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Quand la nuit porte conseil (4) : Vers une « Semaine du dégoût » ?

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Labyrinthe à la Cathédrale d’Amiens.

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

En tant que journaliste et chroniqueur, il faut consulter un maximum de publications afin de pouvoir jauger l’actualité. Ainsi, il m’a été donné de lire à plusieurs reprises des articles dans « La Vie ». Dans un récent numéro de cet hebdomadaire, mon attention a été attirée par un courrier. Je vous le livre car il reflète bien l’action menée à « Fréquence Terre », action menée au-delà de toutes considérations philosophiques et religieuses, selon la formule consacrée pour toute analyse qui se veut neutre.

Alors qu’il est question de « Journée Mondiale des Zones Humides », de « Journée Mondiale de la Vie sauvage », de « Journée Internationale des Forêts », et, encore, de Journées Mondiales de l’eau, de la Terre, du soleil, de l’Environnement, du patrimoine, des océans, de la baleine, de la biodiversité, de la santé, des luttes paysannes, et même des Journées mondiales des câlins et de la lenteur, la lectrice de « La Vie » propose une « Semaine du dégoût ».

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Des animaux visiblement heureux de cohabiter…

Quel est l’objet de son courroux ? « Une usine de 1 000 vaches dans la Somme, une autre de 1 000 veaux dans la Creuse, un poulailler géant de plus d’un million de volailles dans les Deux-Sèvres, une porcherie industrielle de 15 000 bêtes dans la Marne… Nos aïeux étaient de vrais paysans et non les fossoyeurs de viande industrielle », conclut-elle avec sagesse (et comme l’illustre bien notre photo d’animaux visiblement heureux de vivre et de cohabiter !)

Et de sagesse, il en est question dans ces trois éphémérides : « Vite et bien ne se rencontrent point », « Labeur sans soin, labeur de rien » et « Mieux vaut perdre la toison que le mouton ».

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Cathédrale d’Amiens.

Au sujet de la sagesse, il est une ville considérée comme telle par l’illustre Jules Verne, l’auteur du « Tour du Monde en 80 jours », de « L’île mystérieuse », du « Voyage au centre de la Terre » : « Amiens est une ville sage, policée, d’humeur égale, où la société y est cordiale et lettrée. »

Amiens et ses vieux quartiers, Amiens et ses restaurants aux menus uniques de plats de pommes de terre, Amiens et ses 300 hectares de marais entrecoupés de 65 km de canaux où l’on pratique la culture maraîchère. Et puis, il y a cette fabuleuse cathédrale et son célèbre labyrinthe octogonal considéré comme une véritable encyclopédie hermétique. Il y a, aussi, la mémoire collective qui rapporte que, durant la Première Guerre mondiale, « L’Ange pleureur », une petite statue de cet édifice religieux remarquable, était représenté sous forme d’image pieuse ou carte postale et fit le tour de la planète dans le but de délivrer un message de paix ou d’espoir en la fin de ce conflit sanglant.

Gageons qu’il faudra beaucoup de représentations de « L’Ange pleureur » pour contrecarrer les inepties dénoncées par la lectrice de « La Vie ».

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

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Pierre Guelff, chroniqueur avec « Littérature sans Frontières » et « Quand la nuit porte conseil » sur « Fréquence Terre ».

 

 

Biennale de l’habitat durable de Grenoble

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© Biennale de l’Habitat Durable Grenoble

La cinquième édition de la Biennale de l’Habitat Durable se tiendra du 9 au 11 avril à Grenoble. L’évènement, créé en 2006, entend accompagner la révolution de l’urbanisme vers un autre mode de construction en offrant aux professionnels de se former et d’échanger avec la population pour imaginer un autre cadre de vie de meilleure qualité, plus respectueux de son environnement et des générations futures.

Vivre la ville durable à travers les usages et les usagers, c’est la thématique de cette cinquième édition qui fera aussi le bilan des éditions précédentes.

© vdcom.ch
© vdcom.ch

Julie Gauthier, de la direction de l’urbanisme à la ville de Grenoble, est en charge de l’organisation de la Biennale de l’Habitat Durable.

