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L’eau de pluie ça se récupère !

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L’eau est une ressource précieuse à préserver et à ne pas gaspiller, y compris, cela va de soi, dans nos maisons écologiques. Un réflexe à adopter d’urgence, vu que nous consommons en moyenne 151 litres d’eau par jour et par personne. La première cible ? Nos usages domestiques. Rappelons que nous consommons seulement 1 % pour la boisson et 6 % pour la cuisine. Le reste est consacré pour 39 % à la douche et au bain, 20 % au WC, 12 % au linge, 10 % à la vaisselle, 6 % au jardin et à la voiture et 6 % pour les usages domestiques divers. Il est donc grand temps d’agir !

Et pour cela on adopte bien sûr des gestes économes au quotidien, mais surtout on récupère l’eau de pluie ! Cette pratique a d’ailleurs tendance à se répandre de plus en plus chez nous, les particuliers, mais pas seulement… les agriculteurs et les collectivités territoriales s’y mettent aussi !

La récupération d’eau de pluie s’adapte à vos besoins. Il existe en effet plusieurs solutions selon l’utilisation que vous aurez de cette eau. Les modèles les plus simples sont des cuves extérieures, munies d’un robinet dans lesquelles vous puisez l’eau pour le jardin. Mais vous pouvez aussi optez pour une citerne, enterrée ou non, reliée à la maison, qui pourra alimenter les WC, le lave linge… Bien entendu, l’eau n’est pas potable, ne reliez donc pas votre pompe au lave-vaisselle, à la douche, ou à un robinet, sauf dans ce dernier cas à indiquer clairement « eau non potable ».

Comment ça marche ? L’eau de pluie tombe sur votre toit et s’écoule dans les gouttières, jusque là rien d’innovant… Mais cette eau ne part pas dans le réseau d’eaux usées, mais dans votre citerne de récupération. Elle est bien sûr filtrée, afin de séparer l’eau du reste, avant d’être stockée. L’eau est ensuite pompée pour être remise en pression et redistribuée à la demande. Et quand il n’y a plus d’eau dans la citerne, ne vous inquiétez pas, un gestionnaire d’eau de pluie bascule automatiquement sur le réseau d’eau de ville.

Côté citerne vous avez donc le choix : de quelques litres à 50 m³, la gamme est vaste. Vous optez aussi pour une citerne extérieure ou enterrée, en béton ou en polyéthylène et même désormais souple ou rigide. Ce choix va dépendre de vos besoins, de l’utilisation que vous ferez de cette eau de pluie (jardin, lavage de la voiture, WC, lave-linge, complément pour la piscine, ménage…). Comptez par exemple en moyenne 17 litres/m² pour l’arrosage de votre jardin, 60 m³ par an pour quatre personnes pour un WC classique, 11 m³ par an pour un lave-linge de classe A. Prenez aussi en compte votre potentiel de captation d’eau (où se situe votre maison, type de toiture et de couverture, surface de captage…).

Vous avez toutes les cartes en main, il ne vous reste plus qu’à équiper votre maison écologique d’une citerne de récupération d’eau de pluie !

Vous pouvez retrouver les infos de cette chronique sur notre site www.frequenceterre.com

Nitrates, CO2, la France préfère payer que de se mettre aux normes

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Zones touchées par le Nitrate en France

Tout comme pour les directives « carbone » de l’UE, la France vient d’écoper d’une amende record qu’elle devra payer à l’union pour le motif qu’elle n’a pas respecté les prérogatives européennes en matières de pollution de ses eaux continentales aux Nitrates.

Après la qualité de l’air que nous respirons et auquel les décideurs politiques de notre pays tardent à s’attaquer, c’est maintenant la qualité de l’eau que nous buvons qui est le cadet de leurs soucis.

Le texte Européen (court) :

 

La directive 91/676/CEE (ci-après dénommée «directive Nitrates») vise à protéger la qualité de l’eau en Europe en empêchant les nitrates d’origine agricole de polluer les eaux souterraines et de surface, et en encourageant l’utilisation des bonnes pratiques agricoles.

La directive «Nitrates» fait partie intégrante de la directive-cadre sur l’eau et est l’un des instruments clés dans la protection des eaux contre les pressions agricoles.

