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Coupures d’eau : Le droit encore bafoué

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Monde Solidaire s’intéresse une fois encore aux coupure d’eau à travers deux cas où Véolia brave la loi. Avec Emmanuel Poilane, le directeur de France Libertés.

Les coupures d’eau sont illégales. Le Conseil Constitutionnel – Coupures d’eau illégales l’a clairement énoncé il y a quelques semaines. Et pourtant, cela n’empêche pas les grandes entreprises de l’eau de continuer à couper délibérément l’eau à des familles entières.

Dernièrement, c’est Véolia qui, en pleine canicule, a privé d’eau 10 familles d’un immeuble de Sète, dans l’Hérault, pendant 25 jours. Et à Puteaux, c’est encore Véolia qui doit justifier ses pratiques devant le tribunal  d’instance.

A Sète, tout d’abord, les habitants d’un immeuble sont pris en otage par Véolia qui est en litige avec le syndic.

« Cette coupure sur un immeuble a duré pratiquement un mois. Véolia a l’habitude de couper l’eau à des immeubles entiers, avec l’idée que, sous pression des locataires, le syndic va payer immédiatement la facture et qu’ils vont pouvoir remettre l’eau le lendemain.

Le cas particulier de Sète nous permet d’éclairer des pratiques qui sont inadmissibles. Quand une entreprise rencontre un problème économique, comme ici à Sète, elle doit pouvoir traiter le problème devant un tribunal ou par voie d’huissier, mais absolument pas en prenant en otage des usagers. Et encore moins en période de canicule, quand on sait que dans cet immeuble il y a une dame de 98 ans à qui on conseille de se rafraîchir toutes les heures alors que dans la réalité elle n’a pas d’eau.

Le comble, c’est que quand on discute avec cette entreprise, elle dit qu’elle ne pratique pas ces coupures, alors que l’on a sans cesse des exemples qui contredise cela.

C’est un cas emblématique qui devrait nous permettre de faire en sorte qu’à l’avenir, en aucun cas une entreprise puisse couper un immeuble à cause d’un conflit de syndic. »

Véolia joue ici sur les mots parce qu’il n’y a pas eu coupure d’eau, mais réduction du débit d’eau.

« Au final c’est la même chose. Si vous réduisez la pression dans un immeuble de deux étages, l’eau ne monte pas au deuxième étage, et si tout le monde ouvre le robinet en même temps, il n’y a plus d’eau du tout.

On en a marre de ces entreprises qui jouent avec les mots pour continuer à jouer la loi du plus fort. On a besoin, notamment dans la mise en oeuvre d’un service public de l’eau, d’avoir des acteurs économiques ou publics qui jouent le jeu du service public, et non pas le jeu du business. Cela pose plusieurs questions. Quel est le jeu des élus par rapport à çà ? Est-ce que les élus sont d’accord avec ces pratiques ? Est-ce qu’ils les connaissent et est-ce qu’ils les valident ? Si c’est le cas, cela pose un vrai problème de démocratie dans notre pays. Comment confier alors un service public à des entreprises si derrière elles se comportent de cette façon là ? Est-ce qu’il n’y a pas là matière à penser une reprise en main du service public de l’eau par les collectivités elle mêmes pour cesser ces dérives insupportables ? »

En ce qui concerne l’affaire de Puteaux, c’est le même cas d’espèce. Véolia met en doute la bonne foi des locataires… en faisant preuve de mauvaise foi.

« Ce cas met en exergue les dysfonctionnements majeurs de la machine Véolia. La locataire affirmait dans un reportage sur TF1 qu’elle n’avait pas d’eau. Le directeur de la communication de Véolia a mis la pression sur TF1 pour dire que c’était un faux reportage. Le service clientèle nous affirmait également que c’était faux, que la personne avait l’eau et que c’était elle même qui avait coupé son robinet d’arrêt. On a donc envoyé un huissier de justice chez la dame pour prouver qu’elle n’avait pas d’eau du tout. Cela met en exergue que, quand un haut responsable de Véolia parle, il ne faut pas forcément lui faire confiance, parce qu’il n’a pas la capacité de savoir ce qui se passe sur le terrain. Donc, confier le service public de l’eau à des entreprises qui gèrent cela de façon globale sans avoir la capacité de tisser ce lien avec l’usager du service public, cela pose question sur la mise en oeuvre de l’accès à l’eau qui est primordial pour vivre dignement. »

  • Les jugements de ces deux affaires seront rendus à l’automne.
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© France Libertés

On termine par un coup de projecteur sur une initiative ludique de France Libertés, puisque le droit à l’eau passe aussi par l’éducation à l’eau et à l’environnement.