« L’objet de la Biennale, c’est de faire un état des lieux sur l’évolution de la construction pour imaginer la ville de demain, tant sur l’habitat que sur les opérations urbaines. Ce n’est pas que le bâtiment qui est concerné, mais tout l’ensemble de « l’habité » : espaces extérieur, espaces publics ou logements. Cela fait de nombreuses années que les professionnels aménagent différemment la ville et nous souhaitons faire un retour sur la manière dont c’est vécu par les usagers. »

Avec le partenariat de Terre TV qui retransmettra l’ensemble de la manifestation, la Biennale se veut pratique et concrète dans les animations et les actions qui se tiendront tout au long des 3 jours.

« Des tables rondes auront lieu pour approfondir les sujets, mais il y aura aussi beaucoup de visites de site parce que quand on a les bâtiments sous les yeux, quand on vit l’espace ensemble, les échanges sont beaucoup plus riches. Il y aura aussi des expositions sur l’espace public, notamment une expo pédagogique pour les enfants « Objectif Terre », sur la connaissance de la terre, sur sa préservation nécessaire et sur l’impact de l’activité humaine sur la planète. Animations, spectacles de rue et spectacles pour enfants sont aussi programmés. »

 

Lieu d’échange d’expériences avec d’autres métropoles ou d’autres pays, la Biennale fait aussi le constat de l’évolution de l’habitat dans les approches des différents acteurs depuis quelques années.

 

« On voit bien que les professionnels savent construire autrement, grâce à la règlementation thermique, grâce au Grenelle de l’environnement, et les recherches et développement de laboratoires qui tentent de répondre aux signaux des spécialistes du climat. La qualité des constructions, sur la performance énergétique, sur le choix des matériaux, sur le suivi du bâtiment a grandement évolué. »

 

La réhabilitation du parc existant et la résolution de la précarité énergétique font aussi partie des approches de l’habitat durable, et de cette Biennale qui porte aussi sa réflexion sur la santé dans l’habitat d’aujourd’hui et de demain.

 

 

« Pour les nouvelles constructions, on demande aux habitants de changer leur comportements.  Pour ces bâtiments qui offrent une enveloppe très performante où l’on doit veiller à ce qu’il n’y ait aucune fuite d’air, la qualité de l’air intérieur doit être encore plus importante qu’avant. La ventilation, les produits utilisés pour les revêtements ou les produits d’entretien, doivent faire l’objet d’une attention particulière. Chacun doit avoir cette préoccupation là dans toute la chaine de la construction de l’habitat. »

 

Pour aller plus loin :

 

© vdcom.ch
© vdcom.ch

 

[youtube]http://youtu.be/rawfeTS6eBI[/youtube]

Histoire d’une femme libre de Françoise Giroud (Folio)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Au début de l’ouvrage « Histoire d’une femme libre » de Françoise Giroud (Folio), on lit : « On ne retient pas la vie qui s’en va (…) Je suis une femme libre. J’ai été, donc je sais être une femme heureuse. Qu’y a-t-il de plus rare au monde ? »

À la fin, après le récit des quatre premières décennies d’une vie extraordinaire, dont sa tentative de suicide à l’été 1960, on découvre cette confidence profonde : « Être seule ? C’est ne plus avoir, auprès de soi, quelqu’un de qui se faire entendre sans parler. »

Cet ouvrage autobiographique est celui d’une « bagarre avec les mots », celui du courage développé par celle qui était à la recherche d’elle-même en plein milieu de son existence.

Un document exceptionnel pour une femme d’exception. Et dire qu’une certaine « élite » intellectuelle trouvait ce livre impubliable… Alors, je ne peux que partager ces propos que je cautionne avec force et vigueur : « J’ai peut-être mal pensé, mais je n’ai rien eu à concéder. »

 

Quand la nuit porte conseil (3) : Richesse et bon sens écologique

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11056964_10206098411402391_210843509_n« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

« Dieu, Grand-Esprit, Grand Architecte de l’Univers, Wakan Tanka, créateur, seigneur, Grand-Pouvoir mystérieux, sont finalement des synonymes de cet esprit indéterminé qui représente toute la puissance sacrée, toutes les potentialités portées par l’être humain. L’essence de ce principe sacré est souchée sur la conscience même de l’individu »,  selon l’auteur Jean-Pierre Bayard.

