additif monoglutamate monosodique : à quand le scandale ?

Additif monoglutamate monosodique : à quand le scandale ?

Vous en mangez peut-être beaucoup depuis des années sans le savoir et sans vous en inquiéter : le monoglutamate monosodique est en effet un additif alimentaire de plus en plus présent dans nos assiettes.

Qu’est-ce que le monoglutamate monosodique ?

Egalement appelé monoglutamate de sodium, il se cache sous l’appellation E 621. On le trouve dans les plats préparés, bouillons de légumes même bio, soupes en poudre, chips, pâtisseries, épices, plats préparés etc, la liste est longue. On en trouve également en vente libre dans de gros sachets dans les boutiques asiatiques. C’est que les chinois l’utilisent énormément dans leur cuisine. Le monoglutamate est un exhausteur de goût, cela signifie que sans modifier le goût des aliments, ils accroît l’intensité de la perception olfacto-gustative. Il est extrait chimiquement du gluten des céréales. Dans le corps humain, c’est un acide aminé utilisé par le système nerveux.

Historique et controverses

D’après le site wikipédia, il a été produit pour la première fois au Japon en 1908 par le professeur Ikeda. Aujourd’hui, il est utilisé et autorisé partout dans le monde. Aucun organisme de contrôle ne le considère dangereux, même s’il a été impliqué dans ce que l’on a appelé le « syndrome chinois ». Des symptômes allant des palpitations au syndrome de Quick en passant par des crises d’asthme après avoir mangé dans un restaurant chinois. Le lien n’a jamais été formellement prouvé et au mieux, on parle d’allergie alimentaire. Néanmoins, dès 1957, des études menées par les docteurs Lucas et Newhouse ont mis en évidence sa toxicité. La couche interne de la rétine de souris nouveau-nées nourries avec du glutamate étaient détruites. Une bonne dizaine d’années plus tard, en 1969, un autre chercheur a découvert que cette destruction ne concernait pas seulement la rétine, mais le cerveau tout entier !

Lien avec l’obésité et les maladies neurodégénératives

Enfin, son lien avec l’obésité n’est pas un secret, puisque de nombreux laboratoires utilisent le glutamate monosodique pour obtenir des rats…obèses ! En ce moment, une campagne de publicité d’une grande enseigne de grande surface vante le prix d’un de ses produits, des biscuits apéritifs avec un autre argument de vente : sans monoglutamate. Serait-ce un aveu caché ?

Des chercheurs américains affirment que le glutamate serait une bombe moléculaire à retardement : l’ingestion d’excito-toxines contenues dans les aliments, pourraient expliquer l’apparition de maladies dégénératives du cerveau, comme Alzheimer, Parkinson, Charcot ou Huntington…

Comment l’éviter et ses nombreuses appellations cachées

Que faire pour éviter une exposition trop importante ? Sans doute éviter de manger chinois, à moins que ce ne soit chez soi. Encore une fois, bien lire les étiquettes et traquer ce E621. Mais pas seulement par le GMS se cache sous des dizaines d’appellations dont : protéine végétale hydrolysée, monopotassium glutamate, acide glutamique ou, plus subtile, plus difficile à identifier,caséinate de calcium, maltodextrine, extrait solide de lait, extrait de levure, farine de soja, extrait de malt,levure autolysée, gélatine alimentaire, aginomoto, natural meat tenderizer, et d’autres encore…

Pour aller plus loin

Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille l’excellent article complet de Bernadette Gilbert de cuisine en santé , l’une des sources informatives de cette chronique.

Réglementation en Europe

Dans l’Union européenne, ces additifs ou exhausteurs de goût ne sont pas autorisés dans le lait, les huiles et émulsion de graisse, les pâtes, le cacao et les produits chocolatés et les jus de fruits. L’UE n’a pas encore publié d’information officielle NOAEL (no observable adverse effect level) sur les effets du glutamate. Des experts ont noté que de fortes doses de 147 g/jour ne produisent pas d’effets secondaires notables chez des hommes sur 30 jours (homme de 70 kg, donc 2,1 g/kg de masse corporelle).

Addictivité du glutamate monosodique

Le glutamate monosodique peut entraîner un comportement addictif

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