« On a lancé un nouveau jeu destiné aux écoles et aux centres de loisirs sur la question “Eau et Climat”. Le jeu s’appelle « Equilibro » et est disponible sur la Equilibro sur le boutique en lignede notre site internet. Il va être testé dans la plupart des centres de loisirs Léo Lagrange durant l’été. Il sera également testé dans une centaine d’écoles parisiennes dès la rentrée de septembre. C’est un bel outil pour faire jouer des groupes d’enfants afin de leur faire mieux comprendre ce qu’est le changement climatique et les mettre ainsi dans l’action pour qu’ils deviennent des acteurs de la lutte contre le changement climatique. »

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x2vd0gy_jeu-l-equilibro-pour-une-planete-bien-dans-ses-baskets_news[/dailymotion]

Pour aller plus loin :

[youtube]http://youtu.be/6b27zvQ0rso[/youtube]

 

 

La passion des requins n’attend pas le nombre des années !

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Ondine ELIOT, 18 ans, nous parle de son association Passion de requins, de son combat commencé à l’âge de 11 ans, pour modifier l’image du requin auprès du grand public.

,A écouter, découvrir, et soutenir sans modération !

Le sexe en version écologique

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Part-Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Contrairement à ce que l’on peut croire, le sexe en version écologique n’est pas un thème de potache ou de la banale gaudriole. La preuve ? DSCF3652Le supplément « 100% bio » du quotidien « Le Soir » lui a consacré une page (photos) sous forme de conseils.

En voici dix :

  1. Si vous désirez rencontrer l’âme sœur à tendance écolo, sachez qu’il existe des sites de rencontre à orientation « bio ».
  2. Pour votre première rencontre, pourquoi ne pas prévoir un repas aux chandelles ? Des bougies végétales parfumées aux huiles essentielles, bien sûr.
  3. Ensuite, pourquoi ne pas agrémenter vos plats d’aphrodisiaques naturels, tel le gingembre ?
  4. Et votre lit ? Eh bien, pensez au bois issu du commerce durable, suggère « 100% bio», avec un matelas en latex naturel, des draps en fibres de bambou ou en coton bio.
  5. Et puis, lors des moments intimes, éteignez la lumière pour économiser l’énergie !
  6. Bon, avant cela, il faut peut-être envisager une méthode contraceptive. Le préservatif en latex naturel sera, bien entendu, jeté dans une poubelle et non dans le WC !
  7. Si vous utilisez des sextoys, autant qu’ils soient écologiques en évitant les objets en PVC.
  8. Si ces sextoys nécessitent une source d’énergie, utilisez donc des piles rechargeables ou à recharger à l’énergie solaire.
  9. Enfin, prenez une bonne douche à deux pour économiser de l’eau, à condition, préconise-t-on dans cet article, « de ne pas durer deux fois plus longtemps… »DSCF3650
  10. Tout ceci vous paraît farfelu ? Sachez, pour terminer cette chronique littéraire, qu’un livre évoque abondamment « l’amour au naturel». Il est signé Marc Dannam, a été publié aux « Éditions La Musardine» et porte le titre sans équivoque possible : « Osez le sexe écolo » !

 

Source : « 100% bio« , supplément au journal « Le Soir« , juin 2015 :

« À l’heure où tout ce qui est consommable se décline en version bio ou naturelle, les comportements sont également étudiés : recyclage, éco-conduite mais aussi… le sexe écologique ! »

 

Quand la nuit porte conseil (18) : Les malveillances d’Apollinaire à Stavelot

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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.11216299_10206542302379388_1646878001_n

Quelques étapes d’intérêt international des randonnées en francophonie belge et dans la capitale de l’Europe, intitulées « Le Beau Vélo de RAVeL », sont susceptibles de captiver l’attention de nombreux français qui y résident ou travaillent, des touristes, voire des Nordistes.

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Stavelot.

Stavelot et Francorchamps, étapes du « Beau Vélo de RAVeL », sont deux entités qui, avant modification du tracé (passé de 14 à 7 kilomètres), étaient surtout étroitement liées par le médiatisé « Virage de Stavelot » du plus beau circuit automobile du monde.

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Blanc-Moussi.