Ce vaste programme trouve parfois un écho lorsque nos pas nous mènent vers un site, un édifice, un coin de la Nature.

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Le havre de Sarah Bernhardt : un ancien fortin transformé en résidence accueillante.

Dernièrement, j’ai revu un documentaire à la télévision où il était question de la « Pointe des Poulains » de Belle-Île-en-Mer, là où la divine comédienne Sarah Bernhardt venait reprendre force et vigueur : « J’aime venir chaque année dans cette île pittoresque, goûter tout le charme de sa beauté sauvage et grandiose. J’y puise sous son ciel vivifiant et reposant de nouvelles forces artistiques. »

La « Voix d’or », comme on la surnommait, vivait une existence mouvementée, parfois tragique, telle l’amputation d’une jambe suite à une blessure.

Elle appréciait donc ce bout du monde de l’île bretonne, là où il est recommandé de ne pas cueillir la bruyère car cela porte malheur, comme j’ai pu le constater sur place.

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Le célèbre photographe Nadar immortalisa la divine comédienne.

Ici, c’est l’exemple même que la légende et le bon sens écologique peuvent cohabiter, sans oublier un aspect humaniste non négligeable qui fut relevé chez cette muse de nombreux artistes : elle militait contre la peine de mort et l’antisémitisme, elle était sensible aux difficultés quotidiennes des Bellîlois et finança même une boulangerie coopérative appelée « L’œuvre du pain pas cher ». Il n’est pas étonnant que l’une de ses devises était : « C’est en se dépensant soi-même que l’on devient riche ! »

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.

Sources : « France Mystérieuse, Insolite et Sacrée » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

Semaine sans pesticides du 20 au 30 Mars

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Cette semaine et jusqu’au 30 mars, c’est la semaine sans pesticide. Initiée par l’association « générations Futures », cette semaine regroupe des manifestations un peu partout sur le territoire à travers des associations, des réseaux.

C’est le cas de Veille au Grain qui a organisé en Bourgogne de nombreux évènements comme des marches militantes, des randonnées, des projections…

Fréquence Terre a interviewé la coordinatrice du réseau Veille au Grain Bourgogne. Elle nous rappelle entre autre les tristes records de la France en matière d’utilisation des pesticides (premier utilisateur en Europe, 3eme au niveau mondial). Elle nous alerte aussi sur les dangers sur la santé et nous dit enfin qu’il existe des alternatives… C’est le but de cette semaine de sensibilisation qui a lieu partout en France.

 

Le site de Veille au Grain Bourgogne : http://www.veilleaugrain.org/

 

Le site de la manifestation Nationale, le calendrier des manifestations : http://www.semaine-sans-pesticides.fr/

[youtube]http://youtu.be/i-2aDaV6abU[/youtube]

Prix de l’eau et Forum Social Mondial de Tunis

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© France Libertés

Le prix de l’eau et le Forum Social Mondial de Tunis sont les deux sujets au menu cette semaine de Monde Solidaire, notre rendez-vous avec la Fondation France Libertés, en compagnie d’Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation.

© France Libertés
© France Libertés

Le prix de l’eau augmente plus vite que l’inflation

Depuis 2011, la Fondation France Libertés et 60 Millions de consommateurs mènent l’Opération Transparence sur le prix de l’eau en France, une enquête collaborative avec les usagers destinée à apporter une plus grande lisibilité des services de l’eau. Au fil des années l’enquête a mis en lumière un prix de l’eau parfois inéquitable, des factures opaques ou une qualité dégradée. Cette dernière enquête s’est portée sur le prix de l’eau et sur les coupures d’eau. Quels en sont les enseignements ?

« La volonté était de faire le lien avec la première enquête de 2011 pour regarder les hausses du prix de l’eau. Et les résultats sont surprenants. Pour 85% des grandes villes françaises, le prix de l’eau a augmenté plus vite que l’inflation. Et dans une ville sur deux, la hausse est même deux fois supérieure à l’inflation. En tête de liste, on trouve le Grand Evreux, Bar-le-Duc, Agen Chaumont, Le Puy-en-Velay… On peut parfois trouver 37% d’augmentation.

