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L’Equilibro, le changement climatique expliqué aux enfants

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© France Libertés

Le changement climatique et l’éducation à l’environnement à la Une de Monde Solidaire cette semaine, avec la Fondation France Libertés, et son directeur Emmanuel Poilane.

L’Equilibro, c’est un jeu qui vient d’être créer par la Fédération Léo Lagrange et la Fondation France Libertés afin de sensibiliser les enfants au changement climatique. Mais cela reste un sacré défi que d’aborder cette question ardue avec des enfants. Pourquoi avoir édité ce jeu ?

« C’est un sujet qui va intéresser l’Humanité dans les 10 prochaines années et comme les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain, il faut absolument qu’ils puissent comprendre ce qu’est le changement climatique et imaginer comment eux-mêmes ils peuvent contribuer à lutter contre ce phénomène. C’est pour çà que l’on a fait le choix d’utiliser la porte d’entrée de l’eau. Quand on parle de catastrophes climatiques, on parle de la montée des océans, donc de l’eau, de tsunamis, donc de l’eau… On parle de sécheresse, donc de l’absence d’eau. Au travers de tous ces éléments on peut facilement expliquer aux enfants quelles sont les conséquences du changement climatique. On a fait tout un travail pour leur partager du savoir, mais surtout pour leur demander de réfléchir à ce qu’est pour eux ce changement climatique. L’idée est aussi de les amener à imaginer comment ils peuvent agir pour être acteurs de la protection du climat, dès aujourd’hui. C’est un investissement sur le futur. »

© Les Petits Citoyens

Il n’est pas toujours évident de capter l’attention des enfants. L’Equilibro relève ce défi.

« C’est un grand puzzle de 36 pièces qui fait environ deux mètres, utilisable en intérieur ou en extérieur. On installe le puzzle avec une planète qui est abimée avec tous les fléaux que l’on rencontre aujourd’hui. Et au travers des questions de savoirs, d’actions, ou de partages d’idées, les enfants  vont, au fur et à mesure de leurs réponses, retourner les pièces du puzzle pour reconstituer petit à petit la terre saine. Au travers de cet exercice ils vont découvrir tout un tas de sujets et vont pouvoir construire leurs propres propositions. A la fin du jeu, ils les partagent sous forme de slogans pour interpeler les adultes qui les entourent et leur proposer un certains nombre de solutions. »

[vimeo]https://vimeo.com/131854282 [/vimeo]

« On est sur des questions à destination d’enfants de 6 à 12 ans environ. C’est par exemple « Quelle quantité d’eau vous avez dans le corps », pour qu’ils comprennent l’importance de la place de l’eau dans la vie… C’est aussi voir quel type d’action ils peuvent mener pour agir concrètement… planter un arbre, faire attention à économiser son eau… Et puis il y a des questions de connaissance générale sur l’évapotranspiration par exemple, qui les amènent à comprendre qu’un arbre transpire, qu’un lac transpire, et que c’est cette transpiration des éléments naturels qui entraine le cycle de l’eau. Il y a aussi des questions sur le traitement des déchets, sur les modes d’énergie, sur les grandes catastrophes climatiques…»

L’Equilibro n’est pas un jeu classique. Ici, pas d’équipes qui s’affrontent, mais plutôt une démarche collaborative.

« C’est un démarche coopérative car tous les groupes participent à l’amélioration de la planète. C’est un jeu pédagogique, destiné principalement aux écoles, aux centres de loisirs ou aux ludothèques. On peut y jouer de 8 à 32 enfants, avec des modes de jeux modulables qui permettent de faire une partie en 20 minutes ou en 3 heures, en fonction de ce que les adultes souhaitent. Ce jeu n’est pas fixé dans le temps. On le lance au moment de la COP21, pour faire entendre ces messages d’enfants à la Conférence. Mais on va le faire vivre dans les cinq années qui viennent car cela nous semble indispensable que les enfants s’emparent bien de cette question du changement climatique. »

La démarche participative est même poussée au-delà du jeu puisque les enfants sont amenés, au cours du jeu, à proposer des solutions qui seront soumises à la COP21.