La mise en œuvre de la directive s’effectue en plusieurs étapes. Les États membres doivent:

  • identifier les eaux de surface et souterraines touchées par la pollution ou susceptibles de l’être, sur la base d’une procédure et de critères énumérés par la directive (notamment lorsque la concentration de nitrates dans les eaux souterraines ou de surface dépasse 50 mg/l ou quand les eaux de surface sont eutrophiques ou risquent de l’être);
  • désigner les zones vulnérables qui sont toutes les zones connues sur leur territoire qui alimentent les eaux de surface et souterraines touchées par la pollution ou susceptibles de l’être. La directive «Nitrates» prévoit la possibilité pour les États membres d’être exemptés de l’obligation de désigner des zones vulnérables spécifiques, lorsque les programmes d’action sont appliqués à l’ensemble de leur territoire national;
  • établir des codes de bonnes pratiques agricoles, à mettre en œuvre volontairement par les agriculteurs, qui doivent inclure les mesures définis à l’annexe II de la directive;
  • élaborer des programmes d’action, à mettre en œuvre obligatoirement par tous les agriculteurs qui opèrent en zones vulnérables. Ces programmes comportent obligatoirement les mesures répertoriées dans les codes de bonnes pratiques agricoles, ainsi que des mesures additionnelles listées dans l’annexe III de la directive, visant à limiter l’épandage d’engrais minéraux et organiques contenant de l’azote, ainsi que l’épandage des effluents d’élevage.

La directive autorise les États membres à compléter ou renforcer les programmes d’action afin d’atteindre les objectifs de la directive.

Les États membres surveillent la qualité des eaux et appliquent à cette fin des méthodes de mesure de référence standardisées pour les dosages de composés azotés.

La Commission a formulé des recommandations aux États membres concernant les méthodes de surveillance et les informations qui doivent être incluses dans les rapports sur l’application de la présente directive. Lesdits rapports sont présentés tous les quatre ans à la Commission par les États membres.

Contexte

La pollution de l’eau par les nitrates a été favorisée par la mise en place de méthodes de production agricole intensives, qui s’est traduite par une utilisation accrue des engrais chimiques et par une concentration plus grande du cheptel sur des étendues plus réduites.

La pollution des eaux par les nitrates pose des problèmes à tous les pays européens. Les sources de pollution par les nitrates sont diffuses (rejet en multiples points difficiles à localiser).

Dans les années 80, on a observé une dégradation continue de la qualité des eaux du fait du développement des élevages hors-sol (poulets, porcs) dans des zones déjà saturées et des cultures intensives utilisant les désherbages chimiques et la surfertilisation.

Lors de la conférence ministérielle de Francfort de 1988, un examen de la législation relative à la protection de l’eau a été effectué. Les participants ont souligné la nécessité d’améliorer la législation, ce qui a abouti à l’adoption de la directive sur les eaux urbaines résiduaires et de la présente directive sur les nitrates.

Les utopies concrètes – un engagement qui change aussi le citoyen

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Emmanuel Daniel sur la route des utopies concrètes
© Florian El Brico

Le journaliste Emmanuel Daniel a parcouru la France pendant 6 mois à la rencontre de ces citoyens qui tentent de changer localement notre modèle de société par des initiatives concrètes ayant trait entre autres à la santé, l’alimentation, l’éducation, ou l’économie, pour que leurs utopies se concrétisent.

Ces révolutionnaires de l’ombre, qui œuvrent pour  changer la vie quotidienne ou pour transformer la ville, ont pris conscience, par leurs initiatives que l’on est capable de mener ensemble des projets citoyens. Des initiatives qui ont profondément transformé les personnes qui s’y sont investi.

« Il y a une envie d’autre chose », constate Emmanuel Daniel. Selon lui, quand on donne aux gens la possibilité d’être un acteur généreux, ils la saisissent. Les personnes qui se lancent dans ces actions reprennent confiance en eux et dans les personnes qui les entourent.

A quelques semaines des élections municipales, on pourrait penser que ces militants du quotidien auraient envie d’influer de l’intérieur sur les politiques municipales. Pourtant, l’engagement au sein d’une politique institutionnelle reste marginal. Problème de défiance. Pour beaucoup  cela ne semble pas la meilleure façon de faire bouger les choses. Certains comptent tout de même le faire comme à Chambéry par exemple, où des habitants vont monter une liste citoyenne proposant des instances de démocratie directe.

L’envie d’Emmanuel Daniel est maintenant de propager le virus des alternatives à ses voisins, vaccinés contre l’utopie et maintenus sous perfusion de croissance. Une AMAP devrait être sa première initiative. Mais le plus compliqué pour lui est aujourd’hui de convaincre ces adeptes de la croissance et du pouvoir d’achat et d’obtenir leur consentement, pour rendre ses utopies réalisables, telles que les a décrites Yona Friedman dans son livre « Utopies réalisables ».

Au-delà de son action locale, Emmanuel Daniel s’attèle aussi à l’écriture d’un livre relatant son périple et les actions rencontrées.

