Midone, était la fille du seigneur de Bioul, mais une haine implacable séparait les deux familles.  Aveuglé par la rage à l’annonce du mariage de sa fille avec un Berlaymont, le sire de Bioul proféra de sérieuses menaces. Averti par un moine-chapelain, le seigneur de Berlaymont demanda à son fils de réunir les soldats et de se rendre dans la plaine pour arrêter leurs adversaires. Au moment du départ, Midone supplia Gilles d’épargner son père : « Je vous le promets, sauf si j’y suis forcé », lui répondit-il. Le choc fut impitoyable et, fidèle à sa promesse, Gilles évita de rencontrer son beau-père. Malheureusement, le face-à-face s’approcha et Midone vit le drame se préparer. Elle arriva au champ de bataille pour arrêter le massacre et, à la vue de sa fille, le sire de Bioul n’hésita pas un instant : il la tua d’un coup de massue dans la nuque. Révoltés par ce geste crapuleux, les soldats des deux camps baissèrent leurs armes. C’est alors que Gilles s’avança vers le sire de Bioul et après un rapide duel le décapita d’un coup d’épée vengeur. Quelques temps plus tard, Gilles de Berlaymont quitta le pays et partit pour la Croisade dont il ne revint jamais. Il se dit que, parfois, on entend les pleurs de Midone dans les ruines…