« Ce que l’on recueille déjà au travers des slogans que l’on reçoit, c’est la clairvoyance des enfants. Par exemple, « pour protéger la planète, mangeons moins de viande… ». Derrière leurs messages, on voit qu’ils ont une compréhension de ce qu’est la complexité du système aujourd’hui… Quand on veut manger beaucoup de viande, il faut beaucoup de céréales pour nourrir les animaux. On est dans un processus de maximisation d’utilisation de la terre qui n’est pas forcément bon pour la planète. On voit qu’il faut retrouver une forme d’équilibre, une forme de sobriété, et les enfants sont sensibles à cette question de la sobriété. On l’est moins à l’âge adulte, et donc c’est intéressant aussi que les adultes entendent ce message de sobriété venu des enfants. »

Le jeu a été présenté il y a quelques mois,… Il a depuis été testé j’imagine dans les centres de loisirs… Il fait aujourd’hui son entrée dans les écoles, et notamment sur Paris.

« On a pu distribuer ce jeu dans 360 centres de loisirs en France, en partenariat avec la fédération Léo Lagrange, ce qui nous a permis de faire jouer 15000 enfants pendant l’été. On récupère actuellement les slogans, pour les mettre en forme et les rendre accessibles à nos dirigeants au moment de la COP 21. Actuellement on tisse un partenariat avec la Mairie de Paris et Eau de Paris, qui démarre début octobre, pour faire jouer une centaine d’écoles sur Paris. Cela va permettre aux enfants parisiens, qui vont accueillir la COP 21, de contribuer à un message porteur d’avenir pour la lutte contre le changement climatique. »

© Fédération Léo Lagrange
© Fédération Léo Lagrange

Pour aller plus loin :

[youtube]http://youtu.be/A8E2pxFk2q0[/youtube]

 

 

Les sciences participatives , ça motive !

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Plonger pour participer aux sciences, ça fait une différence !

Vincent MARAN , plongeur biologiste nous explique comment les sciences participatives mises en œuvre par des plongeurs et photographes sous-mains ont permis de constituer la base de connaissance des espèces sous -marines DORIS, reconnue par le Muséum d’Histoire Naturelle.

 

Popcorn Melody d’Émilie de Turckheim (Éd. Héloïse d’Ormesson)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

C’est avec un Indien ivre, qui s’effondra dans un vieux fauteuil de barbier installé devant la caisse d’un tout petit supermarché d’un bled du Midwest, que débute « Popcorn Melody », le roman d’Émilie de Turckheim paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson. L’homme saoul se mit à parler et demanda à Tom Elliott, le type du magasin, de lui écrire une chanson. Pas une chanson d’amour, mais une qui raconterait le travail à l’usine. Car, avec ses quatre années d’université, Elliott était plus célèbre pour ses haïkus que les rayons de son magasin à peine achalandé de cannettes, de rubans tue-mouches et de paquets de noix de cajou, mais, surtout pas de pop-corn dont une sorte de multinationale utilisait depuis de longues années sa figure de bambin pour orner ses sachets et en faire de la pub.

eho_emilie5nAlors, au fil des pages, ce fauteuil de barbier s’apparenta à un divan de psy ou celui occupé par les invités de Marc-Olivier Fogiel sur France 3. Le supermarché s’appela « Le Bonheur » et le fauteuil devint l’oreille de cette cité poussiéreuse du désert. Dans le fond, explique l’auteure, on y entrait pour vider son sac, pas pour le remplir.

Tout en buvant de la « pisse de coyote », à savoir un café infâme, Tom Elliott vit s’élever, juste en face de chez lui, un supermarché ultramoderne, « La Corne d’abondance ». On y vendait de tout, même et surtout du pop-corn fabriqué à quelques kilomètres dans l’usine qui, non seulement, broyait le maïs, mais aussi ses ouvriers.

Fleur, la vieille amie de Tom Elliott, une ancienne géologue qui vidait une bouteille de whisky par jour, lui dit : « Il faudrait être magnifiquement con pour continuer à faire ses courses, chez toi. » Longtemps, elle resta la seule cliente du « Bonheur » dont le patron menait un combat pour survivre, voire vivre, mais que pouvaient faire deux antiques ventilateurs au plafond face à la climatisation ?

Sous les allures d’une description burlesque et d’une situation à la Clochemerle, Émilie de Turckheim pointe du doigt des concepts humains d’une rare violence : l’anéantissement de la culture et de la population amérindiennes, et les rapports totalement opposés face à la consommation et au mode de vie imposés par les multinationales.

 

Quand la nuit porte conseil (26) : Les jours meilleurs et Savoir revivre

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

dj_ysozcyol_170x170-75C’est en écoutant « Les jours meilleurs » de Maxime Le Forestier que je me suis souvenu, qu’il y a quatre ans, j’avais consacré dans « Littérature sans Frontières » une chronique dévolue à l’ouvrage « mythique » de Jacques Massacrier « Savoir revivre », naguère édité chez Albin Michel puis réédité aux Éditions du Devin (http://savoir-revivre.coerrance.org/).