Stavelot, cité des Blancs Moussis, personnages énigmatiques et amuseurs  se confondant avec la légende de moines « libertins », est une très ancienne cité fondée en 648, du temps de Remacle, moine français envoyé d’Aquitaine afin de civiliser les populations ardennaises.

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Hommage à Guillaume Apollinaire.

Outre des fouilles archéologiques exceptionnelles sur le site de l’abbaye, il y a trois musées : celui, extraordinaire, de la Principauté de Stavelot-Malmedy, du Circuit Spa-Francorchamps et Apollinaire. Ici, on rappelle que le poète français Guillaume Apollinaire (1880-1918) quitta la pension Constant, située rue Neuve, sans payer sa facture car sa mère, qui devait lui envoyer de l’argent, avait tout dépensé au Casino de Spa. Il était resté des semaines dans cet établissement qui, à présent, s’appelle « Le Mal-Aimé », du nom d’un poème du recueil « Alcools ».  Sur la façade, on peut lire : « À l’aube du 5 octobre 1899, le poète Guillaume Apollinaire quitta cette maison où il vécut une saison de sa jeunesse. » Stavelot qui resta dans le cœur du poète. Il y changea son prénom « Wilhelm » en « Guillaume », y fit de longues promenades, fréquenta un cercle poétique et dramatique et y rencontra Marie Dubois.

Il en devint rapidement amoureux et, visiblement, elle le lui rendit bien. Elle fut une sorte de muse pour lui, puisqu’il se mit à écrire de manière abondante. Mais, par son départ à la cloche – avec une fameuse ardoise au préjudice de Monsieur Constant -, il rompit brusquement sa relation avec Marie. Ce qui, visiblement, ne lui porta pas chance sur le plan sentimental. En effet, le futur ami d’Alfred Jarry et de Picasso vécut d’autres déboires sentimentaux, sa manière de fuir en plantant Marie, c’était son premier amoureux, paraît-il, l’aurait « marqué » de manière négative, du moins, sur ce plan-là !

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

 

Raies Manta : la majesté contre la cupidité !

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Une  interview de Niv Froman , de l’association MANTA TRUST, qui nous parle des raies Manta, des menaces qui pèsent sur elles, de leur protection, et des développements en cours pour les préserver des appétits économiques de court terme .

Les voyages rituels de Percy John Harvey (MdV Éditeur)

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Part-Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« MdV – Maison de Vie – Éditeur » a la particularité de publier des ouvrages dans sa collection « Symboles universels » qui, en quelque 100 à 120 pages, résument bien le sujet traité. Ce qui est un art particulièrement délicat. Ainsi, en est-il encore avec le livre de Percy John Harvey consacré aux « Voyages rituels ».

Voyages rituelsIl serait un peu facile de rappeler que les voyages forment la jeunesse, car dans ce cas-ci, on peut aisément dire que les voyages forment aussi la sagesse.

Ces voyages sont des voies de perfectionnement par une « transformation » de l’homme, selon des itinéraires progressifs et gradués par étapes rituelles, symboliques, pédagogiques, allégoriques…

« Voyager, c’est vouloir connaître, et en cheminant c’est apprendre en marchant. C’est une quête spirituelle, une quête de Savoir, c’est partir à la découverte du monde et de soi-même. »

Quand la nuit porte conseil (Hommage) : Combat, vie et survie écologiques

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« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2

En novembre et décembre prochains, Paris accueillera l’une des conférences internationales les plus importantes de l’histoire de la planète : « Paris Climat 2015 ». De l’avis unanime, cette conférence apparaît cruciale afin de conclure un accord dans le défi mondial lancé face au dérèglement climatique, ses émissions de gaz à effet de serre et réchauffement global de la terre y compris, n’en déplaise aux éco-sceptiques. Tous les états sont donc concernés par ce rendez-vous très attendu par les écologistes, certes, mais, aussi, par des centaines de millions de citoyens qui ont conscience que le combat pour l’environnement est devenu indispensable pour leur vie, voire leur survie.

Que j’évoque combat, vie et survie, les officiels, dont le président François Hollande, évoquent une « conférence placée sous le signe  de l’exemplarité environnementale ». C’est le moment, selon moi, de rappeler la lutte menée depuis des décennies par tous ces mouvements écologiques qui œuvrent pour le bien de notre planète et les générations futures, parfois au prix de sacrifices humains. Ce n’est pas à « Greenpaece » que l’on me contredira.

