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#71. Stéven Le Hyaric, au-delà des limites – Projet 666 étape 3 : ATACAMA

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Strorylific sur Fréquence Terre la Radio Nature

Stéven le Hyaric est un athlète et aventurier qui n’a de cesse de pousser ses limites aux 4 coins du globe. Aussi solide qu’hypersensible, il inspire par sa détermination et son humanité. Un message idéal pour commencer l’année et la nouvelle saison du podcast.
Il a récemment traversé le désert de l’Atacama dans le cadre de son projet 666 : 6 déserts – 6 continents – 6 mois, pour nous sensibiliser à sa façon au changement climatique et à la problématique de l’eau. Une conversation très détendue que j’ai énormément appréciée, j’espère que toi aussi !

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(c) Stéven le Hyaric

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Chapitres :
00:00:00 – Début
00:05:57 – explication de son tatouage
00:09:48 – le vélo depuis ses 5 ans : une bulle qui s’agrandit, et recherche d’autre chose
00:12:08 – sensibilité
00:14:24 – la pression du milieu de la course
00:16:48 – 666 : entre liberté et les contraintes qu’on s’impose
00:18:19 – la vulnérabilité et le contact avec les autres
00:18:58 – les témoignages de ses followers
00:22:23 – quand ton rêve devient notre rêve
00:22:39 – pourquoi partager l’aventure sur les réseaux sociaux
00:26:11 – athlètes handicapés inspirants
00:28:13 – après son parcours pro : Nepal et ONG
00:29:32 – les bidonvilles de Katmandou
00:31:42 – quand les enfants qui n’ont rien veulent tout donner
00:33:41 – l’apprentissage de la méditation Vipassana
00:38:03 – rencontre avec Matthieu Ricard
00:43:01 – alimentation, médicaments, santé mentale
00:43:54 – aventure extrême au Nepal pour se retrouver dans les limites
00:50:42 – Expédition « Rêve d’Himalaya »
00:55:26 – projet 666
00:56:15 – Namibie : réflexion sur les animaux et la peur
01:00:00 – les Himba
01:03:52 – 666 : le désert de GOBI en hiver
01:05:52 – chamanisme
01:10:27 – Gengis Khan
01:11:20 – quand on se demande ce qu’on f… là et moments de flow
01:15:09 – 666 : Atacama : dur dur dur
01:16:58 – altitude et chaleur
01:17:57 – Question de Valentine
01:22:10 – le message 666 : l’enjeu de l’eau, l’or de demain
01:23:53 – s’entraîner à affronter le changement climatique
01:24:52 – projet de montrer la beauté pour donner envie de sortir et protéger la nature
01:25:34 – se connecter à la nature pour cesser de l’agresser
01:26:05 – athlète et végétarien
01:28:07 – parenthèse belge…
01:29:13 – le premier prix au pays du surréalisme
01:31:58 – retour sur l’Atacama
01:33:01 – vive l’aventure en Europe
01:34:10 – retour sur la reconnexion à la nature
01:35:08 – l’émerveillement des enfants
01:37:09 – Question d’Amandine
01:40:07 – les douches au Nepal
01:41:54 – les capacités mentales dans le chaud et le froid
01:42:08 – le froid sur le Baïkal : surtout ne pas transpirer
01:43:19 – Mike Horn
01:45:41 – Atacama, l’arrivée
01:47:06 – essayer de ne pas avoir d’attente en s’exposant publiquement
01:49:16 – Il y a du changement dans l’air pour 2024…
01:51:14 – le toujours plus ou être heureux et sans histoire ?
01:51:57 – « Qu’est-ce que tu as à prouver ? »
01:54:24 – le succès dont tu es le plus fier
01:56:15 – réussir, c’est faire.
01:59:51 – la petite voix intérieure qui juge
02:00:32 – … et celle qui répond !
02:01:16 – que dirais-tu à ton alter ego de 5 ans ?
02:04:59 – Sylvain Tesson
02:06:45 – l’erreur
02:06:58 – quand le tigre de feu monte au créneau
02:10:28 – être gentil, force ou faiblesse ?
02:12:55 – les ingrédients pour vivre ses rêves
02:14:26 – « c’est un truc de gentils, l’émerveillement »
02:15:19 – la citation : René Char
02:22:13 – son actu
02:25:44 – réseaux sociaux


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[EXTRAIT] 71. Stéven le Hyaric – projet 666 – ATACAMA

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Strorylific sur Fréquence Terre la Radio Nature

Une belle intro à une personnalité qui l’est tout autant. Besoin de récits d’aventure qui te feront pousser des ailes ? Avec Stéven et son projet 666 tu es au bon endroit. Petit aperçu de ce cycliste hors norme dans cet extrait.
Ecouter l’épisode complet: RDV au # 71

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(c) Steven Le Hyaric et photographes : voir page de l’épisode.