Pourquoi en reparler en cet été 2015 ? Parce que, compte tenu de la dégradation de plus en plus inquiétante de la qualité de notre environnement, et à l’approche d’une conférence parisienne vitale pour la sauvegarde de la planète, il n’est pas vain, selon moi, de se mobiliser tous azimuts et d’en profiter pour méditer sur les paroles quasiment « prophétiques » de l’auteur de cet ouvrage publié il y a quarante-deux ans !

000Ainsi, dans sa préface, Jacques Massacrier écrivait déjà :

« À quoi bon lancer des cris d’alarme contre la société de consommation et d’industrialisation, contre la pollution qui en résulte, si nous continuons à faire vivre les industries qui nous empoisonnent et épuisent les ressources naturelles de notre planète ! »

Alors, dans son ouvrage joliment illustré de dessins, on trouve des conseils et des recettes pour récupérer l’eau de pluie, élever un mur de briques, coudre des ourlets, bouturer, s’intéresser au bon voisinage des plantes, convenablement s’alimenter, cuisiner sans s’empoisonner, conserver des aliments frais, remplacer un carreau, préparer la terre du jardin, choisir de bonnes tisanes, faire une vinaigrette bio, observer les nuages et les vents pour prévoir le temps…

Quelle utopie ! s’exclameront les éternels sceptiques. Pourtant, chacun, à son rythme et à son échelle, peut apporter un geste pour bâtir un quotidien moins pollué.

 

073Réapprendre à vivre au contact de la nature, c’est la respecter et c’est un magnifique exemple donné aux générations futures.

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

 

 

Le Petit livre des Grands Personnages de l’Histoire de France de Catherine Zerdoun (Chêne)

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Part-Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Aux grands hommes la patrie reconnaissante », explique Catherine Zerdoun dans son « Petit livre des Grands Personnages de l’Histoire de France » (Éditions du Chêne) et qui en propose près de quatre-vingts de Vercingétorix à Charles de Gaulle, en passant par Clovis, Charlemagne, Jeanne d’Arc, Molière, Louis XIV, Voltaire, Marie-Antoinette, Napoléon Ier, Victor Hugo, Marie Curie…

61ui98aUkWL__SY344_BO1,204,203,200_Au-delà de la présentation classique desdits personnages, l’auteure pose des questions très pertinentes : « Que découvrit Champollion ? », « Quel fut le vrai nom de George Sand », « Comment Napoléon III devint-il empereur ? », « Quel roi de France fut le mécène de Léonard de Vinci ? », « Qui était ce barbier-chirurgien qui découvrit que les asticots de la mouche verte aidaient à cicatriser les plaies ? », « Que dire de la naissance en prison de la marquise de Maintenon, future épouse de Louis XIV ? »…

Et, ce qui fait le charme de cette publication, ce sont les illustrations d’images du XIXe siècle, naguère diffusées par le procédé de la chromolithographie.

Bref, une heureuse initiative éditoriale qui s’inscrit dans la transmission de destins exceptionnels, parfois méconnus.DSCF3231 facebookbiscopie - Copie copie - Copie

Quand la nuit porte conseil (25) : Joindre la gastronomie à l’érudition

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16 mai 2015ter copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

« Petits musées, grands artistes », telle est la nouvelle série que je vous présente à partir de ce numéro dans « Quand la nuit porte conseil ».

Une mise au point s’impose d’emblée : il n’y a absolument rien de péjoratif dans les termes « petits musées », mais, tout simplement, une réalité économique et urbanistique et non culturelle, dans la mesure où « petit » signifie bâtiment nettement réduit par rapport au Louvre à Paris, voire à Lens, aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique, au Prado madrilène, au British Museum…, donc, forcément moins d’œuvres à contempler. Ce qui n’empêche cependant pas, que les « petits musées » puissent recéler des trésors de l’Art.

XL La Malédiction  René Magritte 1963 bis
René Magritte, 1963.

Ma première étape nous emmène dans la capitale de l’Europe, un lieu souvent visité par les touristes français ou qui y habitent de manière professionnelle, 54 000 ayant même élu domicile dans la région bruxelloise, plus particulièrement à Ixelles. Assurément, une excellente occasion de visiter le Musée d’Ixelles (http://www.museedixelles.irisnet.be/) qui propose, jusqu’au 20 septembre 2015, une exposition sur le thème « Paysages de Belgique » avec des œuvres de James Ensor, Félicien Rops, René Magritte, Constant Permeke, Constantin Meunier…

XL Aristide Bruant  Toulouse-Lautrec  1892
Toulouse-Lautrec.