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Un autre « Rainbow Warrior » de Greenpeace visité par notre chroniqueur Pierre Guelff, à Ostende, dans les années ’80.
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Le combat écologique est loin d’être terminé !

En effet, il y a juste trente ans, le 10 juillet 1985 pour être précis, eut lieu l’affaire du « Rainbow Warrior ». À savoir : une opération commanditée par le Ministre de la Défense français Charles Hernu, avec l’autorisation explicite du Président de la République française François Mitterrand (selon le témoignage de Pierre Lacoste, patron de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure), par laquelle les services secrets français sabordèrent le navire « Rainbow Warrior » appartenant à Greenpeace. Navire qui était à quai en Nouvelle-Zélande et s’apprêtait à partir pour l’atoll de Mururoa pour protester contre les essais nucléaires français. Cet attentat fit une victime : Fernando Pereira, photographe et membre de l’équipage de Greenpeace. La France paya plus de 8 millions de dollars de dommages à Greenpeace et présenta ses excuses à la Nouvelle-Zélande.

Ce rappel historique me paraissait important, afin que ne s’oublie jamais le combat mené par les associations écologiques depuis des dizaines d’années. Une lutte planétaire qui est loin d’être terminée, malheureusement.

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

Les Français inégaux face à l’assainissement

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© France Libertés

Les Français sont inégaux face à l’assainissement. 5 millions de foyers ne sont pas reliés au tout-à l’égout mais sont équipés d’une installation d’assainissement totalement autonome. Ces installations sont soumises au contrôle d’un Service Public d’Assainissement non Collectif (SPANC), qui veille à la conformité des dispositifs. Mais ce service manquerait d’une vraie transparence.

Qu’est-ce que ce Service Public d’Assainissement non Collectif et comment fonctionne-t-il ? Les réponses de Sara Lickel, chargée de la campagne « Opération Transparence » au sein de la Fondation France Libertés.

« Il y a deux solutions d’assainissement pour les français : l’assainissement collectif, dont dépendent la majorité des français, et l’assainissement non collectif. Les 5 millions de foyers qui ne sont pas relayés au tout-à-l’égout représentent 12 à 13 millions de personnes qui ont une fosse septique relié à leur habitation. Depuis 1992, la loi sur l’eau a donné aux collectivités locales la compétence de l’assainissement non collectif à travers ces Service Public d’Assainissement non Collectif (SPANC) qui sont chargés de gérer ce réseau. Elles sont donc en charge de vérifier si ces fosses septiques sont conformes et ne polluent pas l’eau et les sols. Leur objectif est principalement environnemental. »

Ces SPANC et leur mode de gestion créent des disparités sur le territoire.

« C’est précisément ce qui pose problème. Il existe 4000 SPANC qui sont gérées par la commune ou la communauté de communes. C’est donc autant de règlement de services, de tarification, de périodicité des contrôles. On a des exemples d’habitants voisins qui vivent dans deux commues limitrophes, et qui se voient imposer des prix qui sont complètement différents. Par exemple, le différentiel de prix du premier contrôle va de 0 à 150€, ou la périodicité de ces contrôles obligatoires peut aller de 4 à 10 ans. On voit que les différences sont énormes. Pourtant les SPANC sont un service public. France Libertés, 60 millions de consommateurs et le réseau d’usagers « Confiance » dénoncent ces énormes disparités et particulièrement cette rupture du principe constitutionnel de l’égalité des citoyens devant la loi. »

© Matthieu Debris
© Matthieu Debris

Les contrôles effectués par ces SPANC (Service Public d’Assainissement non Collectif) ne seraient pas toujours pertinents ou efficaces. Il serait fait à minima.

« Il y a 8 contrôles obligatoires en France au niveau des logements. Et celui portant sur les installations d’assainissement non collectif est le seul contrôle qui rende les travaux obligatoires, et ce dans un délai de un an. Cela pose un problème de répartition des fonctions puisque le SPANC est à la fois un service public qui vous impose des travaux et une mise aux normes, et en même temps le prestataire par lequel vous devez passer pour vous mettre aux normes. Selon les témoignages que l’on reçoit, des travaux sont prescrits dans 60% des cas, et ils coûtent parfois très chers : 10.000€ en moyenne, mais parfois cela monte à 20.000 ou 30.000€. Les contrôles peuvent durer 10 minutes ou 1 heure. Des contrôles de 10 minutes débouchent parfois sur un rapport de 30 pages qui prescrit 20.000€ de travaux. Le prix de ces contrôles pose question. Une première étude a permis à France libertés d’évaluer le marché du contrôle et de l’entretien à plusieurs centaines de millions d’euros, et celui des travaux après contrôles à plus de 40 milliards d’euros. Ce n’est pas anecdotique. Les contrôles posent aussi le problème de la formation des contrôleurs et des agents des SPANC. Si certains sont tout à fait compétents, beaucoup sont des personnes formés sur le tas. Il n’y a pas de référentiel de compétences professionnelles à avoir ni d’organisme de formation spécifique qui uniformise ces formations. La qualité des contrôles s’en ressent puisqu’ils sont très disparates. »