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Bifurquons ! – Ep.7 – Donner des Droits à la nature et à l’Océan !

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Septième opus de cette série : Bifurquons, qui vise à emprunter un nouveau chemin face aux multiples crises parallèles, qu’elles soient économiques, politique, écologique, climatique, sociale, internationale. Nous avons pu observer que les solutions pratiques ne manquent pas mais que ce sont nos décisions, nos comportements, , notre absence de prise en compte du vivant dont nous faisons partie qui sont les problèmes, en raison des modèles politiques, économiques et juridiques qui structurent notre société .

Et  au niveau juridique , la question se pose : faut -il donner des Droits à la nature ? donner des droits à l’Océan ? Et le peut-on ? car il s’agit de changer de regard sur le vivant.

Historiquement le droit est issu du droit romain qui visait à gérer la possession ou propriété des objets. D’ailleurs le droit s’est constitué avec d’une part des sujets de droit et des objets de droit. Pour les sujets de droit, ils sont les seuls à détenir une personnalité juridique avec droit propres (droit d’être, de penser, de faire, d’agir en son nom propre…) et des obligations.
Jusqu’à présent, les sujets de droit étaient les humains. Et encore pas tous, les femmes, les enfants et les personnes de couleur n’ont rejoint les sujets de droit que tardivement. L’abolition de l’esclavage et donc les personnes de couleur devenant des sujets de droit aux Etats-Unis date de 1865 seulement.

Et en dehors des humains, les autres sujets de droit sont les personnes morales c’est a dire les entités fictives créées que sont les associations, les entreprises commerciales, les organisations répondant à un statut de personne morale.

Nous avons donc posé des droits propres que sur l’humain et sur ses constructions organisationnelles et collectives. Le reste est objet de droit. Et un objet de droit, tel que la nature, les êtres non humains, les milieux naturels, est susceptible d’être approprié par un sujet de droit.  Son propriétaire, selon la législation du pays, peut en faire ce qu’il veut.

Pourquoi les êtres vivants, les espèces et les écosystèmes qui en sont composés ne pourraient pas jouir d’une personnalité et lui reconnaitre des droits propres, et au premier chef, celui d’exister ?

C’est la question posée depuis quelques années par des ONG de protection, des avocats, des politiques. Avec des débuts de mise en œuvre dans quelques pays tels que l’Equateur, la Nouvelle-Zélande, l’équateur et plus près de nous l’Espagne.

Qu’est ce que cela change d’avoir le statut de sujet de droit et d’avoir une personne juridique ? Cela permet, comme ça le permet aux entreprises et à vous par exemple, d’aller en justice, de se défendre, de s’exprimer par l’intermédiaire de porte-paroles, par exemple lors d’un procès. Pour l’instant, si un écosystème ou une espèce sont mis en danger, n’étant pas sujets de droit, aucune action légale tant qu’aucun sujet de droit n’est atteint n’est possible, hormis quelques exceptions à la marge précisément dans les droits de l’environnement qui se créent sous la pression de la société civile par exemple, droits qui restent des petits pas qui sont soit symboliques ou peu appliqués, comme la reconnaissance du préjudice écologique dans des conditions à apprécier.

Est-il réaliste de donner des droits à la nature ?