Il y a donc la nécessité d’expliquer aux français ce qu’est le pris de l’eau et comment il se construit. Il faut réfléchir à des Assises de l’eau pour repenser l’ensemble du modèle du service public de l’eau. Il y a des enjeux très forts pour un service public essentiel qui permet de vivre dignement chez soi. »

Ces augmentations sont-elles dues uniquement à l’inflation ou est-ce que l’état du réseau et les bénéfices des sociétés sont également en cause ?

« Ce qui compte c’est les choix politiques qui sont faits. Notamment les choix faits pour rendre l’eau potable, pour l’assainir. On a une ressource en eau qui est de plus en plus abimée, avec des choix industriels qui coutent très chers. Il y a une obligation de repenser ce service. On peut imaginer de protéger la ressource en eau en amont. Cela couterait beaucoup moins cher à mettre en œuvre pour avoir une eau du robinet avec moins de traitements. Et puis des modes de traitements actuellement très industriels alors qu’ils pourraient être mis en œuvre avec des systèmes de phytorestauration, des jardins filtrants… On le fait en France, comme à Honfleur, mais cela reste marginal. Il y aurait donc matière à faire des économies en imaginant une autre façon de concevoir ce service public de l’eau.

Sur les fuites, il y a un problème d’investissement régulier. Les élus doivent s’en emparer et trouve des moyens de mutualisation pour avoir plus de financement à mettre en œuvre sur le renouvellement de leur canalisation. »

L’autre volet de l’enquête porte sur les coupures d’eau.

« L’idée est de mettre en avant la campagne que l’on mène depuis 8 mois, par deux exemples. D’une part la condamnation de Véolia sur Lyon sur un cas de diminution de débit d’eau. Cela montre que les juges sont sensibles à la notion de privation d’eau. L’autre exemple concerne une coupure d’eau en Région parisienne dans un immeuble accueillant 9 familles suite à un désaccord entre Véolia et le syndic. Les familles ont été prises en otages par Véolia pour faire payer le syndic.

Ce sont des attitudes inadmissibles. D’autant que le sénateur Cambon, vice-président du SEDIF qui a mis en œuvre cette coupure sur cet immeuble, dit qu’il faut prévoir les coupures d’eau pour les familles de mauvaise foi. En l’occurrence, dans ce cas, les locataires n’étaient pas de mauvaise foi. Il y a donc un vrai problème de fond. Véolia n’applique pas la loi qui est pourtant claire. Ils utilisent la coupure d’eau pour régler des conflits financiers qui ne regardent qu’eux. »

 

  • Opération Transparence sur le prix de l’eau
  • 60 Millions de consommateurs
  • Factures d’eau : le palmarès des hausses dans 130 villes de France
© Forum Social Mondial Tunis 2015
© Forum Social Mondial Tunis 2015

Forum Social Mondial de Tunis, malgré l’horreur

Du 24 au 28 mai se déroule le Forum Social Mondial à Tunis, au cours duquel se tiendront les secondes rencontres « Eau, Planète et Peuples » organisées par France Libertés.

Ce Forum va se dérouler alors que la Tunisie vient d’être confrontée à l’horreur avec l’attentat du musée de Tunis… Un attentat qui touche un symbole culturel dans un pays en pleine reconstruction démocratique. Malgré tout, le Forum se tiendra bien. Une manière de dire non aux fanatismes.

« Organiser ce Forum sur Tunis c’est la volonté de dire qu’on doit aider ces pays qui réinventent des espaces de démocratie à émerger. Il faut que les sociétés civiles de tous les pays du monde puisent discuter de tout un tas de sujet et renforcer la Tunisie dans son ambition de mettre en place une vraie démocratie. On pense aux familles des victimes. Cet attentat est terrible. On a voulu marquer notre engagement à surtout ne pas tomber dans la peur. Aller sur Tunis pour cette semaine de Forum, c’est marquer que le peuple a raison, que l’engagement citoyen aura raison des fanatismes. Il ne faut pas s’enterrer quand il se passe quelque chose comme çà. Il faut se déplacer et porter des engagements citoyens pour que le monde soit plus égalitaire, plus respectueux de tous, plus respectueux de la planète. »

A quelques mois de la Conférence Mondiale sur le Climat qui se déroulera à Paris en décembre 2015, quel est l’objectif de ces rencontres « Eau, Planète et Peuples » ?