Les collections comptent quelque 10 000 œuvres de l’Art Nouveau, du réalisme, du symbolisme, de l’impressionnisme, du fauvisme, du surréalisme…, avec des Dürer, Rodin, Picasso, Miro… et, lors de ma visite, j’ai pu admirer Toulouse-Lautrec, Fernand Khnopff, Rik Wouters, « Le Christ apaisant la tempête » d’Ensor, « Les Belges ont faim » en 1915…, des œuvres qui font la richesse de cet espace culturel à dimension humaine et qui permettent de mieux appréhender le cheminement existentiel et artistique de leurs maîtres.

XL Le silence de la tombe  Julien Dillens 1896
Julien Dillens, 1896.

Tel Félicien Rops, peintre, dessinateur et illustrateur né en Belgique en 1833 et mort à Corbeil-Essonnes, soixante-cinq ans plus tard, qui, après une carrière bruxelloise, connut une carrière parisienne où il fréquenta Victor Hugo, Alphonse Daudet, Nadar…

XL Les Rochers des Grands Malades Près de Namur Félicien Rops 1876 bis
Félicien Rops, 1876.

Félicien Rops, membre des agathopèdes, c’est-à-dire une société qui joignait la gastronomie à l’érudition, déclara :

« Je tâche tout bêtement et tout simplement de rendre ce que je sens avec mes nerfs et ce que je vois, c’est là toute ma théorie artistique… »

À voir ou à revoir au Musée d’Ixelles, donc.

 

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

Tous nos noms de Dinaw Mengestu (Albin Michel)

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PGF avril 2015 - Copie (3) copie« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Dans le bus qui l’emmenait de son village à la capitale où il devait suivre des cours, un jeune homme décida de renoncer aux treize noms que ses parents lui avaient donnés. Surnommé le « Professeur » par son ami Isaac, ce dernier partit aux États-Unis en tant qu’étudiant, fut chaperonné par Helen, assistante sociale. Son dossier n’indiquait guère de renseignements, sauf qu’il était né en Afrique. Elle le trouvait gentil, qu’il parlait l’anglais « vieux jeu », comme Charles Dickens, et elle en tomba follement amoureuse.

Leur couple n’était pas très bien vu dans cette ville du Midwest. Pourquoi cachait-il des choses et mentait-il ?

9782226318121mDans le roman « Tous nos noms », Dinaw Mengestu, il s’agit d’un récit surprenant où l’auteur mêle la voix d’Isaac et d’Helen, l’Afrique et les États-Unis, l’amour et les désillusions, la mélancolie et la violence, l’amitié et le racisme…

La révélation de la vraie identité de cet Isaac a été amenée par petites touches et quelques propos distillés au fil des chapitres : « Le silence est différent quand on le partage, on oublie sa nature triste et solitaire. », « C’est dans la solitude que la souffrance s’épanouit. », « Toutes les désillusions ne sont pas forcément mauvaises. » et « Tant que vous faites de votre mieux, vous n’avez à vous excuser de rien. »Part-Editions

 

Quand la nuit porte conseil (24) : Bâtir pour des hommes, bâtir des hommes

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11056964_10206098411402391_210843509_n (2) - Copie copie2« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

À maintes reprises dans mes émissions et ouvrages, j’ai fait état du respect et de l’admiration que je voue aux artisans, plus spécialement aux Compagnons du Travail. Souvent, il était question de souligner des œuvres moyenâgeuses façonnées dans le bois, la pierre ou le métal, voire de vitraux qui ornent encore des édifices religieux et châteaux ou, également, des manuscrits enluminés.

Auderghem IMa récente rencontre avec l’un des lointains descendants de ces artisans exceptionnels, a conforté mon envie de témoigner de leur maîtrise de la matière inspirée par un savoir-faire ancestral. Ici, la main est bien guidée par l’esprit et la culture ouvrière est une culture sacrée qui fait partie du patrimoine depuis des siècles.

Il me plaît aussi de rappeler les propos d’Émile-le-Normand, Compagnon Passant Serrurier du Devoir : « Je bâtis pour les hommes, je bâtis avec les hommes et, ce qui se voit moins, en faisant cela, je bâtis des hommes. »

Auderghem GC’est donc dans ce merveilleux contexte que j’ai regardé le Compagnon Septy Bechou, fileur de verre, ouvrager une perle de verre à la flamme, dans le cadre magnifique de l’Abbaye du Rouge-Cloître située en Forêt de Soignes dans la capitale de l’Europe (www.espaceperles.be).