Tout d’abord, revenons aux bases de notre société : la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Alors qu’il y a toujours esclavage dans les colonies, que les femmes n’ont pas les mêmes droits que leur maris, que les enfants sont subordonnés totalement, on a défini les droits naturels de l’homme dont la liberté, et la propriété individuelle. Ce faisant, la protection du collectif ou des communs a été reléguée au second plan, mais également l’ensemble du vivant non humain. Sur ces principes ; compétition et valorisation de l’individu se sont instaurées, au détriment de la protection du collectif, des communs. On y a ajouté comme sujets ayant des droits identiques à des humains les entreprises, constructions juridiques avec des droits propres dont on voit aujourd’hui les dérives. Car les entreprises ne sont pas un collectif qui a pour but la protection de ses membres. Elles réalisent des profits et les répartissent inégalement entre dirigeants, actionnaires, employés avec des écarts de l’ordre de 120 fois entre le PDG d’une multinationale et un employé de base. Cet écart croissant abyssal creusé au fil du temps nous amène aujourd’hui à une transformation de la société qui permet l’accaparement par une petite minorité ni solidaire de ses employés, ni du reste du monde. Ces entreprises ont acquis un tel pouvoir que les rapports de force sont inversés : elles s‘imposent en exploitant les espoirs, mais aussi les ambitions politiques, les vides juridiques,  le manque de courage politique, l’absence de régulation économique , et surtout l’absence de suffisante des droits humains et de ceux de nos communs naturels  qui a permis une exploitation à outrance de l’environnement ,  un environnement qui comprend la lithosphère mais aussi l’ensemble du vivant non humain . Résultat : nous sommes aujourd‘hui, maintenant en train de compromettre la vie sur terre.

Si on s’accorde sur l’idée que les humains font partie de la communauté du vivant, et que celle-ci ne soit pas plus exploitée au profit de quelques-uns, mais qu’elle devienne le foyer commun dans lequel nous pourrons vivre, nous devons changer de modèles : ni capitalisme, ni communisme, ni fascisme ou régime autoritaire… qui ne sont pas des fatalités. Il y a d’autres modèles à mettre en place et nous en avons l’intelligence.   Pour cela il faut modifier en profondeur l’expression du pouvoir, en mettant la pollution, un terme à l’exploitation, l’extraction, en garantissant des droits aux laisser pour compte : l’ensemble du vivant non humain.

Est-ce facile ? Non, c’est un basculement historique. La modification du droit de l’environnement actuel est nécessaire mais ne suffira pas. Un statut juridique pour le vivant est une des solutions pour la pérennité de vie aquatique et terrestre.

Une nouvelle révolution doit avoir lieu : nous ne sommes plus au-dessus du vivant, mais au sein de la communauté du vivant. Nous ne sommes pas « maitres et possesseurs de la nature » n’en déplaise à Descartes.

Réconcilier l’humain et le vivant, l’humain et notre planète, l’humain avec lui-même, va nous demander l’effort suivant : que les modèles et systèmes politiques, économiques et juridiques fassent la promotion des comportements qui contribuent au bien être de la communauté du vivant, humains et non humains. C’est à ce prix qu’est notre survie.

Bifurquons ! – Ep.6 – Changer de modèle : rendre impossible ce qui n’est pas souhaitable !

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Sixième opus de cette série : Bifurquons, qui vise à emprunter un nouveau chemin face aux multiples crises parallèles, qu’elles soient économiques, politique, écologique, climatique, sociale, internationale. Nous avons pu observer que les solutions pratiques ne manquent pas mais que ce sont nos décisions, nos comportements, nos modèles d’existence, notre absence de prise en compte du vivant dont nous faisons partie qui sont les problèmes.

Et justement nos modèles, qu’ils soient politiques, économiques, sociaux, ou industriels sont pour la majorité d’entre eux, liés à des techniques présentées comme des solutions toujours adéquates. L’idéologie moderniste nous a enfermés dans la croyance qu’aucun problème ne demeure bien longtemps sans solution technique. Et comme l’écrit Nicolas MARJAULT dans son excellent livre « Bassines, la guerre de l’eau », nous nous enferrons dans une lutte sans fin visant à rendre possible ce qui n’est pas souhaitable, à utiliser la technique avant tout comme outil magique pour résoudre ce qui est incompatible avec nos modèles de croissance, et conserver envers et contre tout ce qui n’est pas souhaitable pour le bien commun du vivant.

Un exemple : La croissance économique et l’empreinte écologique du PIB. Ils sont antinomiques. On appelle à la rescousse l’innovation. Mais bien souvent, les techniques qui permettent d’affronter les problèmes sont parties prenantes des causes qui génèrent ces mêmes problèmes dans un cercle vicieux qui mène à l’effondrement.