« L’objectif est de discuter de toutes les alternatives liées à l’eau, à la foi sur les thématiques « eau et énergie », « eau et agriculture », « eau et climat », « eau et droit », de récupérer les initiatives qui existent sur la planète, et ainsi pouvoir construire un plaidoyer qui permettra de montrer aux dirigeants que quand on parle de climat on ne parle pas que de CO2. La place de l’eau est aussi très importante par rapport à ces questions. Ce plaidoyer, qui sera construit sur Tunis, il sera porté vers pour la COP 21 (la Conférence Mondiale sur le Climat) en décembre.

On mesure combien l’activité humaine peut influer directement sur le climat. Il y a urgence à prendre en compte la place de l’eau dans les grands cycles de la vie de la planète et de l’humanité. Il n’est pas trop tard pour prendre des décisions et co-construire des sociétés et de modes de vie plus respectueuses de la planète. »

 

[youtube]http://youtu.be/YU6uzGbI7ko[/youtube]

Florence Arthaud – l’hommage de France Libertés

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© voileenligne.com

Les obsèques de Florence Arthaud auront lieu le lundi 30 mars à Paris. La cérémonie religieuse sera célébrée en l’église Saint-Séverin dans le Ve arrondissement de la capitale, avant un hommage qui lui sera rendu dans un mois, le 28 avril lors d’une cérémonie en mer, devant le monastère cistercien de l’île de Saint-Honorat, au large de Cannes.

La navigatrice, disparue dans l’accident d’hélicoptère en Argentine, qui a couté la vie à 10 personnes, dont les 2 pilotes argentins et 8 français, était aussi une citoyenne engagée, notamment auprès de la Fondation France Libertés, qu’elle soutenait dans ses actions.

Florence Arthaud portait les valeurs de l’Organisation pour une Citoyenneté Universelle (fondée par France Libertés, Emmaüs et Utopia) qui agit pour la liberté de circulation et d’installation des hommes. Elle était détentrice du passeport de citoyenneté universelle.

Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France Libertés, lui rend hommage sur frequenceterre.

« Je suis triste de sa disparition. Florence faisait partie de ces femmes qui s’engageaient au nom de l’utopie, au nom de la liberté, au nom du partage. Elle avait été ambassadrice de notre 25ème anniversaire et elle portait sur elle le passeport de citoyenneté universelle qui prône la libre circulation des personnes dus la planète. Elle aimait rappeler que sur l’océan, sur un bateau, on est complètement libre et qu’il n’y a plus d’histoire d’homme, femme, d’africain, d’européen et que l’on est tous égaux quand on est en contact direct avec la nature et en particulier l’océan.

On espère aussi que l’idée qu’elle avait d’organiser une odyssée des femmes sur l’océan pourra voir le jour prochainement.

On lui souhaite bon vent avec l’espoir que de l’endroit où elle est elle continuera de nous regarder et à porter cette idée de l’utopie qui lui était si chère. »

Aux cotés de Florence Arthaud, 7 autres français avait trouvé la mort en Argentine, les sportifs Camille Muffat et Alexis Vastine, ainsi que les membres de l’équipe de tournage du jeu de TF1, Laurent Sbasnik (réalisateur), Lucie Mei-Dalby (journaliste), Volodia Guinard (chef de projet), Edouard Gilles (ingénieur du son) et Brice Guilbert (cameraman).

  • L’hommage à Florence Arthaud est à retrouver sur le site de France Libertés.
  • Organisation pour une Citoyenneté Universelle

 

En 2011, Florence Arthaud était la marraine des 25 ans de France Libertés.

© France Libertés
© France Libertés

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Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi (Actes Sud)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Désormais, la plus haute, la plus belle performance que devra réaliser l’humanité sera de répondre à ses besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. »

Dans ces propos, il est question d’activité créatrice d’autonomie, d’acte politique, d’acte de légitime résistance à la dépendance et à l’asservissement de la personne humaine ; des propos émis par Pierre Rabhi dans son essai « Vers la sobriété heureuse » (Actes Sud), un  écrivain qui est, également, agriculteur, expert en agroécologie, pionnier du bio. Cet inlassable militant qui se penche sur son passé et déclare : « Quand j’avais 20 ans – il en a 77 -, la modernité m’est apparue comme une immense imposture. »

Au fil de décennies de militantisme, il constate encore : « La joie de vivre est une valeur suprême à laquelle nous aspirons tous, mais que des milliards de dollars ne peuvent offrir. »

Ici, selon ma perception, ce dernier constat peut parfaitement s’appliquer à l’imposture qui a pour nom « Monsanto » !