Pour aller plus loin :

 

Les conseilleurs et la vérité (11)

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

 

Dans « Le Livre de la sérénité » de Catherine Rambert dont il a été question dans la rubrique « Littérature sans Frontières », les citations foisonnent. Extrayons-en une ou deux ou trois par semaine durant tout l’été sous le générique un tantinet moqueur « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », bien que la vérité serait toujours bonne à dire, paraît-il…

 

D’Épictète : « Si tu prends un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y fais pauvre figure, mais celui que tu aurais pu remplir, tu le laisses de côté. »

 

De Voltaire : « La politesse est à l’esprit ce que la grâce est au visage. »

 

De Schopenhauer : « La santé par-dessus tout l’emporte tellement sur les biens extérieurs qu’en vérité un mendiant bien-portant est plus heureux qu’un roi malade. »

Ce soir 22h40 sur Arte : L’urgence de ralentir.

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L’urgence de ralentir

mardi 02 septembre à 22h40 (85 min)

Aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l’urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, Philippe Borrel est allé à la découverte d’initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

 

 

« Course suicidaire et inconsciente », selon Edgar Morin, l’accélération financière et technologique, déconnectée du rythme de l’homme, mène notre système à l’épuisement et vers des catastrophes tout à la fois écologiques, économiques et sociales. Mais alors que des algorithmes accentuent de manière exponentielle la spéculation financière hors de tout contrôle, aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l’urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, Philippe Borrel (Un monde sans humains ?) est allé à la découverte de ces initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

Reprendre le contrôle

Au Rajasthan, le Barefoot College fondé par Bunker Roy recrute des femmes de milieux ruraux pour les former à l’ingénierie solaire ; les villes de Romans-sur-Isère et de Bristol ont mis en place une monnaie locale pour résister à la toute-puissance des banques ; à Ithaca, au nord de New York, des coopératives font leur preuve pour relocaliser l’économie… À rebours du « train fou » du modèle dominant, ces alternatives citoyennes, qui rejoignent les analyses de philosophes, sociologues, économistes et scientifiques, pourraient bien être les pionnières du monde de demain. Autant de gestes qui remettent l’homme au cœur du système.

Comprendre la prolifération des algues

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Nous avons tous entendu parler des proliférations d’algues sur nos côtes. Mais de quoi parle-t-on ? Deux types d’algues sont à l’origine de ces proliférations. Les macro algues produisent des marées vertes d’une part, et le phytoplancton  sous forme microscopique d’autre part  provoque  un changement de couleur des eaux avec  un risque toxique.

Les marées vertes sont plutôt  visibles  en Normandie, Bretagne et centre Atlantique. Quant aux algues microscopiques, c’est plutôt dans les lagunes de Méditerranée, mais également des Flandres au Bassin d’Arcachon qu’on les retrouve. Potentiellement  elles peuvent avoir un impact sanitaire, biologique et économique.

Mais ne noircissons pas le trait : la majorité de notre littoral ne présente pas de problème de ce type.

La cause de la présence de ces 2  types d’algues est commune : il s’agit d’un apport de nutriments  riches, excessif,  qui peut être naturel, mais qui est surtout provoqués par nos activités terrestres. Pourquoi ce phénomène n’est-il pas le même partout ? Tout simplement car pour qu’il se produise, il est nécessaire d’avoir de la lumière pour le développement des algues, et des masses d’eau en faible mouvement. C’est pour cela que  les lagunes et estuaires de fleuve  sont des lieux propices  aux explosions d’algues  souvent appelé bloom.

Les nutriments, nitrates,  phosphates, viennent principalement des fleuves mais également par le ruissellement depuis la terre, quand il n’agit pas tout simplement de rejet volontaire. La pluie est un facteur essentiel pour que le bloom d’algues se produise.

L’azote  provient également des retombées atmosphériques  dans la mer. Les retombées étant issues  de nos moyens de transport ou de nos industries ou de notre agriculture, sont néanmoins diffuses. Les pics ont surtout lieu dans les apports importants au printemps ou en été.

Les conséquences sont multiples : phénomène exceptionnel, le développement d’algues peut conduire à l’asphyxie d’une aire marine, par consommation massive de l’oxygène présent  jusqu’au couches d’eaux les plus profondes.

Mais surtout le l’excès d’algues, même à des concentrations peu élevées  peut être nocif pour la faune marine et pour l’homme. Les toxines  libérées sont ingérées par les coquillages par exemple, d’où certaines mesures d’interdiction  de consommation de coquillages  prises en période de prolifération.

Est-ce que c’est phénomène qui ne concernerait que le littoral ? eh bien pas du tout , la preuve par 2 chiffres : 50 % des apports de phosphore et 75% des apports en nitrates  arrivant sur la côte Méditerranéenne  provient du Rhône. Si l’on peut incriminer certaines pratiques industrielles ou agricoles à certains endroits , il n’en reste pas moins vrai  que aux rejets massifs fluviaux.

Pensez-y en choisissant votre lessive !