Dans le cas de l’océan, et pour exemple celui de la surpêche, on aura dans un premier temps ratissé les fonds et côtes les plus proches avec des moyens de pêche destructeurs. Dès lors, on cherche à sauver le système productif ou plutôt extractif en poussant plus loin l’aventure. Avec des innovations et des techniques qui permettent d’aller plus loin, plus profond, de détecter tout banc de poisson à distance, pour continuer à creuser la pénurie de poisson jusqu’à l’effondrement. On rend possible ce qui n’est pas souhaitable : un effondrement de la biodiversité, des populations de poissons.

Que cherche t- on ? Des hauts rendements de court terme et des valeurs ajoutées coûte que coûte. On imagine pouvoir s’extraire des contraintes du milieu océanique, de sa biodiversité en façonnant à sa guise les moyens d’intervention. En gros, on rêve, après avoir pris connaissance des méfaits de plusieurs décennies d’aveuglement, d’une meilleure expérience des méfaits futurs avec la technique au service d’une croissance économique affranchie des limites planétaires, dont l’effondrement de la biodiversité, le réchauffement du climat par exemple.

Notre inventivité n’a pas de bornes pour rendre possible ce qui n’est pas souhaitable. Et on peut multiplier les exemples : exploration pétrolière délétère pour assouvir la soif d’énergie carbonée, exploration et extraction de minerai, ingénierie agricole au service de l’agriculture intensive, etc…

Cela ferait rire si ce n’était pas si révélateur de notre folie :  si les vaches d’élevage intensif, en nombre suite à notre consommation effrénée de viande, génèrent du méthane, si elles pètent, eh bien utilisons un composé synthétique pour inhiber l’enzyme responsable du dégagement de méthane. Mais surtout ne changeons rien, continuons de consommer.

Qu’on ne se méprenne pas. Je ne tire pas ici à boulet rouge sur toutes les innovations scientifiques ou techniques, ce que je questionne ce sont ces innovations qui doivent nous permettre de transitionner vers une société décarbonée, et résiliente aux effondrements des écosystèmes en cours.

Très clairement, le capitalisme financier ne veut pas évoluer, ni changer. Il ne souhaite en aucun cas changer de système de production, de baisser un rendement ou diminuer une valeur ajoutée financière. Il continue une démarche jusqu’au-boutiste, qui mènera à sa destruction  et surtout à la nôtre,  en faisant usage de toutes les techniques pour maintenir ce qui n’est pas souhaitable, dans une communication astucieuse du «mieux » apportée par une nouvelle  solution technique qui ne change pas d’objectif : l’accumulation de richesse sans contraintes des limites planétaires avec une répartition en faveur des happy few laissant des miettes et des conséquences inattendues souvent prévisibles aux masses consommatrices leurrées par ces modèles politiques et financiers .

Le capitalisme industriel et financier procure un enrichissement à quelques-uns aux détriments de tous, vivant, humains et non humains.

Pourtant d’autres voies existent : reprenons les quelques exemples précédents :

  • La surpêche : moins de bateaux monstrueux, plus de pêche artisanale concertée et respectueuse des contraintes biologiques du milieu marin, plus d’emplois, plus de résilience
  • La décarbonation des productions agricoles : elle passe d ‘abord par une consommation raisonnée de viande et non une croissance exponentielle des cheptels d’élevage
  • L’exploration pétrolière : ses moyens ne seraient-ils pas plus habilement orientés vers la mise en place d’énergies renouvelables.

Les alternatives crédibles sont possibles. Les prises de consciences en sont freinées par des discours qui évitent de remettre en cause les modèles existants, alors que les avancées dépendent des priorités que l’on se donnent.

Regardons la biosphère autrement, retrouvons notre juste place dans l’écosystème terrestre.

Changeons de regard : un stock halieutique n’est pas une masse de poissons à exploiter, un sol mis en culture n’est pas une réserve de carbone et d’éléments nutritifs, une forêt n’est pas un stockage de carbone à conserver ou à exploiter.

Changeons nos modèles politique, économique, juridique et sociétaux.

Regardons le monde sous un autre angle pour pouvoir y vivre et non y survivre.

Bifurquons.

 

Récifs artificiels ou habitats artificiels ?

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Bonjour,

avec moi aujourd’hui Sylvain Pioch qui est un spécialiste des récifs artificiels.