Ainsi, « c’est sous l’inspiration d’une rationalité sans âme que s’est construit le monde actuel », selon l’auteur. Alors, propose-t-il un antidote à cette situation ?

Oui, bien sûr ! Ce serait un monde où s’épanouirait les qualités d’attention à l’autre, un monde de cœur et de fraternité, entre autres.

Et, c’est par le changement positif des individus que le monde changera positivement : « Il n’y a pas d’autre voie ! » clame Pierre Rabhi.

Il faut donc en finir avec le concept de notre terre qui ne doit plus obligatoirement produire de la nourriture pour sa propre consommation, mais surtout cracher de l’argent !

Ce n‘est pas à « Fréquence Terre » que Pierre Rabhi sera contredit. Que du contraire !

 

Quand la nuit porte conseil (2) : L’arbre, le frère de l’homme

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« Quand la nuit porte conseil »  :  citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Pour le romancier et essayiste Georges Bernanos, « Être capable de trouver sa joie dans la joie de l’autre, c’est ça le secret du bonheur ». Mais pour le cinéaste et acteur américain Orson Welles, « Le bonheur n’est pas le droit de chacun, c’est un combat de tous les jours. »

On peut ajouter deux dictons à ces paroles teintées d’une certaine sagesse : « On n’est jamais bien juste à l’égard d’un rival » et « Ne rien faire c’est déjà mal faire »…

Comment davantage illustrer le combat écologique mené à « Fréquence Terre » qu’en relisant Jules Michelet qui, au XIXe siècle, écrivait : « L’arbre gémit, soupire, pleure, d’une voix humaine. On croit que c’est le vent, mais c’est souvent aussi sa circulation intérieure, les troubles de sa sève, les rêves de l’âme végétale. L’Antiquité n’avait jamais douté que l’arbre eût une âme aussi bien que tout être animé. C’est une idée orgueilleuse de croire que l’homme seul sent et pense. Dans les villes et dans les écoles, l’esprit subtil et vain peut rire de l’âme de l’arbre. On n’en rit pas dans le désert, dans les climats cruels du Nord ou du Midi, où l’arbre est un sauveur. On y sent bien le frère de l’homme. »

PHOTOS 2009 paris nov 025Il y a un arbre qui mérite une attention plus que soutenue (photo) : il vit juste à côté de la superbe église Saint-Julien-le-Pauvre située à l’ombre de Notre-Dame de Paris. C’est un robinier planté en 1602. Certes, il doit être quelque peu soutenu, mais cet ancêtre, selon l’auteur Benoît Desombres, « nous dit et redit des choses essentielles que nous avons besoin de nous répéter… »

Celle de sauver la nature, par exemple.

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.

 

Circulation alternée, mode d’emploi. Immatriculation paire et impaire, comment reconnaitre ?

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Circulation alternée, mode d’emploi. En dehors des véhicules non immatriculés, des véhicules électriques et des dérogations spéciales pour les livraisons et urgences.. Il est demandé aux automobilistes de bien vouloir se conformer à cette nouvelle législation mise en place à la suite des épisodes de pollution particulièrement sévères et inédits de ces derniers jours.

Fréquence Terre vous propose ce petit mémo afin de savoir reconnaitre sa plaque d’immatriculation et ainsi voir si vous pouvez rouler les jours paires ou les jours impaires.

Deux cas de figures se présentent :

Reconnaitre les anciennes plaques d’immatriculation :

Paires :  ancienne plaque paire

Impaires :ancienne-plaque-immatriculation-impaire

Reconnaitre les nouvelles plaques d’immatriculation:

Paires :nouvelle plaque paire

Impaires : nouvelle plaque impaire

Maintenant, rendez-vous sur le site de la préfecture de votre département, sur le site de votre mairie ou écoutez la radio pour savoir quelles plaques sont autorisée à rouler.. au jour le jour…