Bibliothérapie : Shakespeare vs Prozac !

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Dans son numéro estival, le très intéressant magazine « Bio Info » développe un sujet dont il a déjà été question dans « Littérature sans Frontières » : les livres qui nous veulent du bien.

Quelques extraits significatifs :

« Livres à grandir, livres à guérir, les livres ressources ouvrent une porte sur notre monde intérieur. Romans, autobiographies, contes et autres ouvrages de « self-help », par effet miroir des émotions et des vécus traversés, offrent une catharsis libératoire. Shakespeare vs Prozac, donc ! »

« Qui veut se connaître, qu’il ouvre un livre ! »

 « Pour grandir, apprendre, évoluer, faire tomber les murs, se retrouver… et entamer un nouveau chapitre de l’existence… »

« Lire, c’est prendre rendez-vous avec soi »

 

Les conseilleurs et la vérité (10)

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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

 

Dans « Le Livre de la sérénité » de Catherine Rambert dont il a été question dans la rubrique « Littérature sans Frontières », les citations foisonnent. Extrayons-en une ou deux ou trois par semaine durant tout l’été sous le générique un tantinet moqueur « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », bien que la vérité serait toujours bonne à dire, paraît-il…

 

De La Bruyère : « Il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri. » et « L’on est plus sociable et d’un meilleur commerce par le cœur que par l’esprit. »

 

De Gracian : « Les arbres qui ne portent point de fruits et qui n’ont point de feuilles d’ordinaire n’ont point de cœur. »

 

Droit de tuer ou droit de laisser vivre , il faut choisir !

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Les populations de poisson sont en décroissance. Pour bonne part en raison d’une surpêche intensive et de prélèvements en dépit du bon sens au profit de quelques-uns et non pour le profit de l’ensemble des communautés.

Vous allez me dire : que chacun a bien le droit de pêcher ce qu’il veut dans la mesure où rien ne le lui interdit. Le raisonnement me parait court :

Quelle légitimité un chasseur-pêcheur a –t-il face à un autre usager de la mer qui lui souhaite jouir de ce poisson dans des conditions différentes ?

Je vous invite à réfléchir à une situation tout à fait plausible :

2 individus sont sur l’océan ou en plongée et sont au au même moment sur une zone où se trouve du poisson. Ils voient le poisson en même temps.

L’un veut le pêcher et invoque le droit de pêche c’est-à-dire le droit de tuer pour s’approprier le poisson.

L’autre veut que ce poisson vive, car il souhaite que ses enfants puissent voir ces poissons le lendemain et puissent profiter durablement des richesses de la mer sous toutes ses formes avec le droit de rencontrer, photographier, admirer ; le droit de laisser en vie pour que d’autres puissent, à leur tour, profiter de ces merveilles.

Qui a raison ? Qui a tort ?

Actuellement, dans tous les cas de figure, le pêcheur, le premier qui s’approprie le poisson, a le droit pour lui. Mais ce droit est-il légitime ?

Au « droit de tuer pour s’approprier », s’oppose le « droit de laisser en vie pour que chacun puisse profiter durablement des richesses de la mer ».

Ce droit est à construire et doit faire partie d’une nouvelle forme de gouvernance entre les hommes.

Le droit de s’approprier le bien commun en tuant n’a plus cours car les ressources marines ne sont plus inépuisables. « L’animal appartient à celui qui l’a capturé », telle est la loi énoncée à une époque où la vie sauvage pullulait et où l’homme n’avait pas encore décuplé son pouvoir de destruction, à une époque où capturer pour soi ne privait pas autrui. Aujourd’hui, il en est autrement. Ce droit n’a plus sa place au XXIème siècle.

Sauf à vouloir d’une vie sur cette planète, sans nature, sans pérennité autre que celle du jour le jour, ou le droit du plus fort à se satisfaire le premier est la règle acceptée par tous.

Est-ce vraiment le monde dans lequel nous voulons vivre ?

Le droit à la terre

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Le magazine « Agenda Plus » annonce plusieurs informations positives puisées dans l’actualité.

Ainsi, l’Union Européenne confirme que les émissions de gaz à effet de serre ont décru de plus de 19% durant ces vingt-quatre dernières années. L’objectif des 20% est fixé pour 2020. En tête des pays qui se démarquent : l’Italie avec 45% !

Qu’ont donc en commun, depuis juin dernier, la Belgique, la Colombie, l’Angleterre, les Pays-Bas, le Costa Rica et le Mexique ?

Réponse heureuse : une loi interdit les animaux sauvages dans les cirques.

Durant ce temps, au Pérou, une jeune fille de 27 ans a réussi à faire annuler un important projet de barrage hydroélectrique au nom du droit à la terre.

Allons, les consciences évoluent parfois positivement en ce monde…