Auderghem LOutre la magique création de cette perle sous mes yeux, l’artisan se révéla être un conteur avide de partager son art : « Quand les hommes découvrirent le feu, ils voulurent l’apprivoiser, le dompter, le maîtriser, l’utiliser… Certes, le feu est aussi devenu sacré à leurs yeux, à l’image de la boule de feu qu’est le soleil, mais n’a-t-on pas tous une « flamme » en nous ? Cependant, tout l’art est de trouver l’équilibre entre l’esprit, le cœur et le geste. »

Dès lors, comment ne pas être en symbiose avec cette expression : « Le Compagnon n’exerce pas un métier, il est le métier. »

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

 

 

 

Le WWF dévoile notre véritable « Empreinte eau ! »

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emprunte eau france

Quel est notre véritable impact sur la ressource en eau ?

Pour répondre à cette question, le WWF, associé à l’Université de Twente aux Pays Bas, a publié un indicateur permettant à chacun de mesurer sa réelle consommation d’eau.

Avec cette « empreinte eau », le WWF souhaite nous faire prendre conscience de l’impact de nos modes de vie, des pressions que nos activités humaines font subir à la ressource vitale.

Toutes nos activités, quelles soient domestiques, industrielles ou agricoles, ont un effet non négligeable sur l’eau.  Car outre la part d’eau que l’on voit concrètement… celle que l’on boit ou dont on se sert pour irriguer ou se laver… il y a dans chaque produit que nous consommons des dizaines, des centaines, voir des milliers de litres d’eau utilisés.

Screenshot 2025 12 11 at 16 34 40 Doc357 L empreine eau de la France.pdfAinsi, le petit café du matin qui n’a l’air de rien ne représente pas moins de 140 litres d’eau. Car s’il y a le plan de café, qui l’a fallu cultiver, faire pousser, il a fallu aussi récolter ce café, le transporter, le transformer, l’emballer pour ensuite le mettre en vente et qu’enfin il se retrouve dans votre cafetière ou machine à expresso, qui à elle-même nécessité pas mal d’eau pour être fabriquée…

C’est donc toutes les étapes de fabrication de chaque produit qui est détaillé dans cet indicateur surprenant.

L empreine eau de la France.pdfOn y découvre, dans la même veine, qu’il faut 1600 litres d’eau pour produire 1kg de pain, 1000 litres pour 1 litre de lait, 10000 litres pour 1kg de coton, 1800 litres pour 1kg de sucre de canne, 2500 litres pour 1kg de riz, 15400 litres pour 1kg de viande de bœuf.

L’empreinte eau varie d’un pays à un autre et n’est pas de même nature selon que l’on se trouve en Europe ou en Asie par exemple.

Ainsi, en Chine, cette empreinte est de 700 mètres cubes par an par habitant. Et seulement 7% de cette empreinte en eau chinoise se trouve hors de la Chine. A l’inverse, le Japon, avec une empreinte de 1150 mètres cubes par an par habitant, a 65% de cette empreinte située en dehors de ses frontières…

Screenshot 2025 12 11 at 16 35 05 Doc357 L empreine eau de la France.pdfEn France, notre empreinte est de 1875 mètres cubes par an par habitant, dont 40% se trouve hors de France. Cette part est utilisée pour la fabrication de produits importés pour être consommés en France. Nous dépendons donc presque de moitié de l’étranger pour notre approvisionnement en eau.

36% de cette empreinte correspond à la consommation de viande, gourmande en eau via le maïs et le soja utilisés pour le bétail… Et 10% est due à la consommation de lait, notamment via les fourrages nécessaires au bétail.

Cette prise en compte de toutes les étapes de production d’un produit met en évidence la structure de l’économie mondiale, souligne le WWF. On s’aperçoit ainsi que beaucoup de pays ont externalisé sensiblement leur empreinte par l’importation des marchandises gourmandes en eau. Une tendance qui met la pression sur les ressources en eau dans les régions exportatrices, des régions où il y a souvent un manque de mécanismes de gouvernance de l’eau.

Les gouvernements, mais aussi les consommateurs, les commerçants et la société civile peuvent donc jouer un rôle afin qu’une meilleure gestion de la ressources en eau se dessine.

Pour aller plus loin :

Parc marin aux Caraïbes : la volonté locale au service des « bijoux vivants » !

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Une interview de Jean-Paul , responsable de SEAFARI Caraïbes qui nous parle de la création des parcs marins, grâce à des volontés locales et internationales, pour mettre en valeur et préserver les bijoux vivants que sont la faune et la flore sous-marines