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur les récifs artificiels ainsi que sur la différence avec les habitats artificiels ? Alors les récifs en fait servent de support à la faune et à la flore et dès lors qu’on va essayer de déterminer plus précisément quel type d’espèce on veut développer, on va parler préférentiellement d’habitats. La différence serait la dimension d’objectif, donc de performance. Avec les habitats artificiels, on va s’intéresser soit à une espèce cible, soit à un cortège d’espèces cibles en général. Et dans le cas des récifs, on ne va pas fixer d’objectif d’espèce, on va simplement fixer un objectif de non-pollution avec le milieu naturel. C’est ce qu’on voit avec l’immersion de rails, l’immersion d’épaves un petit peu partout dans le monde pour la plongée en bouteille.

Qu’est-ce qu’on peut en faire de ces habitats artificiels ? Aujourd’hui très clairement, ils servent à la restauration des milieux naturels puisqu’ils sont largement utilisés dans les zones coralliennes par exemple ou en Méditerranée dans les zones qui ont été détruites par des aménagements côtiers ou par des pollutions. Ils peuvent servir également à des loisirs à travers la découverte de fonds marins qui sont reconstitués.

Est-ce qu’on peut imaginer une exploitation en termes d’aquaculture par exemple ? C’est l’origine des récifs artificiels puisqu’ils sont nés au Japon au XVIIe siècle. Leur objectif était très clairement de servir de zones d’aquaculture extensive dans des baies à proximité des villages de pêche où les fonds étaient aménagés pour que des poissons naturels viennent préférentiellement s’installer. Et puis en parallèle, plus proche des baies, se développait une pêche beaucoup plus gérée puisqu’on a installé et équipé les fonds de structures qui permettent l’accueil d’espèces et donc d’éviter un écroulement des stocks par une surexploitation. On dit souvent d’ailleurs que les récifs sont le premier outil de gestion des stocks de poissons car ils introduisent chez les pêcheurs une connaissance et les limites d’exploitation.

Alors en France, on en est où aujourd’hui ? Le premier projet a été immergé en 1968 au large de Palavas-les-Flots avec un aboutissement sur les récifs de Marseille dans la baie du Prado qui sont un des plus gros projets français  et qui a amorcé le passage à des récifs de deuxième génération qui s’attachent beaucoup plus à reproduire des habitats naturels.

 

Le secret de beauté et de grâce des raies Manta enfin révélé…

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Bonjour,

pour les inconditionnels de cette chronique, vous aurez remarqué mon attachement et mon admiration pour ces créatures marines dont je vous parle régulièrement, les Raies Manta. J’en ai été émerveillé depuis longtemps, j’ai cherché à les approcher en plongée le plus souvent qu’il m’a été permis, et elles m’ont donné par leur rencontre des joies que je ne soupçonnais pas.

De nombreuses raisons plaident à mon admiration, mais l’une d’elles est évidente pour chacun. Le vol majestueux, gracile, enchanteur, des raies et des Raies Manta en particulier, participe à la beauté du monde sauvage, et à l’enchantement créé pour celui qui les côtoie sous l’eau ou qui les admire en vidéo. Ce déplacement gracile, je me suis très vite rendu compte qu’il était très, très particulier et qu’on n’en avait rencontré guère ailleurs sous la même forme. Il faut dire que la Raie Manta offre un spectacle éblouissant. Elle ne nage pas, elle vole. Ses nageoires sont des ailes, son aisance est incroyable.

Et je me suis demandé comment elle faisait pour réaliser ces mouvements d’aile, comment son déplacement si fluide lui permettait de gérer l’énergie nécessaire à de tels mouvements. Et j’ai trouvé l’explication dans l’analyse faite par un scientifique allemand, Leif Knize, qui a établi un principe breveté sous le nom de l’effet d’aile de raie. En observant le mouvement de l’aile de la Raie Manta, puis en le reproduisant, ce scientifique a découvert que le mouvement imprimé par l’aile, et donc la pression hydraulique, se déploie par le jeu des articulations au reste du corps. Ce qui explique la beauté de ces gestes, la beauté de ces mouvements si graciles et que nous trouvons si beaux.

Car la raie, tout comme le requin, n’a pas de squelette composée d’os ou d’arêtes. Ce sont des poissons cartilagineux. Le squelette est fait de cartilage d’une souplesse inégalable. Une souplesse qui permet une efficacité optimale de canalisation de l’énergie hydraulique. Et qui minimise les perturbations, les turbulences hydrauliques autour de son corps. Si cette caractéristique est d’ores et déjà copiée à des fins industrielles par la mise au point de robots marins d’exploration, c’est surtout dans le domaine de l’esthétique que la Raie Manta nous apporte ses secrets. En design, elle inspire nos contemporains, en bijouterie ou dans l’ameublement.