France Libertés lance donc un appel à témoignage, dans le cadre de son opération transparence. En partenariat avec 60 millions de consommateurs et le réseau d’usagers Confiance.

« Notre enquête s’appuie sur la participation des usagers qui sont appelés à témoigner des difficultés qu’ils rencontrent, et sur l’étude de légalité des règlements de services de la France entière. L’enquête a pour objectif de pointer le manque de transparence dans la gestion des services, l’inégalité des usagers qui sont isolés face aux SPANC, et d’informer ces usagers sur le fonctionnement de ces services publics. Chacun est donc invité à remplir le questionnaire en ligne et à faire parvenir le règlement de service et la grille tarifaire. France Libertés et ses partenaires ont, de leur coté, sollicité tous les SPANC en leur demandant les mêmes documents : règlement de service et grille tarifaire. Il n’y a pour le moment que 41 réponses, ce qui pose un réel problème de transparence. »

Conséquence de ce manque de transparence : les usagers ne sont pas très au fait du fonctionnement de ces SPANC.

« Les premiers témoignages démontrent que les usagers ont énormément de mal à connaitre précisément leurs obligations et leurs droits. Une propriétaire témoigne que sur sa facture apparait une redevance de frais de gestion alors qu’elle a investit seule dans son installation et qu’elle n’a jamais vu les contrôleurs. Elle a donc une dépense dont elle ne sait pas à quoi elle correspond. Et parmi les témoignages reçus, 45% affirment n’avoir pas reçu leur règlement de service alors que les collectivités ont obligation de le communiquer. »

L’objectif de cette Opération transparence est au final d’encourager ces services publics à s’harmoniser et à produire des contrôles qui rendraient les citoyens égaux et qui éviteraient les disparités sur tout le territoire. Les résultats de l’enquête sortiront courant mars 2016.

Pour aller plus loin :

[youtube]http://youtu.be/wEKFnCssnn0[/youtube]

 

 

 

François SARANO et le Programme requin blanc de Méditerranée

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Une  interview de François SARANO , cofondateur de Longitude 181, qui nous explique l’origine, les raisons, les difficultés et les développements prochains du programme Requin blanc Méditerranée, avec notamment une expédition prévue pour l’automne prochain près des côtes algériennes .

L’Esprit de Solitude de Jacqueline Kelen (La Renaissance du Livre)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

« L’Esprit de Solitude » de Jacqueline Kelen (La Renaissance du Livre) est un essai édité il y a une douzaine d’années, certes, mais qui, comme les grands crus, méritait de reposer dans la bibliothèque puis être tiré du rayonnage pour être goûté à sa juste valeur : celle d’un livre de Sagesse.

41TFAVSJDML__SL160_L’auteure explique d’emblée qu’il ne faut surtout pas confondre la solitude avec l’isolement et la difficulté de vivre. Que du contraire !

La solitude décrite par Jacqueline Kelen est un cheminement dans l’existence qui écarte les notions d’être délaissé, de manquer de chance, d’absence d’amour, pour faire place à de multiples floraisons : devenir soi, quelque peu libre et sans avoir recours de manière permanente à l’autre ou au regard de l’autre. C’est tant une rencontre avec soi-même, qu’un éveil.

Une très jolie et explicite comparaison vaut mieux que de longues explications concernant ce livre remarquable : la solitude, c’est comme un amandier qui, même seul et en temps de guerre, persiste à fleurir.

Lire ou relire cet ouvrage, c’est accepter que la solitude puisse acquérir ou développer des qualités et des vertus telles que le courage, la patience, l’endurance, la bienveillance et l’humilité.

« La solitude est bien une école de respect de l’autre et de maîtrise de soi », soutient Jacqueline Kelen.