Je suis persuadé que les formes de la Raie Manta cachent d’autres secrets. A l’heure où je vous parle, l’une d’entre elles, taillée dans un bois clair, se balance au-dessus de ma tête. Au gré des mouvements d’air. Que les Raies Manta vous tiennent, comme moi, en joie.

Les aires marines dites « protégées » ne le sont pas assez !

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Les aires marines « protégées »  le sont-elles ? existent- ils des aires marines protégées vraiment protégées et des aires marines protégées non protégées ? A découvrir dans cette chronique qui récapitule l’état des lieux au niveau mondial et français , ainsi que les solutions pour parvenir à des critères de protection qui aient du sens, et qui ne soient pas mensongers.

D.KRUPKA

www.longitude181.org

Requins et Loups, frères d’effroi?

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Les grands prédateurs tels que le requin et le loup jouent un rôle crucial dans les écosystèmes marins et terrestres. Malheureusement, entre délit de sale gueule, mauvaise réputation historique, ils font face à de nombreuses menaces. Pourquoi protéger ces espèces emblématiques ? Pourquoi sont ils les mal-aimés de nos sociétés humaines? Quelles paramètres jouent sur cette propension a vouloir exterminer des espèces non humaines? Qu’est ce qui nous dérange vraiment ?  Des éléments de réponse à découvrir dans cette chronique.

www.longitude181.org

#69. Frédéric Tardieu, Sulubaai : l’aventure autre d’une île des Philippines

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Strorylific sur Fréquence Terre la Radio Nature

Frédéric Tardieu est une personnalité comme je les aime : sans limite. Inutile de lui dire que c’est impossible : vous risquez juste de l’intéresser.

Ayant eu « plusieurs vies » via ses passions et métiers, il a aterri sur une minuscule île des Philippines où il comptait bien être le roi de ce confetti. Jusqu’à ce que la réalité s’impose à lui : ce ne serait pas une retraite paradisiaque, ce serait une mission. Celle de faire revivre la biodiversité tellement malmenée dans cet endroit déforesté au-dessus de la surface, et aux récifs coralliens dynamités et empoisonnés en-dessous. Bref, pas vraiment la carte postale.

Comme retrousser ses manches est la spécialité de Frédéric (c’est plutôt avec le fait de les baisser qu’il a du mal), il avait trouvé un défi à sa taille, qui continue à l’inspirer chaque jour.

C’est cette merveilleuse histoire d’une vie au bout du monde, d’une personne comme nous, qui n’a d’exceptionnelle que sa volonté, sa bonté, sa générosité et les étoiles qu’il a dans les yeux quand il parle de sa fondation.

Bref, comme j’essaie de te le montrer à chaque épisode : cela pourrait être toi. Les grands destins ne viennent pas de personnes exceptionnelles, plus douées, plus chanceuses ou plus riches. Ils viennent d’un appel auquel on répond sans jamais rien lâcher.
Envie de voir ce que le commun des mortels peut accomplir ? C’est par ici. Et tu vas voir : ce genre de destin en inspire d’autres.

VOIR LE FILM BLUE QUEST PALAWAN avec FREDERIC TARDIEU et le rencontrer : direction le 25e Salon de la Plongée à Paris 11-14/01/24

Plus d’épisodes en mode plongée ? C’est par ici

AUTRES EPISODES cités pendant la conversation :

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(c) Frédéric Tardieu

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Chapitres :
00:00:00 – Début
00:05:14 – explication du nom Sulubaai
00:06:10 – l’étonnant parcours de F’rédéric Tardieu
00:06:20 – la question d’Amandine
00:08:31 – l’utopie
00:10:20 – faire le bilan et se demander à quoi on a servi
00:14:57 – la corruption
00:17:24 – état de l’ile à l’arrivée
00:22:14 – création de la fondation
00:23:56 – nettoyer et replanter
00:30:18 – le petit Mowgli
00:31:14 – la question de Valentine
00:32:26 – le corail des Philippines
00:51:44 – arrivée des bruits nocturnes dans l’enregistrement…
00:54:04 – les résultats aujourd’hui
00:54:30 – investissements privés : le club des 5
00:55:09 – le film The Blue Quest Palawan
00:59:59 – Laurent Ballesta
01:01:37 – limule et Alien
01:03:30 – les sponsors, les bénévoles
01:06:55 – Bike4Ocean
01:11:57 – l’objet indispensable (ou pas!)
01:14:08 – l’échec fondateur
01:14:20 – never give up
01:16:11 – sa recette pour ne jamais abandonner
01:18:42 – la surpêche
01:19:25 – la nature est notre meilleure alliée : les aires marines protégées
01:21:44 – débit de fuite késako
01:22:28 – le succès qu’il préfère
01:24:50 – conseil à toi plus jeune
01:28:17 – quelle personnalité historique ou non aimerais-tu rencontrer ?
01:29:09 – les ingrédients pr vivre ses rêves
01:30:42 – la citation qui l’inspire
01:32:45 – comment vous soutenir


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Utiliser son pouvoir de consommateur

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Dans les océans, la situation est alarmante. Une grande variété d’espèces marines étant menacées par la surpêche, le changement climatique, les espèces envahissantes, l’urbanisation du littoral et la pollution. La surpêche particulièrement menace les océans. Les stocks de poissons sont en régression constante et on estime à 80% les stocks de poissons qui sont en déclin ou qui n’ont plus la capacité de se renouveler.

Une des actions que nous pouvons faire est l’éco-consommation, c’est-à-dire le choix approprié des espèces de poissons que nous consommons. Comment choisir ces poissons et ces produits de la mer ?

Quelques conseils. Tout d’abord, évitons les poissons d’élevage. Les poissons d’élevage sont la plupart du temps carnivores et ils sont nourris à base de farine et d’huile de poissons sauvages pêchés de manière industrielle et qui conduisent à l’équation suivante. Pour 1 kg de poissons d’aquaculture, c’est 4 kg de poissons provenant des océans qui sont pêchés afin de les nourrir. C’est donc un levier extrêmement important pour la disparition des espèces et de la biodiversité marine. Deuxième conseil, achetez donc localement. Vous avez une chance plus élevée de soutenir les communautés de pêcheurs artisanaux. Cela vous permet de manger du poisson frais et d’éviter les produits transformés qui sont transportés sur de longues distances avec donc plus de carburant et qui sont préjudiciables à l’environnement. Préférez de loin les huîtres, les moules, les palourdes ou les poissons venant de la chaîne alimentaire la plus basse tels que les harengs ou les maquereaux  et qui ne sont pas concernés par les menaces pesant actuellement sur la biodiversité marine. Évitez les poissons de grand fond, empereurs, grenadiers, sabres, flétans, sébastes, lingues qui ont besoin de temps pour pouvoir se reproduire alors que leurs stocks sont au plus bas. Évitez de consommer les grands prédateurs qui concentrent dans leurs écailles cocktails de polluants que nous déversons dans les mers. Évitez les requins également, aujourd’hui menacés, détruits de manière massive et que nous consommons sous forme d’appellations de saumonettes. Évitez enfin les pêches irresponsables telles que le chalut de fond. Et enfin, fuyez les appellations marketing telles que bars sauvages ou poissons de source marine qui cherchent juste à troubler le consommateur. Enfin, sachez que de nombreuses espèces à croissance lente aujourd’hui sont menacées. Il en est ainsi du saumon, du thon, du cabillaud, du merlu, de la lotte, du bar, de l’empereur, du flétan, de l’aiglefin, du carrelet, de la sole, des raies, de l’espadon. Si vous êtes perdu, sachez qu’il existe de nombreux guides d’éco-consommation réalisés par les associations de protection de la mer qui vous permettront de faire les bons choix. Je vous renvoie à leur site web respectif pour trouver l’information nécessaire à un achat responsable.

N’oubliez pas enfin de choisir des poissons issus d’une pêche responsable. Évitez les poissons chalutés et privilégiez plutôt les poissons pêchés à la ligne. Alors ça y est, vous êtes prêts, vous avez compris ? Si je vous propose un bar de ligne, un bar d’aquaculture, un bar sauvage, un bar de chalut ou un bar de source marine, lequel choisissez-vous ? C’est le bar de ligne, car il est sauvage et issu d’une méthode de pêche responsable.

Bon appétit et à bientôt !